Axelle Slimani

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Ça flaneNon classé

Les fontaines sous pression

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Quand on vit à Aix-en-Provence ou à proximité, entendre parler du nombre de fontaines et de leur esthétisme est courant. En fait, on ne cherche pas à savoir le fin fond de l’histoire, comme par exemple : « comment elles fonctionnent », « quand ont été les premières fontaines », « d’où provient l’eau qui les alimentent » etc…

L’idée de ce sujet m’est venue en regardant un reportage sur Versailles et ses fontaines : finalement on a un grand Versailles provençal, mais à la place des jardins, nous avons des bâtiments. En me baladant dans la ville, j’ai donc pensé que rédiger un petit article sur l’envers du décors pouvait être pas mal, je souhaiterai quand même votre avis. Je vais donc vous raconter, le parcours de l’eau au fil du temps, qui coule encore dans cette jolie ville provençale. Je vais aussi essayer de vous faire réaliser le nombre de kilomètre que parcours l’eau pour arriver jusqu’à nous. Aussi, je vous demanderai d’être indulgent avec mes dessins, ils sont juste là pour vous faire comprendre (oui je vous présente mes excuses par avance).

 

CoursSextius

Le saviez-vous ?

Autrefois, les fontaines servaient de lavoirs aux femmes, c’est pour cela que l’on ne trouve plus de lavoir en ville. En revanche, sur les communes voisines, nous en trouvons encore quelques-uns : le système est similaire que celui utilisé pour les fontaines. Certains lavoirs étaient aussi réservés aux lépreux, car il ne fallait pas laver le linge des malades avec le linge des personnes en bonne santé : d’ailleurs, les lépreux ne se déplaçaient que la nuit pour ne pas rencontrer les personnes saines, et pour les « voir » dans le noir, ils portaient des clochettes ou autre pour signaler leur présence. Les lavoirs servaient aussi d’abreuvoirs pour les animaux qui font la transhumance, les animaux buvaient donc la partie où l’eau pure arrivait puis continuaient leur chemin.

 

Aix-en-Provefontainence, autrement appelée « Aquae Sextiae » en latin, donne son nom aux eaux thermales dont les premiers grands bénéficiaires ont été les romains. Mais leur soif d’eau médicinale leur a fait construire des aqueducs afin d’importer plus d’eau, venant des collines, ou rivières aux alentours. Avec le temps, l’eau s’est raréfiée, et les fontaines ont été mise à sec.

Ce n’est qu’au XIXème siècle que des travaux de réapprovisionnement ont été effectués : on a donc créé des réserves d’eau spécifiques pour alimenter les fontaines, séparément des réserves utilisées pour les maisons ou les égouts. Seulement, construire des réserves c’est beau, mais où ? Pour alimenter un quelconque édifice, la source d’eau doit être plus haute afin que la pression atmosphérique et la pression de l’eau puis faire sortir l’eau sous forme de jet de la fontaine (voir mon magnifique dessin associé au paragraphe): à l’époque les systèmes ingénieux manquaient à l’appel, il a donc fallut improviser avec les connaissances déjà acquises.

D’autres moyens ont été découvert au fil du temps, comme le principe des pompes manuelles puis mécaniques. Maintenant il suffit de faire passer des canalisations sous nos pieds pour alimenter les fontaines. Pour faire passer l’eau du sous-sol à l’air libre, la ville a été obligé de s’équiper d’un réseau de canalisation, construites exprès pour alimenter les fontaines et rendre ces œuvres citadines : vivante et rafraîchissantes.

D’où viennent les sources ?

Les sources qui alimentent la ville d’Aix-en-Provence sont assez proches. Dans un premier temps, nous avons la Sainte-Victoire, qui était reliée à la ville par des aqueducs (édifices sous forme de pont construits seulement pour acheminer l’eau d’un point à un autre, le plus célèbre reste le pont du Gard) : cette principale source permettait surtout l’approvisionnement en eau des thermes.

Si vous aimez balader en dehors d’Aix-en-Provence, que ce soit en famille ou entre amis, je vous conseille d’aller jeter un œil du côté de Ventabren, commune voisine, où à la jonction on trouve l’aqueduc de Roquefavour qui dessert encore Marseille en eau douce : sa construction date du XIXème siècle mais est toujours intact. Inscrit dans le registre des monuments historique, il est aussi reconnu comme étant le plus grand ouvrage de pierre au monde : pour le voir vous n’avez pas besoin de payer, juste de savoir marcher et de profiter. Peut-être qu’un jour, je ferai un article plus détaillé sur le sujet, il me faudrait avant tout votre avis. Ci-dessous, un exemple de ce à quoi peut ressembler un aqueduc, les voûtes sont calculées afin de soutenir la masse de l’eau et surtout de l’édifice.

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La commune de Rognes, au nord d’Aix, a aussi nourrit les fontaines, grâce à des conduites souterraines, ou autrement dit : des canalisations mais pas comme celles que nous avons actuellement bien sûr. Les vestiges des aqueducs sont moindres, on distingue la façon dont ça a été construit, leur emplacement, mais rien d’autre. Actuellement, la Sainte-Victoire et le canal du Verdon sont les plus grosses sources d’alimentation des fontaines, mais il ne faut pas oublier les puits et nappes phréatiques que l’on peut trouver sous la ville et qui sont assez nombreuses.

Le saviez-vous ?

Les eaux des thermes et fontaines avaient, d’après les dires, des vertus miraculeuses, comme le fait de guérir les maladies, aider à calmer les règles douloureuses pour les femmes ou même empêcher la stérilité. Les eaux aident aussi à assouplir la peau, à lutter contre les rhumatismes et d’autres problèmes corporels. Cependant, je ne vous conseille pas de prendre un bain dans les fontaines, l’eau n’est thermale qu’aux thermes Sextius. Vous saviez aussi que l’eau de la fontaine moussue (sur le Cours Mirabeau) était plus chaude ? A vous d’essayer !

PS : Il n’y a pas que la rotonde qui compte, alors voici d’autres magnifiques fontaines, juste pour le plaisir des yeux.

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Ça flane

Aix : mon étonnante excursion au Pavillon Vendôme

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Se balader, profiter et découvrir : voici en quelques lignes la balade enchantée, qui retrace une histoire d’amour cachée, mais aussi les secrets de ce bâtiment qui renferme des expositions aussi belles, que recherchées et diverses.

Avant d’entrer dans la demeure, il faut prendre le temps de visiter son joli jardin à la française, avec en son centre une imposante fontaine. Lieu paisible, vaste et délicat, il est le contraire du centre historique d’Aix-En-Provence, où les ruelles marchandes sont comblées par la joyeuse population Aixoise. Mais si vous préférez aller directement au Pavillon Vendôme, au lieu de lire, c’est mieux et à 10 minutes à pied de la Rotonde, rien que ça !

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Je commence donc par raconter, tel un ménestrel, l’histoire de la bâtisse qui perdure malgré les années qui passent, et qui sont au nombre de 353. Oui 353 ans que cet édifice voit passer le temps, les siècles et surtout : les hommes.

C’est au duc de Vendôme qu’on doit l’idée de cette construction, qui renferme à présent des œuvres contemporaines, mais aussi anciennes. A ce qu’il parait, sa construction était le fruit d’un amour naissant entre le duc et Lucrèce de Forbin-Solliès, plus connue sous le nom de « La belle de Cannet », pour qui le duc était simplement son amant. Une histoire aussi cachée que le bâtiment, presque invisible si on passe en voiture sur la rue de la Molle. Sa façade arrière, n’est pas aussi bien décorée, ce qui fait qu’on ne devine pas le Pavillon quand on passe derrière. Le mélange de style, ancien et contemporain, que propose ce musée, est accessible à tous les étudiants, aux moins de vingt-cinq ans, et aux chômeurs de longue durée gratuitement, ce qui est encore une belle raison de venir découvrir et s’intéresser à ce qu’il s’y passe.

Les nocturnes

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Le Pavillon Vendôme se situe sur la Rue de la Molle, mais est aussi le voisin de l’école d’Art avec qui, les collaborations sont fructueuses. Récemment j’ai participé à l’évènement « Monumental 4 », où des projections de courts-métrages, appelés « mapping », qui ont illuminés le Pavillon Vendôme le temps d’une soirée. Ces étudiants ont épaté les visiteurs à la tombée de la nuit. Un évènement qui ne dure que 30minutes, une fois par an, mais qui met en relief les beaux décors du musée, et en avant le travail de ces artistes des temps moderne. Je pense que c’est la seule fois où j’ai vu autant de monde qui regardaient le pavillon, mais je tiens à préciser que la nuit, en temps normal, le parc est fermé aux visiteurs.

Je vais à présent vous faire visiter l’intérieur du Pavillon : deux gardiens, des deux côtés de la porte d’entrée, soutiennent la façade et accueillent les visiteurs. En entrant, on remarque que l’édifice n’est pas si grand mais très chaleureux. Dans les salles sur rez-de-chaussée, l’histoire du Pavillon et des meubles anciens trônent dans leurs pièces respectives. Puis à l’étage, l’exposition continue avec d’un côté des œuvres contemporaines, et de l’autre des œuvres anciennes. Mais celles-ci changent chaque année, à vous de revenir ! L’aspect du bâtiment reste présent et visible, ses plafonds hauts et ses fenêtres imposantes font entrer la lumière et rendent les expositions plus vivantes.

La roseraie

33672232_1730002023712886_7102285756072198144_nPersonnellement, je préfère aller étudier en extérieur, au Pavillon, dans ce calme plus que paisible, propice aussi à la discussion. Mais c’est aussi un cadre magnifique surtout au printemps. Un petit parc adjacent, la roseraie, est aussi très convivial, et accessible par la Rue Célony, où j’aime me retrouver avec une amie pour discuter de tout et n’importe quoi, mais surtout de la vie Aixoise. Dans cette dépendance presque paradisiaque du Pavillon, les fleurs sont encore plus présentes, les nuisances sonores sont aussi atténuées et il y a de quoi s’arrêter, respirer et admirer. Je pense que le moment idéal n’existe pas spécialement, à part quand il fait trop froid ou qu’il pleut. En revanche si vous venez le matin ou l’après-midi, rien ne change. Avis aux amateurs de nature, faune et flore : Venez ! C’est le lieu que je préfère dans Aix-en-Provence pour le moment, j’espère encore découvrir et vous faire découvrir, de manière encore plus alléchante les autres espaces Aixois.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ou qui ont été séduits par ces lignes, il suffit d’aller y jeter un œil. La curiosité n’est pas un si vilain défaut, mais il ne faut pas hésiter à aller admirer les expositions que la directrice, a la passion de préparer avec soin, juste pour le regard des visiteurs.

Coordonnées :

http://www.aixenprovence.fr/Pavillon-de-Vendome-465

13 rue de la Molle – 32, rue Célony

04 42 91 88 74