Charlotte la flâneuse

Charlotte la flâneuse

Native de la cité aixoise, je suis retombée amoureuse de cette ville depuis ma vie étudiante. Flâneuse à souhait, sportive au quotidien, Aix est mon terrain de jeu! Prêt à jouer?

La mer à boire

{ Châteauneuf-du-Pape } : Château de la Font du Loup, un domaine bien caché

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Nous voilà rendu au troisième et dernier opus de cette trilogie de domaines en appellation Châteauneuf-du-Pape. Encore quelques instants pour se délecter de l’ambiance entre chaleur et vent au pied du mont Ventoux… vous êtes prêts ? C’est parti !

Aujourd’hui on foule les terres d’un domaine familial quasiment centenaire. Le château de la Font du Loup joue à cache-cache entre les arbres. Plus étonnant encore : en arrivant autour dudit château, par l’arrière du domaine, pas un pied de vignes…

On entre sur le domaine comme sur un lieu de pèlerinage, avec des ambiances différentes selon l’endroit où l’on se trouve. La découverte commence sous un tilleul immense, dont les odeurs miellées viennent vous chatouiller les narines : là, imposant, il règne sur les lieux. Au loin, une musique d’eau chante délicatement : c’est la source de la Font du Loup.

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Le domaine a été construit au pied de la source dite « La fontaine aux Loups », d’où le lieu tire son nom. Quelques pas plus loin on découvre le château bordé de ses tours rouges, il dénote fièrement de l’architecture du coin.

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En s’enfonçant encore un peu le paysage s’ouvre immense et le mistral y souffle fort : les vignes s’étendent de tout leur long sur plus de 20 hectares d’un seul tenant et plus loin un mastodonte explose l’écran : le Mont Ventoux.

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Les premiers pas dans les vignes sont surprenants : on s’enfonce légèrement dans le sol. Et pour cause, la quasi totalité du domaine se trouve sur des terrains sablonneux qui prodiguent un terroir tout a fait particulier. Les terres de Châteauneuf-du-Pape sont particulièrement diversifiées, mais autant de sable, c’est une exception. Cela confère à ce domaine perché, un trait de caractère tout a fait particulier. Les vignes sont encerclées de forêts qui ont double usage : celui de maintenir une biodiversité riche et celui de conserver un bon maintient des sols.

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Le terroir est donc particulièrement atypique : les sols sablonneux (et non galets roulés, comme l’on croise plus traditionnellement dans le coin), l’altitude (et donc une exposition particulière au mistral, qui protège notamment des maladies en cas de fortes pluies, comme cette année).

Sur le domaine 8 cépages sont présents : le Grenache, la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault représentent les rouges, la Clairette,  le Grenache Blanc, la Marsanne et le Bourboulenc pour les blancs. La majorité des vignes sont au minimum trentenaires.

La position très particulière du domaine fait que son rythme ressemble peu aux ceux des autres domaines de Châteauneuf : les vendanges commencent généralement plus de 15 jours après les autres domaines. Et cela se retrouve dans la typicité des vins : un terroir froid au service de la fraîcheur. Ce qui permet au domaine de moins souffrir des mutations climatiques liées à la sécheresse.

Ces différences et ces typicités Anne-Charlotte et son mari Laurent en ont fait leur force !

Anne-Charlotte Mélia-Bachas reprend le domaine en 2002, c’est la 4èmegénération consécutive : comme ses parents et ses grands-parents avant elle, c’est sur le tas et en passant son enfance dans les vignes qu’elle a appris son métier. Chaque génération a apporté sa pierre à l’édifice et c’est notamment visible en cave : le grand-père d’Anne-Charlotte travaillait particulièrement avec des cuves carrelées, son père a préféré l’inox, et la dernière génération s’est finalement tourné vers le béton. Un joli pêle-mêle qui permet au domaine une pluralité dans la vinification.

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Anne-Charlotte prend le parti de faire vieillir ses vins cépage par cépage et parcelle par parcelle : on recherche donc ici l’expression du terroir le plus possible. Sur le domaine on ramasse mûr et on en cherche pas du tout le vert et l’âpreté dans les vins : pas de grappes dans les cuves !

Côté dégustation : coup de cœur pour la cuvée La Font du Loup en Rouge, assemblage de Grenache, Syrah, Mourvèdre et Cinsault. Le Mourvèdre apporte la structure qu’on lui connaît, mais le terroir sablonneux et l’exposition plein nord face au vent permettent une maturation plus lente des raisins et une expression plus profonde des arômes. En cave : d’abord chaque cépage se fond en barrique ; ils sont ensuite assemblés en cuve béton pour s’harmoniser. En bouche la finesse du fruit frais tire sur la fraise… On accorde avec une viande tendre et douce type agneau ou volaille bien juteuse.

Anne-Charlotte et Laurent n’hésitent pas à parler de « caviar de la terre » lorsqu’il s’agit de faire entrer en scène leurs raisins : un coupe de passionnés donc, à l’accueil chaleureux et qui aime partagé !

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INFOS PRATIQUES :

Château la Font du Loup
84350 COURTHÉZON
Tél : +33(0)4 90 33 06 34
Fax : +33(0)4 90 33 05 47
Mail : contact@lafontduloup.com

Horaires d’ouverture :

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Vive le Rouge de Provence !

JULIEN ICM

Là comme ça, la photo fait presque un peu peur… ces hommes et femmes bras croisés, on dirait qu’il vous attendent pour en découdre ! Leur air bien décidé ne trompe pas, en revanche, ils ne vous veulent aucun mal et bien au contraire !

Ces vignerons de Provence, ont tous la même envie profonde : faire qu’enfin les vins rouges de Provence aient les mêmes lettre de noblesse que d’autres doux nectars rubis venants d’ailleurs. Ils ont également à cœur de promouvoir une viticulture saine tant à la vigne qu’à la cave.

 » Rouge Provence c’est :

Un groupe d’hommes et de femmes vignerons et solidaires, qui par différentes manifestations veulent montrer à tous que la Provence est un grand terroir français. »

Cela nécessite quelques explications. Depuis maintenant plusieurs décennies lorsqu’on parle de la Provence, tous (oui, oui, tous : vous aussi, ne vous défiez pas, vous l’avez forcément pensé, même juste un tout petit peu !), on pense « rosé de Provence ». Un petit conseil ayez de bons arguments devant chacun des vignerons de cette photo que vous rencontrerez si vous arguez « qu’en Provence, on ne fait que du rosé ».

Eh bien non ! Et c’est bien leur idée force à travers cette association : promouvoir cette terre provençale au travers de ses vins rouges.

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Qui sont ils ? 

Je vous l’ai dit, 33 vignerons et vigneronnes provençaux répartis sur 6 appellations différentes : Bandol, Baux de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence, Coteaux Varois, Côtes de Provence, Bellet et également une IGP en Bouches-du-Rhônes.

Vous êtes curieux ? Voici la liste complète de ceux qui prônent fièrement la couleur rouge en Provence :

La Bastide Blanche 
• Domaine de la Bégude
 • Domaine Bunan
 • Clos Saint VincentDomaine du Bagnol • Domaine Les Luquettes 
• Château de Pibarnon
 • Château Pradeaux
• Château Sainte-Anne 
• Château Salettes 
• Domaine La Suffrène
 • Domaine Tempier 
• Domaine de La Tour du Bon • Domaine Henri Milan
 • 
Domaine Les Béates 
• Château de Beaupré 
• Domaine d’Eole • Domaine de La Réaltiere
 • Château Revelette
 • La Chapelle Saint Bacchi
 • Château Vignelaure 
• Domaine de Sulauze • Domaine du Deffends
 • Domaine Les Terres Promises
 • Château Duvivier
 • Clos Saint Joseph 
• Château Malherbe
 • Château Les Mesclances 
• Château de Roquefort• Villa Minna Vineyard • Clos de l’Ours • Domaine Beauchamp • Château Carpe Diem

Que font-ils ? 

Il faut que je vous explique comment l’idée même de Rouge Provence est apparue. Au départ il s’agit de deux amis vignerons : Peter Fischer (Château Revelette) et Jean-Christophe Comor (Domaine des Terres Promises) qui réfléchissent depuis longtemps à rassembler des vignerons de la plus ancestrale région viticole (la Provence donc !), avec l’idée qu’il existe ici aussi de « vrais faiseurs de rouges provençaux ». Ils admettent bien volontiers que la Provence est une grosse production de rosé (80% environ), mais comme ils le disent : « il ne faudrait pas oublier que la Provence est aussi une terre de vins rouges ! ».

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Et puis arrive l’année 2012 et avec elle la grêle, qui a causé de nombreux dégâts sur les récoltes, et particulièrement au Château de Roquefort La Bédoule. Là, plus de récolte pour son vigneron, Raimond de Villeneuve et catastrophe attendue au tournant pour le domaine. C’était sans compter sur le fabuleux élan de générosité de 36 domaines de Provence et du sud de la Vallée du Rhône, parmi les meilleurs de la région. Ils se sont tous mobilisés et on apporté chacun à leur échelle une partie de leur récolte : l’exploitation de Roquefort est sauvée et produit cette année-là trois cuvée du nom de « Grêle 2012 ». Sur l’étiquette, qui raconte aussi cette histoire, figure le nom de tous ces domaines solidaires.

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La suite tombe sous le sens : ce sont ces vignerons qui se rassemblent alors autour de ce geste alors jusque-là jamais vu dans le monde du vin. Tous sont particulièrement précautionneux de leurs vins et ont pour étendard le rouge de Provence. C’est ainsi que Rouge Provence est né.

Depuis ils se réunissent à diverses occasions. La première et pas des moindres,  c’est lorsqu’ils amènent tous une partie de leur récolte chez l’un d’entre eux. Oui, l’histoire se répète : cette fois-ci pas pour venir en aide directement à un confrère sinistré, mais bien pour créer chaque année une cuvée solidaire. Toujours sur le même principe : cette cuvée solidaire est vinifiée à partir d’un peu des raisins de chaque domaine de l’association. Et cela donne une cuvée du nom de « Plaisir Solidaire », que vous trouverez uniquement en magnum. La vente de cette cuvée permet à Rouge Provence de constituer des fonds qui permettraient, si nécessaire, de venir en aide à un domaine qui aurait été touché par un accident climatique.

Chaque étape de l’évolution de la cuvée en cours est un prétexte pour se réunir et partager en plus des valeurs qui les réunissent, un fort moment de copains, de dégustation et de bien manger !

En une occasion exceptionnelle, ils ouvrent leurs portes et pour faire la promotion de cette cuvée de partage et invitent pêle-mêle de nombreux acteurs du monde du vin. C’est ce moment-là que j’ai eu l’occasion de partager avec eux. Alors me direz-vous, j’en fait des tonnes, mais il n’en est rien et je n’en fait même peut-être pas assez ! Cette bande de grands enfants ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils dégustent les vins des copains et qu’ils en parlent. Bref : une journée sous le signe du partage, de la découverte pour moi, et du soleil de Provence ! Jugez plutôt sur les photos récoltées :

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Quels résultats ? 

En 2017, c’est pas moins de 1350 magnums mis en bouteille qui seront ensuite vendus à la fois sur les domaines adhérents à Rouge Provence, mais aussi chez les cavistes partenaires.

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Il faut croire que ce projet réveille chez certains des vocations car cette année ce sont trois nouveaux domaines qui ont rejoint l’aventure :  le Clos de l’Ours, le Domaine Beauchamp et le Château Carpe Diem. Vous, vous en doutez, le recrutement ne se fait pas par dessus la jambe : c’est au terme d’une rencontre puis d’une dégustation que les intéressés ont été ralliés à cette belle cause. Le comité de recrutement met l’accent sur un certains nombres de critères qui font la philosophie de Rouge Provence comme : un esprit solidaire, une qualité et la personnalité des vins, une volonté de faire des rouges, une dimension humaine, un respect de la vigne et du terroir.

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On ne peut que souhaiter longue vie à cette initiative solidaire et à cette association si fière de son patrimoine viticole !

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Rue du miam

Les P’tites Bouchées : les Dim Sum se font une place de choix à Aix

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Un vent d’Asie souffle sur le centre d’Aix, vous le sentez ? Vous le humez même… Oui c’est bien ça : l’odeur des Dim Sum ! Je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller les déguster un midi…

Attendez, stop ! Vous savez tous ce que sont des Dim Sum ? Parce-que moi, avant de mettre un pied dans ce nouveau restaurant « Les P’tites Bouchées », j’aurais été bien incapable de vous en donner une image claire. Heureusement, Clara et Paul vont m’éclairer : je les rencontre, au vol, entre deux services, les mains dans la farine !

Alors un petit récap’ s’impose : « Dim Sum » ça veut dire « Petite touches du cœur », et c’est du cantonais. Déjà là, on fond (et pourtant on a encore rien goûté !). Oui clairement, ça touche en plein cœur et surtout parce que l’histoire de ce lieu est familiale et amicale.

Paul a toujours baigné dans la restauration : son grand-père est hôtelier et sa maman est cheffe à domicile. Quand on demande à Paul de parler de lui, c’est assez clair « J’adore la cuisine, comme ma mère ». Aujourd’hui Pascale, la maman de Paul, est venue prêter main forte pour la préparation du service. C’est elle qui a enseigné la culture des « bouchées »  à son fils : d’origine réunionnaise, elle travaille depuis longtemps ce qu’on appelle à la Réunion « les bouchons » (et pour cause : curieux d’en savoir plus sur Pascale, c’est par ici).

Clara c’est un peu la fille d’adoption de Pascale. Clara et Paul sont des amis de toujours, et quand Paul lance l’idée d’ouvrir un resto un an en arrière, Clara répond : même pas peur ! Tout droit sortie d’une école de commerce, elle claque vite la porte des bureaux et enfile un tablier tout de go. Ces deux-là sont complémentaires et ça se sent : l’un est le créatif, l’autre veille au grain, les deux sont des gourmands et surtout des bosseurs.

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Ici, zéro surgelés cuits et surcuits : tout est frais et tout fait main. J’assiste d’ailleurs au délicat pliage des dim sum… c’est tout un art !IMG_7253

Cette adresse c’est aussi un repère de copains : je ne compte pas le nombre de personnes qui sont « juste venues faire un coucou », lors de notre entrevue. Clara ajoute « Ce resto, c’est aussi une histoire de potes, tout le monde a mis sa pierre à l’édifice ». Et effectivement, quand on lève la tête, on comprend alors pourquoi le lieu a du caractère : les étagères ont été confectionnées par un ami menuisier, la charte graphique et les tableaux sortent tout droit de l’imagination d’une amie, les plantes ? encore un autre ami… Clara enchaîne « Ils le savent, s’ils passent ils donnent un coup de main ! ». Et tous se prêtent au jeu, fiers de leurs copains !

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Vous êtes bien imprégnés du lieu maintenant, pas vrai ? Alors je vous propose de passer à la dégustation…

D’abord les yeux : regardez …

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À gauche, une succulente salade mangue, papaye verte et chou chinois : à tomber ! À droite, une sélection de dim sum : boeuf citronnelle, porc coriandre (les deux préférées de Clara !), végétarien et poulet tamarin. Ça fond en bouche, c’est relevé juste comme il le faut et le mélange des saveurs est équilibré. En dessert, je vous recommande la pana cotta mangue et passion : un savant dosage d’acidité et de crémeux.

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Pour leurs vins, ils ont choisi de faire confiance à des professionnels : c’est la Cave du Cours qui est chargée de la sélection, et ça a du bon !

Ouvert depuis le 26 février l’adresse cartonne : on vous conseille vivement un petit coup de téléphone si vous voulez vous asseoir !


INFOS PRATIQUES :

Les P’tites Bouchées

17 Rue de l’Aumône Vieille, 13100 Aix-en-Provence
Horaires du Lundi soir au Samedi soir : 11h30-14h30 / 19h30-22h30

Réservation au 06.61.72.23.50
www.lesptitesbouchees.com
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Ça flaneLa mer à boire

{ Châteauneuf-du-Pape } : Château Sixtine, un domaine qui traverse les âges

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On continue notre petit tour dans les vignes de Châteauneuf-du-Pape. Tiens, d’ailleurs c’est quoi Châteauneuf-du-Pape ? Eh bien c’est ce qu’on appelle une appellation, ou une AOC (appellation d’origine contrôlée). Cette appellation, donc, est la toute première à avoir vu le jour en France, en 1936. L’objectif est alors de faire en sorte que le vin produit sur le sol français et a fortiori sur un territoire précis, soit issu de raisins du même lieu et que le travail des viticulteurs de la région soit valorisé. C’est aussi le début de l’idée de terroir et plus largement de régionalité des vins notamment.

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Le Château Sixtine (initialement Le Clos de Pradel en 1673 – si, si vous avez bien lu, 1673 ! – puis La Cuvée du Vatican à partir de 1958) est l’un des plus anciens domaines de Châteauneuf-du-Pape à avoir assisté à l’émergence de cette appellation et participé aux évolutions de ce territoire viticole.

Nous sommes ici sur un domaine familial ! L’histoire nous est racontée par la quatrième génération du lieu en question. Aujourd’hui c’est Jean-Marc Diffonty, propriétaire et vigneron, qui a repris la tête du domaine depuis 1993.

En reprenant les rênes du vignoble, Jean-Marc Diffonty cherche à trouver le bon équilibre entre pérennisation de l’empreinte familiale, construite depuis des décennies, et volonté de modernisation des procédés de viticulture et vinification.

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Au départ Jean-Marc Diffonty ne veut pas de cette vie d’agriculteur : son père, son grand-père et son arrière-grand-père ont cultivé ces terres depuis toujours. Les difficultés face aux aléas climatiques non maitrisables et les suées froides de ses aïeuls ne le séduisent que moyennement. Jean-Marc appuie d’ailleurs l’idée : « À l’époque, quand mon père était maire de Châteauneuf, il passait son temps sur les tracteurs », cette vie d’agriculteur il n’en veut pas. Il est pourtant passionné par le goût du vin. Dans les années 1990, il revient travailler au domaine, avec l’envie de donner un nouveau souffle aux cuvées du Château Sixtine. Jean-Marc se prend de passion pour la confection du vin, seulement il ne veut pas faire comme tout le monde et ne veut surtout pas faire du vin que pour une élite ou pour coller au nom de l’appellation de Châteauneuf-du-Pape : il souhaite innover et faire bouger les idées préconçues de l’appellation. Sa place à la présidence de l’un des syndicats de producteurs de l’appellation, en est d’ailleurs le témoins.

La conduction du domaine est particulièrement minutieuse et raisonnée. Dans les vignes, on travaille le milieu naturel… de la manière la plus naturelle possible : pas d’insecticides, pas d’herbicides, pas d’engrais chimiques. Au moment des vendanges, (c’est l’étape décisive pour les vignerons !) on opère un double tri : en vigne et en cave, on veut du mûr et que du mûr, pas question de trouver des goûts herbacés on érafle tout ! Jean-Marc compare bien volontiers son métier à celui d’un chef en cuisine :

« pendant les vendanges, ma place est à la table de tri. Tel un chef étoilé, je contrôle et sélectionne la qualité des différents éléments qui vont composer le plat final. »

Et que trouve-t-on dans les sols ? Les terres du domaine sont réparties à 60% sur des sables et à 30% sur des galets, ce qui amène la complexité bien connue des vins des territoires de Châteauneuf-du-Pape. Le Château Sixtine fait la part belle aux rouges avec près de 95% de sa production, le reste va au blanc.

Dans la cave, les plus anciennes cuves sont carrelées. Aujourd’hui elles ne servent presque plus, mais du temps du grand-père de Jean-Marc Diffonty, elles étaient particulièrement appréciées car le tartre n’y adhérait pas et le lavage y était facilité. Aujourd’hui on leur préfère des cuves en inox où la température est modulable : on travaille plus précisément, pour le plus grand bonheur de nos papilles, car oui la température aussi c’est un paramètre important !

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Au caveau : l’unique cuvée en blanc du domaine est un réel coup de cœur à la dégustation (coupe de cœur pour mes papilles surtout !). Il s’agit du Château Sixtine blanc 2016, élaboré à partir de Roussanne et de Clairette (dont l’encépagement devrait augmenter dans les prochaines années sur le domaine). Alors que la Roussane est souvent un cépage vinifié avec la Marsanne, ce qui donne des vins plutôt opulents et expansifs, cette cuvée déroge à la règle. La Cuvée Château Sixtine est toute en intensité, avec une belle part de fraîcheur et une finale sur les agrumes.

C’est en 1952 que le Domaine propose pour la première fois ses vins à la bouteille, et non plus en vrac. Aujourd’hui c’est plus de 95% de la production qui part à l’export et pour avoir des vins les plus reproductibles possibles, les mises en bouteilles se font en une seule traite : une fois les vins prêts, hop ! ils sont embouteillés.

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Du coup si vous souhaitez déguster ces doux nectars, c’est directement à la propriété qu’il faudra vous rendre ! Jean-Marc confie d’ailleurs que les personnes qui s’arrêtent au caveau de vente sont bien souvent les enfants ou les petits enfants des générations précédentes qui elles-mêmes venaient déjà se servir chez les Diffonty. La relève est prise et aujourd’hui l’histoire de du Château Sixtine perdure et a de belles années devant elle !

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INFOS PRATIQUES :

CHÂTEAU SIXTINE,  10 Route de Courthézon
84230 – Châteauneuf-du-Pape
contact@chateau-sixtine.com

Page Facebook
Site Internet

+33 (0)4 90 83 70 51
Le caveau est ouvert du lundi au vendredi, de 9H30 à 12H00 et de 14H00 à 17H30.
(Le samedi sur rdv)

La mer à boireRue du miam

AU VERRE LEVÉ : « Bien Boire et Bien Manger » à Aix

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Rien qu’au nom déjà on sent que la soirée va être agréable… on sait pas vous, mais les soirs d’été on a souvent envie de partager un moment entre copains, et si c’est un endroit où l’on boit du bon, et bien on trouve que c’est encore mieux : voilà une adresse à retenir pour les curieux du vin !

C’est entendu ce bar à vin, non ! Mieux : cette cave à manger (et le tenancier des lieux y tient !) porte divinement bien son nom : on vous explique tout.

C’est quoi l’idée ?

Le concept est très simple : vous pouvez déguster toute la sélection des vins, au verre, et c’est valable aussi pour la bouteille tout au bout de l’étagère ! Un vin vous fait envie, vous êtes curieux ? Le format verre est pour vous. Si vous avez grand soif, ou que vous êtes une tablée : la bouteille sera de circonstance. Et si trop flemmard pour se sociabiliser ce soir : on peut toujours attraper sa bouteille au passage et la déguster tranquillement à la maison. Au Verre Levé c’est aussi une vraie cave.

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« Au Verre Levé c’est un repère d’épicuriens ! »

Un petit creux ?

Oui oui, on peut aussi manger. Non c’est pas juste on mange : on s’y régale avec de belles assiettes à grignoter. Salade de pois chiches comme à Marrakech, riz vénéré avec poêlée de girolles et magrets fumés, burrata avec potimarron et noisettes, ou encore des planches de charcuterie ou fromages sélectionnés chez les commerçants du coin. Côté sucré accrochez-vous : on fond pour les fraises accompagnées d’une chantilly salée + ingrédient magique. Bref : ça change toute les semaines, pas le temps de s’ennuyer.

Fromage lovers, la suite est pour vous ! Depuis début juin, eux devaient s’ennuyer en revanche, car ils en ont rajouté une couche : du mercredi au samedi c’est ouvert le midi et c’est bar à mozza… nous, on a pas encore testé, vous nous en direz des nouvelles !

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Mais au fait, eux, c’est qui ?

Eh bien c’est d’abord Alexandre. C’est lui qui a ouvert le Verre Levé en juin 2016 (bientôt les 2 ans du bar13626998_1718762695011068_1546845733112722973_n : on vous conseille de jeter un œil régulièrement sur Facebook pour le jour-J !). Alexandre au départ il n’a rien à voir avec le milieu du vin. À 20 ans, il débarque à Londres, cherche du boulot et se retrouve assistant-sommelier dans un restaurant sur St James Street. Il y fais ses classes, apprend pendant un an et rentre au bercail : là déjà l’idée de créer son lieu lui trotte dans la tête. Après quelques adresses où il roule sa bosse, il s’associe à un ami et travaille avec ce dernier dans la sélection des vins de la cave Simplement Vin. L’expérience n’a pas encore rassasié Alexandre : l’envie d’ouvrir un lieu où il pourra boire le vin qu’il aime, prend le dessus. Et peu après, Au Verre Levé est né. Il est un amoureux du vin, mieux : un amoureux des gens et des histoires qui font le vin.

Sachez-le vous ne dégusterez pas sans en apprendre un peu plus sur les mains de celui qui a concocté le nectar qui coule déjà dans votre gosier. Parce que c’est ça l’idée : le partage d’abord avec le vigneron et après avec ceux comme vous qui boive leur travail.

Eux, c’est aussi Mike : Mike c’est d’abord un touriste qui vient chercher son vin à Simplement Vin, et puis c’est aussi un copain, surtout depuis qu’il vit vraiment dans le sud. Lui son dada c’est ce qu’il y a dans l’assiette (je vous rassure il aime bien aussi le vin !). L’inspiration ce sont ses papilles et les bouquins : il cuisine comme il aime. Les deux acolytes détestent la routine, du coup une semaine c’est l’un qui fait la carte et cuisine, la semaine suivante c’est l’autre.

Et puis quelques fois, ils rendent leur tablier et laisse la place à d’autres. Ça donne des pop-up avec des chefs invités !

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Et on y boit quoi de bon ?

C’est là que le lieu prend tout son sens. On y boit du vin, de la bière et du champagne. Au Verre Levé on y vient pour découvrir et partager des vins « sains », comme les appelle Alexandre. Passionné de terroirs, il sillonne les salons et les domaines pour y sélectionner ses vins préférés : ceux qui sont bios, en biodynamie ou ceux qu’on dit natures. Ce qu’il cherche avant tout : l’expression du terroir et du raisin. La sélection traverse l’hexagone de part en part et l’on y trouve aussi des pépites étrangères (on a encore sur les papilles les arômes déjantés du Roditis…). Côté bière : tout vient du coin, de brasseries artisanales. En tout, près de 80 références trônent fièrement sur les étagères (y compris quelques bijoux qui vieillissent tranquillement et attendent leur moment).

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La logique de lecture est la même pour tout ce que vous trouverez là-bas : c’est le produit au naturel, avant tout. Une sélection qui en étonnera plus d’un et qui en convertira beaucoup*.

Bref : il faut y aller les papilles et les oreilles en alerte !

(*et qui en a convaincu plus d’un : Au Verre Levé a reçu cette semaine la récompense du Gault et Millau Tour PACA pour la meilleure cuisine pop. Félicitations !!)

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OÙ, QUAND, COMMENT ?

Où ? 15 rue Granet, 13100 Aix-en-Provence

Quand ? Le soir du mardi au samedi (16h-23h30), Le midi du mercredi au samedi (12h-14h30)

Réserver ? Oh que oui, c’est conseillé si vous voulez vous asseoir :
04.86.31.08.15 / vienschezalex@auverreleve.com

Vous en apprendrez plus juste en dessous :

✦ Leur site    ✦ Leur Facebook     ✦ Leur Instagram

Rue du miam

Empanadas Club : un air latino souffle sur la cité aixoise

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Si je vous dis empanadas vous me dîtes ? Oui bon d’accord, vous êtes comme moi, a priori ça ne vous dit pas grand chose. Promis une fois que vous aurez fait un tour chez Empanadas Club vous vous souviendrez de cette petite merveille…

Bon alors revenons à nos moutons : très important on dit UNE empanada ! Merci les cours d’espagnol… D’ailleurs accrochez-vous à l’espagnol parce qu’au restaurant, ils parlent tous espagnol : vous êtes dans l’ambiance latine jusqu’au bout ! Y compris pour la déco d’ailleurs : ça a des airs de Maradona, de musiques qui font voyager et d’ambiance caliente… Empanadas Club vient tout juste de poser ses valises à Aix (l’inauguration est pour bientôt d’ailleurs !), fraîchement débarqué de Montpellier où le concept a vu le jour pour la première fois (et ils comptent bien ne pas s’arrêter là !).

Bon alors c’est quoi UNE empanada ? C’est comme un chausson, littéralement on pourrait le traduire par « mise dans le pain ». Et ça donne des recettes au goût de voyage assuré ! Voyez plutôt :

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Mais d’où leur est venue cette idée ? Et puis d’abord eux c’est qui ?adrien et malik ok

Il s’agit d’Adrien et Malik tous deux montpelliérains, qui se sont rencontrés en voyage… au Guatemala, autant vous dire : la porte à côté! À son retour de voyage, Adrien alors graphiste, fou d’empanadas fait le pari de lancer un restaurant dédié à cette culture d’Amérique du Sud. Et très vite il est rejoint dans cette aventure par Malik, restaurateur depuis toujours (et fils de restaurateur aussi !), avec l’envie d’un nouveau projet. Ces deux-là sont complémentaires : l’un a le projet au corps, l’autre connaît le métier de restaurateur sur le bout des doigts. Aujourd’hui ça fait maintenant 3 ans qu’ils sont associés et le nouveau défi c’est Aix-en-Provence. Aix oui ! Mais pas tous seuls : ça fait maintenant un an qu’ils sont à 6 mains sur le projet dans la cité aixoise. C’est Alexis qui a rejoint la team, il est directeur du restaurant rue Félibre Gaut et il vous met une de ces pêches (normal me direz-vous pour un franco-mexicain !). À projet de choc, team de choc !

Décidément Empanadas Club a plus d’un tour dans son sac, et ça dépote : l’idée forte c’est de trouver l’équilibre entre l’expérience de l’Argentine et le confort du restaurant à la Française. En plus ils n’ont aucun scrupules : ils font même travailler les clients. À vos stylos, c’est vous qui prenez les commandes (ne vous trompez pas hein !).

Au choix, voici ce que vous pourrez déguster :

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Chaque mois la recette n°8 prend de nouvelles couleurs : c’est la découverte perpétuelle… je vous la conseille pour vous laisser surprendre !

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Côté sucré : on se régale d’empanada jusqu’au bout ou on peut aussi tester les petites douceurs dulce de leche – confiture de lait sud-américaine pour les non-initiés : un délice de recette cocooning…

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Ils semblent avoir atterri à l’endroit parfait et se sont trouvé de super voisins qui les ont accueillis les bras ouverts : La Cita et la Vida Loca et à eux tous ils font la vie latine dans le centre d’Aix, rue Félibre Gaut.

Ça fait du bien un concept différent et une cuisine qui change ! Top accueil et super ambiance garantis !

INFOS PRATIQUES :

Où sont ils ? 33 rue Félibre Gaut à Aix
Quand y aller ? Du mardi au vendredi de 19h à 1h, samedi de midi à 15h0 et de 19h à 1h. À partir du 10 juin : ouverture également le dimanche !!
Et on vous conseille de réserver : 04 83 43 29 23
Un petit tour sur Facebook par ici !

Et pour les plus flemmards… (comme moi !) ça marche aussi à emporte via Deliveroo 🙂

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Bien ÊtreLifestyletravel

Découverte suspendue à Venelles : La Bastide Perchée

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On a beau dire que le soleil ne nous réchauffe pas encore tout à fait… on vit quand même dans une région privilégiée !

Oui ! Je suis amoureuse de ma région, encore plus depuis que j’ai trouvé un petit écrin de bonheur niché sur les hauteurs de Venelles… Une maison d’hôtes avec quatre délicieuses chambres.

La Bastide Perchée, vous connaissez ? Non ? Alors lisez plutôt !

Pour découvrir ce lieu il faut d’abord rejoindre Venelles et puis ensuite commence l’ascension… On s’enfonce de plus en plus dans la campagne, et les habitations sont de plus en plus cachées : ambiance chasse au trésor ! Au milieu d’un hameau : un portail, simple, sans fioritures, presque comme tous les autres. Difficile d’imaginer ce qui pourrait se cacher derrière…

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En face de nous : une bastide provençale aux couleurs ocre et marron claires, et de la verdure, beaucoup de verdure. En haut d’un escalier, j’aperçois deux silhouettes : Fanny et Ronan, les âmes du lieu. Curieuse, je les rejoins et l’explosion de découvertes commence. Ils me font visiter leur « chez-eux ».

En haut : c’est chasse gardée, c’est leur cocon à eux. En traversant le salon j’aperçois au fond un tableau. Un beau tableau, comme ceux qu’on voit beaucoup, ici, en Provence. Attendez ! Non pas du tout ce n’est pas un tableau ! Ça n’a rien d’un tableau même : c’est une vue. Je m’empresse de rejoindre la balustrade : un magnifique cadeau m’y attend. Elle trône là fièrement, de tout son long, on la voit rarement dans une telle plénitude, de bout en bout : la montagne Sainte Victoire.

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Là clairement, vous vous dîtes que j’en fais trop… Je vous assure, je n’ai jamais embrassé Sainte Victoire d’une telle manière. Le panorama est fantastique : sur ma gauche, les Alpilles, au loin; sur ma droite les hauteurs de Venelles. C’est un délice pour les yeux ! Pour couronner le tout, monsieur Soleil joue à cache-cache avec la Montage… c’est saisissant !

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En bas : c’est tout pour vous ! C’est la même maison : convivialité assurée. Les hôtes ont leur propre accès : autonomie totale. Vous faîtes comme chez vous ! D’abord vous arrivez dans une entrée partagée, puis vous vous dirigez dans la pièce commune. Et quelqu’un vous y attend… Ste Victoire est encore là, largement plantée sous vos yeux, et vous donne le cadre parfait pour débuter la journée.

Le matin, au petit déjeuner c’est Fanny qui est aux commandes : tout est fait maison avec la plus grande délicatesse, et il y en a pour tous les goûts : pain frais et « green » (100% transport à vélo , merci Ronan !), fruits du jardin (vive les figues de Provence !), et Fanny imagine même quelques fois et sur demande des collations sans gluten : vos hôtes sont aux petits soins ! Dans le salon, pièce commune aux 4 chambres, Ronan et Fanny ont fait une sélection des produits du coin : l’expérience Provence continue jusqu’à vos papilles, de quoi voyager… autrement.

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La Bastide Perchée c’est surtout 4 chambres, que dis-je ! 4 ambiances. Dans chacune un code design, mais surtout une ambiance olfactive : prêt pour le voyage ? Allez zou, lisez !

La première c’est Black & White : style et raffinement. On plonge dans une ambiance texturée : le lit est à la fois poilu, doux, et bordé de croco. La salle de bain vous invite à un instant détente « hammam ». Bonus : la petite terrasse privative invite à la dégustation de vin provençal à l’ombre des arbres…

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La deuxième c’est Céleste : pour un voyage dans les étoiles ! Nuancée dans les tons bleus et gris, celle-ci est discrète et bénéficie d’une vue imprenable sur la belle Sainte Victoire. Mon coup de cœur : la salle d’eau, deux vasques suspendues, douche à l’italienne au centre, et tout en transparence : voyez plutôt !

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Ensuite il y a Cocoon : un instant de douceur. Ça vous dit un bain avec vue ? Là, je fond littéralement : dans le bain ! On est absorbé par l’ambiance cocon, tendre et chocolat.

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Et pour terminer la Suite Zen vous réserve une bulle d’apaisement. C’est le petit bijou pour vous en mettre plein la vue… Cette dernière est plus indépendante, et l’accès à la chambre se fait par l’extérieur : un peu comme s’il fallait vivre un périple en plus ou accéder à une totale zénitude. Dans la suite, vous vous réveillerai avec…. Ste Victoire bien évidemment !

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Côtés commodités : toutes les chambres sont équipées avec l’air conditionné, le wifi, une TV, un minibar, un
coffre-fort, une penderie, un sèche-cheveux et serviettes ainsi qu’une literie où se lover doucereusement ! Le confort de l’hôtel en somme.
Côté tarifs : comptez entre 130€ et 190€ selon la saison ! La réservation comprend la chambre et le petit déjeuner fait maison.

Et pour finir : une petite visite grandeur (presque !) nature ? C’est par ici…

Fanny et Ronan attachent une importance toute particulière à faire découvrir à leurs voyageurs la Provence comme eux la connaissent : on est loin du tout en bois d’olivier ou de la lavande à foison, ici on fait primer la vie « à la Provençale »… celle de tous les jours et d’aujoud’hui surtout. Fanny et Ronan sont toujours à la recherche de nouvelles expériences à partager : ils sont intarissables sur les bonnes adresses alentours et les lieux à visiter, que vous soyez plutôt ballades ou musées. D’ailleurs ils vous proposeront peut être un dîner gastronomique à la maison (mais comme au restau !) ou bien même de devenir le chef autour d’un atelier culinaire ! Si vous êtes plutôt détente : aucun problème, ils s’occupent de tout et vous organise un massage sous un olivier, ou dans la douceur de votre chambre.

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Ça sent bon le paradis n’est-ce pas ? Il y a une chose dont je ne vous ai pas encore parlé : vos hôtes ! Tous deux entrepreneurs et très actifs, la Bastide Perchée c’est leur projet commun.

Fanny est originaire du Lubéron où elle a vécue petite. À la tête d’une entreprise de service informatique, elle met un point d’honneur à être a l’écoute de ces collaborateurs. Elle est en perpétuellement recherche de plus d’humain dans son métier. Fanny est curieuse de sophrologie et PNL, qu’elle pratique par passion. Expatriée au Maroc plusieurs années, elle est récemment revenu dans le Sud de la France où elle s’est installée, pour un bon bout de temps !
Ronan, lui, vient de Bretagne. Aussi bourlingueur, il a vécu à New York et Pékin avant de tomber amoureux du Sud et d’y poser ses valises. Entrepreneur dans l’informatique (lui aussi !) il travaille avec les commerçants connectés pour leur proposer des solutions adaptées. Féru de gastronomie et de vin, il s’est découvert récemment une nouvelle casquette : celle de jardinier !

La Bastide Perchée c’est leur nouveau « bébé », ils mettent depuis 1 an maintenant, un point d’honneur à « faire vivre » la Provence à leurs convives. Le partage est au coeur de leur vie : ces deux rayons de soleil illumineront votre séjour !

INFOS PRATIQUES:

Le site web : www.labastideperchee.fr

Un petit tour sur les réseaux sociaux ? Sur Facebook ou sur Instagram

Et ceux qui y sont déjà allé qu’en pensent-ils ?

Où la trouver : La Bastide Perchée, 240 allée du Castellas 13770 Venelles
Comment joindre Ronan et Fanny : +33 6 51 45 35 23 (Fanny) +33 7 87 85 42 56 (Ronan)
Ou bien par mail : contact@labastideperchee.fr

Pour des infos sur les tarifs c’est juste ici

Ça flane

{ Châteauneuf-du-Pape } : Domaine Chante Cigale, un vin qu’il fait bon fredonner

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Après quelques pérégrinations dans les plaines de Châteauneuf-du-Pape, il est l’heure de vous partager mes découvertes. J’ai eu envie de parler de l’appellation Châteauneuf-du-Pape à travers trois domaines : vous êtes prêts ? Allez, c’est parti !

Pour commencer chaussez vos lunettes et lisez cela, et promis après on reparle de trucs plus rigolos :
D’abord c’est quoi une appellation ? C’est un peu comme une grande famille dans laquelle on (alors, pas nous bien entendu, mais un organisme qui s’appelle l’INAO) regroupe différents domaines viticoles, d’une même zone géographique et qui travaillent de manière similaire. 
Ça sert à quoi ? L’idée c’est de garantir une même origine des vins concernés ainsi qu’une certaine typicité de fabrication notamment. Du coup ça peut aussi nous aider dans la dégustation : plus facile de rapprocher deux vins quand ils font partie de la même appellation.
Et pourquoi l’appellation de Châteauneuf-du-Pape pour commencer ? Et pourquoi pas ? Parce que tant qu’à commencer, autant choisir quelque chose qui parle un peu au commun des mortels (à nous tous donc !) et puis c’est pas très loin de chez nous : 1h de voiture et vous voilà au beau milieu de ces vignes si connues ! Comme ça, si le coeur vous en dit : hop, hop, hop, on prend les copains et/ou les enfants sous le bras et on les embarque avec nous (les découvertes c’est toujours plus sympas à plusieurs !), et on visualise le terrain. Et puis, c’est la première appellation à avoir vu le jour en France !

Le premier domaine où j’ouvre mon carnet c’est celui de Chante Cigale… Qsss qsss qsss qsss… vous les entendez vous aussi ? On les écoutera bientôt pour de vrai ! Le Domaine de Chante Cigale existe depuis plus de 150 ans. À l’époque comme aujourd’hui c’est la famille propriétaire du Domaine qui travaille les terres, vinifie et commercialise les vins. Depuis maintenant plus de 20 ans, Alexandre Favier a repris la tête du domaine sous l’œil attentif de son père. Et c’est bien entouré de son équipe qu’il produit les doux nectars dont je vais vous parler.

Domaine Chante Cigale

Alexandre Favier, on le croise peu sur le domaine, on m’explique d’ailleurs que son dada à lui, ce sont les vignes et les vignes avant tout : c’est là d’où il vient (la pioche à la main !). C’est un homme de la terre, presque un homme de l’ombre… et pourtant il est l’âme même du domaine. Finalement ça colle assez bien avec la philosophie de Chante Cigale : le vin ici n’est plus le travail d’un seul homme. Ce sont les réflexions de concert qui donnent ces cuvées si particulières. Les rôles sont bien répartis : à chacun sa passion, à chacun sa touche, à chacun sa place.

C’est avec Jean-Yves Pomaret, l’œnologue du domaine Chante Cigale depuis maintenant 10 ans, que j’échange sur leur vision de la vigne et du vin. Il m’explique que le domaine s’étend sur 48 hectares et sur plus de 40 parcelles morcelées sur l’ensemble du territoire de Châteauneuf-du-Pape : incontestablement cela donne des indications sur la richesse et la diversité de ce que l’on va retrouver dans nos verres ! Toujours en parlant de diversité, l’encépagement du domaine est multiple : Mourvèdre, Syrah, Grenache et Cinsault sont en tête, Chante Cigale est là fidèle à l’appellation dans ses choix.

Pour autant, la position du domaine est pleine d’ambivalences : entre respect des traditions de l’appellation et volonté de nouveautés, voyez plutôt…

CICADADans la région de Châteauneuf-du-Pape, on pense souvent « vin rouge » et beaucoup moins « vin blanc »; chez Chante Cigale, on ne fait pas comme tout le monde : la proportion de blancs s’élève à 15% de la production (contre environ 5% sur l’AOC). La discussion avance et j’apprend qu’un nouveau défi est au cœur de la vie du Domaine : le passage en bio de l’ensemble des parcelles pour l’an prochain ! Autant dire qu’en 2018 ils ne risquent pas de chômer ! Bien que le domaine soit d’ores et déjà en agriculture raisonnée et en grande partie avec des levures indigènes (comprenez pas d’ajout de petites bébêtes extérieures), c’est un véritable challenge que se lance cette équipe de jeunes vignerons.

En fait le domaine Chante Cigale est un peu la maison des challenges : l’un lance l’idée et puis les autres renchérissent et tous avancent avec ce nouveau postulat… jusqu’à la prochaine nouvelle idée ! De quelles idées décalées je parle ?  Eh bien voilà quelques exemples : des cuves ovoïdes en béton (on ne saurait précisément expliquer ce qu’il se passe dans ses cuves, mais ce dont on est sûr, c’est que la vinification qui en résulte est bien plus homogène et apporte un vin plus pur et plus élégant), une cuve pyramidale (si, si je vous assure ! Et seulement une seule cuvée y met les pieds : EXTRAIT) ou encore l’idée de faire naître une cuvée toute particulière qui tranche un peu sur un domaine du coin : THE CICADA, un vin de copains gourmand qui finit de convaincre les plus sceptiques, au budget serré. The Cicada c’est le petit dernier, il a 5 ans maintenant, et comme ses grands-frères, il met lui aussi le Grenache à l’honneur : gourmand et fruité il est à boire dans sa jeunesse.

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Tiens, justement parlons des autres vins : le domaine Chante Cigale produit 8 cuvées différentes, dont 3 en AOC Chateauneuf. Là encore on retrouve cette ambivalence du domaine : la présence indispensable de cuvées qui font partie de l’AOC, mais à côté on aime bien faire de nouvelles expériences. D’ailleurs les deux cuvées qui portent le nom de « VIEILLES VIGNES » en sont l’exemple parfait : elles se font écho dans leur esprit et expriment toutes leurs différences dans le verre. Toutes deux mettent le Grenache et la Syrah à l’honneur, et sont produites quasiment en même quantité. La première fait partie des vins de l’AOC, la seconde en est exclue. L’une, toute en finesse, met en valeur des arômes subtiles de fruits noirs et de fraise. L’autre plus puissante, tire sur le réglisse et les fruits macérés. La première s’accompagne divinement de plats provençaux travaillés, de gibiers en civet ou de fromages bien affinés. La seconde fera un mariage délicat avec des mets plus simples mais tout aussi goûteux : la ratatouille de votre grand-mère ou les côtelettes grillées de vos première grillades de l’été. En somme des vins qui n’ont clairement rien à voir et qui pourtant sont le produit des mêmes cépages, des mêmes vinification : c’est là tout l’intérêt de l’expression du terroir !

bandeau04_page02-2-1400x475La dégustation continue en compagnie de Jean-Yves Pomaret et Jimmy Audouard qui seconde l’équipe commercialisation et communication.

Mon coup de cœur : la cuvée EXTRAIT en rouge.
Les vignes sont centenaires. Cuvée à 80% Mourvèdre : la structure est au rendez-vous. C’est 600 bouteilles : oui mais c’est quali ! Toute la cuvée est travaillée par gravité : on intervient le moins possible sur le raisin (on vinifie avec la grappe et on foule à peine les baies). Le truc en plus ? C’est la vinification dans la cuve pyramidale, bâtie sur le principe du nombre d’or. Et ce que ça lui apporte ? Une meilleure infusion du marc, une meilleure expression du fruit et du terroir de la parcelle Calada (qui porte bien son nom vu sa composition : des galets roulés). C’est la cuvée par excellence qui « traversera les décennies » : ça promet ! Au domaine on le garde 5 ans avant d’envisager de le faire déguster et on conseille de l’oublier un peu dans sa cave (pas plus de 15 à 20 ans tout de même !).

De belles découvertes sur ce Domaine Chante Cigale : on y mêle simplicité et volonté innovation. Le respect des traditions  compose avec la conquête d’un nouveau souffle; le tout grâce au travail de cette nouvelle génération !

Infos pratiques :
Domaine Chante Cigale
7 Avenue Louis Pasteur, 84232 Châteauneuf-du-Pape
www.chantecigale.com
04 90 83 70 57
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 18h
Pensez à vous annoncer si vous souhaitez déguster !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, le bon vin se consomme avec modération !

La mer à boireLifestyle

W – Wine & Wo-Men Club ou quand le vin devient passionné à Aix

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Enfin ! Revoilà le printemps qui pointe le bout de son nez… et qui dit printemps, dit soleil, et qui dit soleil, dit fin de journée agréable, et qui dit fin de journée agréable : est forcément accompagnée d’un verre de vin !

Un verre de vin certes mais pas n’importe comment !  Et c’est un peu l’idée de ce nouveau club de vin fièrement né à Aix-en-Provence et qui compte bien éclabousser un peu partout…

Mais d’où ça sort cette idée de club de vin ? 27973167_146767376018570_1015285179722651628_n

« W – Wine & Wo-Men Club » : ça en jette non ?

Derrière ce nom il y a clairement l’idée de s’amuser un peu avec la lettre W, je vous conseille d’ailleurs de zieuter leur Instagram pour voir ça de plus près
>>> par ici.

« W » (c’est le p’tit nom pour les adeptes !), c’est la rencontre de quatre femmes (Gaëlle, Marie-Astrid, Erika et Séverine), curieuses d’abord, amatrices de bons vins surtout, et avec l’envie d’apprendre et de transmettre aussi ! Du coup ça donne ça : une association qui promeut la dégustation et la découverte œnologique. Le but : découvrir le vin autrement et en s’amusant, à bas les cours d’experts où l’on n’ose piper mot … Voici un bref portrait de chacune d’entre-elles :

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Que peut-on faire avec W ?

W vous a concocté un programme bien chargé ! À chaque moment son format, W est bien décidé à vous faire voir le monde du vin sous toutes ses coutures : l’association s’est créé une garde-robe sur-mesure et se glissera au gré des envies dans chacune de ses parures, lisez plutôt…

Le mardi soir, on vous proposera des cours d’initiation et d’apprentissage (W-Wine Tasting et  W-AfterWork). Le samedi matin ce sera plutôt cours de perfectionnement autour d’un vin atypique ou de son étude organoleptique (W-Wanted Wine ou e W-Wine learning).

« Il paraît que c’est à une heure matinale que nos papilles sont les plus réceptives… »

Et puis les adhérents pourront bénéficier de rendez-vous exceptionnels comme une sortie dégustation, un week-end découverte d’un domaine ou encore une escapade autour d’un vin étranger (W-Walk&Wine, W-Week-End et W-World Wine Tour).

Ça donne envie non ? Surtout quand on imagine que c’est avant tout du partage de moments nourrit d’échanges entre passionnés.

À quoi ça ressemble, un atelier du mardi soir chez W ?

ICM a testé pour vous !

«Wine&Wo-Men Club, un club où riment convivialité avec parité et apprentissage avec partage !»

Alors oui clairement, dans la devise il y a tout :
Lorsqu’on arrive sur le lieu de la dégustation à Chapitre Vin, on sait déjà que le moment sera sous le signe du partage. À vrai dire on a plus l’impression de débarquer à un rendez-vous de copains… Tout le monde se dit bonjour, on prend le temps de se présenter et parfois même de raconter sa journée en attendant les derniers participants.
Et puis d’un coup le chef d’orchestre de la soirée sonne le gong, Marie-Astrid capte l’attention et c’est parti : tout le monde s’assied autour de la grande tablée. Devant chacun d’entre nous : des verres, des cartes géographiques, des fiche de dégustation. Pas de panique ! Tout ça va nous aider dans notre apprentissage !

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Instant pédagogie : les bons élèves posent des questions sur la dernière session, les moins assidus écoutent attentivement… On s’emmêlent un peu les pinceaux et tout le monde en rit : ouf ! ça fait du bien ! On revoit un peu les bases expliquées la fois d’avant, bref on met son cerveau en mode vin !
Autour de la table nous sommes une quinzaine : des femmes, des hommes, des jeunes, et des moins jeunes, des amateurs et des grands novices… tous en alerte pour commencer les dégustations.

Le premier vin coule déjà dans nos verres, les regards s’illuminent : et la magie opère. On déguste comme les pros : tous nos sens sont en éveil, d’abord on regarde le vin, puis on le sent, et enfin on le goûte. Tout le monde y va de son impression de son commentaire. On est pas toujours d’accord mais c’est ça qui est enrichissant ! Et vous savez quoi ? Toute l’équipe se prête au jeu : ce soir-là c’est sous le regard attentif de Marie-Astrid, que Gaëlle et Erika donne fièrement l’exemple et dégustent avec nous : normal pour des passionnées de vin me direz-vous !

W a toujours plus d’un tour dans son sac. Marie-Astrid, pédagogue veut nous apprendre les cépages, et elle a trouvé un super moyen, je vous laisse regarder, des images sont toujours plus probantes que de longues phrases :

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Chacune de ces compositions correspond à l’un des cépages étudiés ce soir-là : on plonge d’abord notre nez dans l’une des compositions, on retrouve des arômes que l’on connaît ou que l’on redécouvre. Et puis ensuite on fait la même chose avec notre verre de vin : et là magique, ça fonctionne : on est dorénavant capable d’identifier les premières caractéristiques d’un vin.

Alors maintenant je vous propose un petit défi  (et vous nous répondrez en commentaires de l’article !).
But du jeu : retrouver à quel cépage correspond chacune des photos (indices : il s’agit de Vermentino (ou Rolle), de Sauvignon et Grenache). On a hâte de savoir quelles paires vous trouverez !

Ce soir-là on déguste deux vins blancs et deux vins rouges, voyez vous-même :

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On a partagé aussi de belles planches de fromages et charcuteries (ça fait partie de l’événement !) et on s’est même amusé à faire des accords avec les vin que l’on avait dans nos verres.

W c’est donc un super moyen d’en apprendre plus sur le vin et sur ses sens ! C’est aussi de belles rencontres et un moyen de partager une passion : longue vie à W-Wine & Wo-Men Club !

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INFOS PRATIQUES :

Le prix des adhésions ?
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Le prix des ateliers avec adhésion ? à partir de 25€
Le prix des ateliers sans adhésion ? à partir de 45€
Plus d’infos sur les pages Facebook des événements (restez à l’affût sur les réseaux sociaux !)

Un mail ? contact.wclub@gmail.com

Un téléphone ? +33613241928 (c’est Gaëlle qui vous répondra !)

Un compte Facebook ? >>> ici

Un compte Instagram ? >>> ici

BONUS
Et si on est adhérent, on a -10% chez tous les partenaires de W (La Cave du Cours (Aix), Les Canons de Vauban (Marseille), Chapitre Vin (Aix) et Saumon Passion (Aix))  et on peut se balader avec ce super totbag ! (À la rédaction d’ICM, on adore !!!)
Alors on vous y voit quand ?

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, le bon vin se consomme avec modération !

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La Cave du Cours Mirabeau : histoire d’une famille

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C’est l’histoire de Romain, Rebecca, Oscar et de ce lieu mystérieux : une vraie cave, bien cachée, sous notre cher Cours Mirabeau.

Eh ! Vous y avez cru, avouez, vous pensiez que j’allais encore vous raconter une de ces histoires rocambolesques de personnages aixois dont on ne se souvient plus et souvent pas très connus… et bien non! Enfin pas tout à fait… cette histoire-là, de cette famille-là pourrait bien marquer un peu l’Histoire d’Aix, en tout cas ça commence bien.

Comme vous n’étiez pas avec moi lorsque j’y suis allée, j’ai pris quelques photos pour recréer l’ambiance. Voyez plutôt : ma ballade d’un jour commence ici, vous reconnaissez ?

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Allez, on entre ? À votre tour de pénétrer dans les entrailles du Cours Mirabeau et d’emprunter un superbe escalier, vous apprécierez le chemin presque initiatique qui, enfin, s’ouvre sur une caverne d’un style disons… gourmand !

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Bon, on a bien parlé du lieu, parlons maintenant des humains qui s’y trouvent. Oui parce que découvrir des lieux à Aix, c’est aussi (et surtout !) découvrir des gens, et ceux-là m’ont réservé un accueil plus que chaleureux : j’ai profité de chaque seconde de cette rencontre seule, mais je voudrais vous partager la magie de ce moment : alors lisez.

Romain c’est le coeur du projet : sa vie juste avant c’était de trouver la maison de vos rêves; aujourd’hui il préfère trouvé le nectar dont rêvent vos papilles. Bon vivant, rugbyman, il aime la bonne cuisine et la partager autour d’un bon vin, si possible avec des copains : c’est tout naturellement qu’il s’est tourné vers le vin.

Rebecca c’est la tête du projet : sa vie juste avant c’était la traduction, puis ensuite l’e-commerce et l’e-marketing, le tout saupoudré d’encore un peu de traduction. Discrète, calme, mais enjouée et toujours à l’affût de bonnes idées.

Ils ont eu la folle envie de se lancer dans un projet… à deux : et là paf ! Romain trouve sans vraiment chercher, ce lieu caché : la cave du 19 Cours Mirabeau. Commence alors un pari dingue et une nouvelle vie pour ces deux-là. Et le dernier protagoniste vous me direz : c’est Oscar, c’est la cerise sur le gâteau de ce projet, le fils de Romain et Rebecca, qui fait son entrée quasi en même temps que l’inauguration de la cave. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : les voilà dans le même temps cavistes et parents.

Vous l’aurez compris, la Cave du Cours Mirabeau, c’est avant tout une histoire de passions !

À la cave Romain est là pour vous conseiller, il est votre sommelier. Rebecca c’est le chef d’orchestre de toutes vos soirées. À la cave du 19 Cours Mirabeau, vous pouvez dénicher de nouvelles pépites à déguster, ou bien venir y passer une soirée organisée pour marquer le coup à un anniversaire ou encore en mode dégustation à l’aveugle entre collègues.

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Pour eux deux, cette cave c’est avant tout une aventure humaine, alors volontairement, il n’y a aucune photo ni de Rebecca, ni de Romain : c’est eux qu’il faut aller rencontrer, parce que des caves vous en avez déjà vu plein, alors rencontrez plutôt des humains !

Comment font-ils leur sélection ? C’est simple : chaque bouteille a son histoire, pas juste l’histoire qu’on vous racontera partout et qu’on vous resservira à tout va sur les contre-étiquettes  « Savant équilibre entre fruits et épices, cet assemblage Syrah et Grenache…. », non là je vous parle d’une histoire de cœur à cœur. C’est une bouteille dégustée avec un cousin à Paris, qu’un copain a rapporté d’une soirée. C’est une bouteille, fruit de la découverte d’un vigneron au détour d’une discussion. C’est une bouteille dont on connaît le nom, mais qui surprend en la goûtant. C’est une bouteille d’une région moins connue ou délaissée et que Romain et Rebecca ont adoré.

Et c’est quoi le plus de la cave ? Alors là, réponse facile : au 19 Cours Mirabeau ne règne pas que la passion du vin, et pour cause Romain se fait un plaisir de mettre à l’honneur les spiritueux. C’est clairement l’occasion de faire mentir ses préjugés sur les alcools forts et de goûter enfin des spiritueux qui ont du goût. Derrière la pièce principale, vous découvrirez un espace dégustation de spiritueux. Vous ne choisirez plus la bouteille de gin pour la fête des pères au hasard ou encore le cadeau de noël de papy à l’étiquette : Romain guide votre nez et votre goût, mais toujours à l’aveugle, bien sûr…

C’est quoi la suite ? Dès le mois de Mars, la Cave du Cours Mirabeau proposera une fois par mois un évènement « Le 20 c’est le vin ». L’idée ? Et bien, seul, à deux ou en bande de copains vous choisirez une bouteille dans la cave, et le but ensuite c’est d’en parler et d’échanger avec les autres personnes de la soirée sur les nectars choisis. Vous aurez de quoi grignoter pour un petit supplément de rien du tout, et à vous une soirée qui sort de l’ordinaire, parfaite pour faire de belles rencontres dans le verre et sous la terre !

INFOS PRATIQUES:
La Cave du Cours Mirabeau
19 Cours Mirabeau (même bâtiment que le restaurant Côté Cour)
En rentrant, descendre l’escalier au fond du hall à droite.

Horaires d’ouverture : du Mardi au Jeudi 10h-13h30 /15h30-19h, le Vendredi jusque 20h, et le Samedi non-stop 10h-20h
Téléphone : 04.42.58.55.08
Mail : contact@lacaveducours.fr
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