Amandine la filmovore

Amandine la filmovore

Etudiante en journalisme à Aix, je suis la cinéphile du groupe. Les films n'auront plus de secret pour vous car je vous offre les clés. Direction le 7e art.

Ça teste

Colde, le club sandwich qui ravira vos midis aixois

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A deux pas de la place Richelme, Colde s’est imposé comme le QG des amoureux du triangle. Attention, rien à voir avec les habituels sandwiches industriels bourrés de mie. Chez Colde, tout est frais et fait maison. Les producteurs régionaux sont mis à contribution et les fruits et légumes sont de saison.

Derrière ce concept qui a vu le jour en novembre dernier, Pauline et Thomas s’imposent en précurseurs. « A Aix, il y avait beaucoup de bagels, hotdogs et burgers, mais pas de clubs. » explique Pauline « On voulait un endroit où on pouvait manger sain, pas cher, rapidement et avec un service à table. » Ancienne commerçante aixoise, Pauline rêvait d’un lieu accessible où s’installer pendant la pause déjeuner.

Côté nourriture, la carte présente six clubs différents en plus du sandwich de la semaine. Entre trois tranches de pain parfaitement toastées, la garniture est généreuse. En accompagnement, le choix se fait entre un bol de chips, une salade verte ou une soupe. J’ai opté pour le deuxième, au poulet ainsi que les pommes de terre croustillantes. Accompagnés d’un verre de citronnade maison, le tout revient à 10€.
Pour un déjeuner plus healthy, les salades sur-mesure ne sont pas en reste et permettent de s’adapter à tous les goûts. Je ne peux que vous recommander de sélectionner le poulet, dont la marinade est concoctée par les soins de Thomas. Un régal.

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Pour les plus gourmands, Colde propose des clubs sucrés (Nutella, confiture ou encore beurre de cacahuètes) ainsi que des gâteaux à la tranche, toujours fait maison.

Si vous avez envie de manger un bout tout en restant à l’abri des rues grouillantes d’Aix, l’ambiance cool et branchée de Colde saura vous rassasier.

Colde se trouve 9 rue Laurent Fauchier, sur place ou à emporter.

Place du 7ème art

Aix : 3 films pour trembler à Halloween

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Contrairement à ce que pourraient laisser croire le ciel bleu et le soleil aveuglant qu’offre ce mois d’octobre, nous sommes bien en automne. Et qui dit automne, dit Halloween et sa myriade de films d’horreurs. Gardez les yeux bien ouverts car voici ma sélection pour les Aixois en quête de frissons.

Conjuring 1 & 2 – James Wan

Le pitch : Les Warren sont un couple d’enquêteurs du paranormal. Les films Conjuring se concentrent sur l’histoire d’une famille en proie à des phénomènes surnaturels.

Mon avis : On ne compte plus le nombre de films qui traitent de possession et d’exorcisme, le tout orchestré dans une veille maison bien grinçante. Nombreux sont les duplicatas de L’exorciste (1973), et ce manque d’originalité est un problème récurrent dans l’univers de l’épouvante. Mais c’était sans compter sur James Wan et sa capacité à réinventer le cinéma d’horreur. Il est à l’origine des sagas Saw, Insidious et Conjuring qui ont connu un succès commercial et critique à travers le monde. Chose assez rare pour la souligner, le deuxième volet de Conjuring est aussi bien, voire mieux que le précédent.
Quand un réalisateur cherche à effrayer le spectateur, il fait aussitôt intervenir le cut pour introduire une scène diurne, synonyme de sécurité. Là où réside la force de James Wan est dans la gestion de cette tension. Au lieu de la relâcher, il la maintient. Il n’y a pas de retombée d’adrénaline mais une surenchère qui laisse l’auditoire désorienté et à deux doigts de la tétanie. Le jeu des acteurs et les effets spéciaux sont brillants. Chaque apparition de la none démoniaque fait retenir son souffle au spectateur. James Wan nous plonge dans un univers délicieusement 70s, brillamment reconstitué à travers les décors et les costumes. Il donne un cachet à ses œuvres horrifiques et marque le cinéma de son emprunte indélébile.

It follows – David Robert Mitchell

Le pitch : Après avoir couché avec son petit ami, Jay est suivie par une créature surnaturelle qu’elle semble être la seule à voir.

Mon avis :  La bande son de ce long-métrage est magistrale de subtilité (contrairement au dernier Ça qui dicte les émotions à coup d’orgues et de violons). Le travail de Rich Vreeland instaure une véritable atmosphère anxiogène qui accompagnera le spectateur pendant toute la durée du film. L’effort autour de la musique est sublimé par le jeu des acteurs et l’écriture de leur personnage. Personnages qui, pour une fois, ont des réactions cohérentes face aux épreuves qu’ils traversent. It follows est un film d’horreur intelligent. Il ne joue pas l’arc agaçant, celui de faire passer la protagoniste pour une folle sous prétexte qu’elle est la seule à voir des choses. L’empathie des personnages permet de s’identifier à eux et d’avoir peur pour leur vie. Chaque plan du film ajoute à la paranoïa ambiante. Le spectateur est sur le qui-vive et se demande d’où viendra le danger, sachant pertinemment que la créature finira toujours par arriver à destination.

Grave – Julia Ducournau

Le pitch : Justine entre en première année d’école vétérinaire. Tout juste installée, elle fait face à la cruauté du bizutage. S’en suit une série de changements qui va bouleverser la nature de la jeune fille.

Mon avis : Hémophobes, passez votre chemin. Le film de Julia Ducournau est l’une des œuvres les plus dérangeantes de ces dernières années. Pas un long-métrage d’horreur, ni un film gore à proprement parler, la réalisatrice le décrit comme un « cross-over, un mélange de comédie, de drame et de body horror ». La réalisatrice a voulu faire une oeuvre sensuelle où l’émotion se transmet à travers le toucher, le son et les mouvements du corps. Elle va jusqu’à flirter avec le dégoût et le nauséabond, certaines scènes étant difficile à soutenir du regard. Lors de la projection au Mazarin, un couple de personnes âgées est sorti de la salle en pleine séance. La raison exacte de leur échappée est incertaine mais elle succédait à une scène glaçante et surréaliste, celle des ciseaux. Lorsque le générique de fin apparaît, un instant est nécessaire pour permettre à l’esprit de refaire surface. Avec son tout premier film, Julia Ducournau a su aussitôt imposer son univers et conquérir son public. Le long-métrage a remporté dix récompenses en France et à l’international.

Alors, avec qui allez-vous trembler ce 31 octobre ?

Place du 7ème art

Mother! : Aronofsky, génie ou fraude ?

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Le pitch : Un couple vit reclus dans une maison en cours de rénovation. Leur tranquillité va être perturbée lorsque des étrangers font irruption dans leur vie.

Le dernier film de Darren Aronofsky a fait couler beaucoup d’encre, littéralement. Après son œuvre biblique de 2014, Noé, le réalisateur américain revient au cinéma d’auteur avec Mother !.
Le film est emmené par une Jennifer Lawrence magistrale. Elle y joue une jeune femme incrédule devant une situation qui lui échappe totalement. Son partenaire à l’écran, Javier Bardem incarne un écrivain à l’aura chamanique que rien ne semble combler.

Le long-métrage pose de nombreuses interrogations. Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour quelqu’un ? Peut-on vivre dans le déni ? Que sommes-nous lorsque nous n’avons plus rien ?
Toutes ces questions pavent une lente descente aux enfers qui illustre la recherche du toujours plus, toujours mieux. L’artiste torturé en manque d’inspiration et de reconnaissance. L’épouse aimante, qui recherche l’amour de son mari. Les nouveaux arrivants que rien ne semble perturber. Tous ces faux-semblants finissent par voler en éclat dans une explosion de violence tant physique que psychique.
D. Aronofsky sait appuyer là où ça fait mal. Il maîtrise à la perfection le malaise et parvient à mener les émotions du spectateur là où il le souhaite. Lorsque la situation semble désespérée, il rassure un instant, puis finit par asséner un coup d’une violence inouïe.

Alors non, ce film n’est pas creux ou vain comme j’ai pu le lire à plusieurs reprises. Mother ! est le genre de film que l’on vit. Le genre de film qui nous fait passer par toutes les émotions, aussi désagréables soient-elles. L’estomac se noue, les mains deviennent moites et se crispent, mais les yeux restent rivés sur le grand écran.
Je conçois que ce genre de film ne plaise pas à tout le monde. L’embarquement peut être total et on se retrouve happé par le récit cauchemardesque de l’auteur. Mais on peut également rester à quai, et regarder le film défiler d’un air détaché et dubitatif.
Trop peu d’auteurs livrent leur vision en dépit des contraintes commerciales et de la bienséance ambiante. Darren Aronofsky en fait partie et a une réflexion propre et inédite à amener au monde du cinéma. C’est pour ce genre de film que j’aime le cinéma. Ce n’est pas un simple divertissement mais une expérience à part entière.

Bande-annonce garantie sans spoiler :

Séances projetées au Cézanne du 22 au 26 septembre:

Vendredi/Lundi: 10h45; 13h30; 19h15; 22h15
Samedi: 13h30; 16h15; 19h15; 22h00
Dimanche: 10h45; 13h30; 16h15; 19h15; 22h00
Mardi: 10h45; 13h30; 16h15; 19h15; 22h15

 

Place du 7ème art

Sofia Coppola et ses proies dans les salles aixoises

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Tout le monde est familier avec la lutte contre ce fléau du XXIe siècle qu’est le spoil. Lorsqu’il est extérieur, on peut simplement sauter à la gorge de la personne responsable de cette ignominie. Mais si nous sommes à l’origine de ce dérapage, il ne reste plus qu’ à se taper la tête contre un mur en espérant oublier. C’est ainsi qu’avec une simple bande-annonce (et beaucoup de hype, je dois l’avouer), je suis sortie un peu frustrée du dernier Sofia Coppola. Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour passer 1h30 de plaisir et d’excitation.

Le pitch : Au cœur de la guerre de Sécession, un caporal nordiste blessé est recueilli dans un pensionnat de jeunes filles en Virginie. Ce nouvel arrivant va rapidement éveiller les tensions et les jalousies sous-jacentes.

Les Proies est d’abord inspiré du livre éponyme sorti en 1966, qui a lui-même donné lieu à un premier long-métrage. L’adaptation de 1971 avec un Clint Eastwood encore fort fringant, laisse moins de place à l’imagination. Les personnages y sont d’avantage stéréotypés, avec la jeune vierge, la petite garce ou encore la femme forte.

Sofia Coppola a complètement évincé la thématique de l’« esclavagisme » du film d’origine, en supprimant le personnage de Hallie, une esclave au service de Miss Martha. La réalisatrice s’est ainsi concentrée davantage sur les relations entre les personnages et la volonté qui les anime.

Comme à son habitude elle sublime ses actrices qui nous offrent un jeu tout en nuances.
« J’ai toujours aimé observer les dynamiques de groupes, et de groupes de femmes en particulier. J’ai le sentiment qu’entre femmes, les mécanismes qui émergent sont moins flagrants, plus subtils, quand chez les hommes, ils sont plus manifestes. » Explique S. Coppola.
Par ailleurs, la réalisatrice a ajouté des touches d’humour tout au long du film, ce qui fonctionne extrêmement bien avec cette atmosphère de tensions et de jalousie.

Côté réalisation, le long-métrage est brillamment filmé sur pellicule à l’aide d’objectifs anciens, ce qui donne un fini très particulier. Il a d’ailleurs reçu un prix de la mise en scène amplement mérité à Cannes. Les scènes d’extérieur sont baignées de lumière et donnent l’impression de se dérouler à travers une nuée vaporeuse. Comme si tout ce qui se passait en extérieur était un rêve et que le monde réel, plus cru et morbide se terrait dans la pénombre du manoir.

Je vous conseille tout de même d’aller voir Les Proies mais NON ne regardez pas la bande-annonce. Et pour ceux qui ne peuvent pas concevoir d’aller au cinéma sans voir d’extrait, je vous aurais prévenu.

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Pour ma part, je vais me rendre dès le 13 septembre au cinéma Renoir pour suivre le travail de Darren Aronofsky (Requiem for a dream, Black Swan). Son prochain film, Mother! est un thriller psychologique comme il sait si bien les faire. En voici un aperçu.

 

Place du 7ème art

Les 5 films de l’été à ne pas manquer à Aix

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Si vous préférez vous tenir à bonne distance des plages bondées et du soleil assommant, direction les salles (sur)climatisées du Cézanne, Renoir ou bien du Mazarin. Voici ma sélection personnelle pour cet été, à retrouver dans vos cinémas préférés.

Une femme fantastique : sortie le 12 juillet

Une fresque chilienne à l’ Almodovar

Le pitch : Orlando a vingt ans de plus que Marina. Ils s’aiment loin de tout et projettent leur avenir ensemble. Quand Orlando meurt, Marina va faire face aux proches d’Orlando qui rejettent tout ce que la jeune femme représente.

Mes impressions : Le réalisateur agentino-chilien, Sebastian Lelia est annoncé comme le digne héritier de Pedro Almodovar, rien que ça. Il est vrai qu’après visionnage de la bande annonce, les similarités sautent aux yeux. Le personnage féminin est au centre du récit, tout en complexité et en mystère. Les thèmes chers au réalisateur espagnol sont présents comme l’identité sexuelle et la différence. La musique langoureuse est envoûtante, et l’intensité émotionnelle semble omniprésente. L’actrice transgenre Daniela Vega a fait sensation lors de la présentation du film à la Berlinale 2017 et j’ai hâte de la découvrir en salle. Alors si vous aimez le style Almodovar, foncez voir Una mujer fantastica, et en vo s’il-vous-plaît (parce que l’espagnol, c’est tellement joli à écouter).

Baby Driver : sortie le 19 juillet

Un film à 300 km/h

Le pitch : Baby est le meilleur chauffeur pour braqueurs de banque. Après avoir rencontré Débora, il décide de mettre un terme à ses activités criminelles. Mais il est forcé de travailler pour un patron du crime qui l’entraine dans un braquage qui tourne mal.

Mes impressions: La principale raison pour laquelle ce film est dans ma sélection est son réalisateur, Edgar Wright. Le roi de la comédie britannique n’en est pas à son premier coup d’essai. A l’origine de la trilogie Cornetto (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Le dernier pub avant la fin du monde), il se plonge désormais dans l’action pure avec Baby Driver. La bande son promet d’être détonante et de suivre le rythme des péripéties de Baby (Ansel Elgort). Encensé par la critique américaine et britannique, Baby Driver est «la chanson de l’été, version film » selon le New York Post. Alors si vous voulez passer un bon moment de divertissement, direction la fraîcheur des salles de cinéma.

Valérian et la cité des mille planètes : sortie le 26 juillet

A l’origine de la SF

Le pitch : En 2740, Valérian et Laureline sont deux agents qui sillonnent l’espace et le temps. Une sombre force menace la cité intergalactique Alpha, une métropole où des espèces de tout l’univers partagent leurs connaissances. Valérian et Laureline sont envoyés sur place afin d’identifier cette menace et garantir la sauvegarde de l’univers tout entier.

Mes impressions : Probablement le film de l’été que j’attends avec le plus de ferveur et d’appréhension. Il est inspiré de la série de bandes dessinées françaises Valérian et Laureline parue en 1967. Cette oeuvre a inspiré nombre d’écrivains et de réalisateurs de science-fiction et même l’univers de Star Wars. La bande annonce en met plein les yeux, le festival de couleurs et l’attention portée aux détails sont spectaculaires. Le budget du film est ainsi estimé à 197 millions d’euros, soit l’équivalent de celui de Star Wars : le réveil de la force. Si le scénario et le casting sont au niveau du visuel, c’est un carton plein pour Luc Besson. La suite a déjà été écrite et devrait donc transformer ce film en saga intergalactique.

Atomic Blonde : sortie le 16 aout

Un James Bond au féminin

Le pitch : L’agent Lorraine Broughton est l’une des meilleures espionnes du MI6. Elle est envoyée à Berlin durant la guerre froide pour enquêter sur le meurtre d’un confère et trouver un dossier de la plus haute importante. Commence alors un jeu d’espions des plus dangereux.

Mes impressions : Oui, je sais. L’histoire sent un peu le vu et le réchauffé. La première fois que j’ai vu l’affiche de Atomic Blond, je me suis dit « encore un truc à la Lucy ou Ghost in the shell ». Mais après visionnage de la bande-annonce, la musique so 80s et la façon de filmer les scènes d’action ont piquées ma curiosité. En effet, le réalisateur David Leitch est avant tout un cascadeur de profession. Il est passé derrière la caméra pour John Wick, qui contient les scènes de combats les plus impressionnantes de ces dernières années et a été annoncé comme le réalisateur de Deadpool 2. Alors même si le scénario peut paraître léger, je pense que ce film vaut le détour.

Les proies : sortie le 23 août

Sexe, trahison et vengeance

Le pitch : En pleine guerre de Sécession, un caporal nordiste blessé trouve refuge dans un pensionnat pour jeunes filles en Virginie. Seul homme dans cette institution, il se croit arrivé au paradis. Mais rapidement l’air se charge de tensions sexuelles et les rivalités vont engendrer une violence inattendue.

Mes impressions : Si cette bande-annonce ne vous donne pas envie de foncer en salles, je ne sais pas ce qui le fera. Les proies est basé sur le roman éponyme de Thomas Cullinan paru en 1966. Il s’agit probablement de l’histoire qui me donne le plus envie, le thriller étant mon genre favori. Les rivalités entre femmes, le sexe et la vengeance, autant d’ingrédients pour passer sa séance les yeux grands ouverts et les doigts enfoncés dans les accoudoirs rouges du cinéma. Les muses de Sofia Coppola, Kirsten Dunst et Elle Fanning sont réunies dans un seul et même film pour la première fois. J’aime énormément ces actrices et cette réalisatrice et attends donc beaucoup de ce film. Les derniers longs-métrage de Sofia Coppola (Somewhere, Bling Ring) m’ont déçus, mais je suis persuadée qu’elle trouvera un second souffle avec celui-ci.

Pour connaître toutes les sorties à venir, rendez-vous sur le site des cinemasaixois.com. Bon visionnage à tous !

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