La rédaction

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Une ruelle oubliée, ou plus loin, un coin de Provence à faire briller... J'aime profondément Aix en Provence et la région. Suivez-moi dans mes bonnes adresses et surprises en Pays d'Aix ! Rédac chef de cette fabuleuse aventure et fondateur du site en septembre 2016 ! Par ailleurs, je propose des services en communication digitale originale pour les commerçants et professionnels du tourisme en Pays d'Aix : www.monroadtripenprovence.fr (Community management / Ecriture "sensorielle" / Atelier de réseaux sociaux 2018, département 13, 84, 04)

Actu

Tempête en Corse et en Provence : suivez les dernières prévisions et actualités…

medicaneImage du satellite Terra en début d'après-midi de vendredi 28

L’art de passer de l’été indien à l’hiver brutal en 2 jours… Notre Méditerranée va être le terrain d’un temps exécrable cette semaine, comme nous vous l’indiquions dès mercredi dernier. Voici notre fil d’actualité du jour.

Évitez les trajets vers le Var et vos embarquements pour la Corse les prochaines heures.

16h02 : Courte accalmie en Provence demain, puis forts orages et vents violents de retour mercredi

Il Court Mirabeau, votre blog d’actualité et de bonnes adresses aixoises, vous tiendra au courant de l’actualité météo des prochaines heures. Nous vous invitons à suivre notre page pour rester informés avec l’essentiel.

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#ajaccio #adrian #trucsquivolent

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15h56 : Fortes pluies et rafales à près de 80 km/h attendu dans les Bouches du Rhône ce lundi soir

De violents orages vont remonter toute la journée de Mediterranée et concerner la Corse, les Alpes-Maritimes et le Var, et l’Est des Bouches du Rhône. « En peu de temps sous orage, des cumuls de l’ordre de 70/100 mm sont possibles. Ces orages s’accompagnent de fortes rafales de vent de l’ordre de 100 à 120 km/h voire plus ainsi que de chutes de grêle. Des phénomènes de trombe et de tornade sont possibles en Corse et dans une moindre mesure sur le 06 et le 83. » publie Meteo France dans son communiqué de vigilance émis à 12h30. »

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Carte des précipitations en Provence datée de 16h02 (Source : infoclimat) : En bleu : pluie modéré, en vert : pluie forte : en orange et violet : pluie torrentielle)

15h49 : 150 km/h prévu en Corse dans les prochaines heures

Le centre ville d’Ajaccio est actuellement en cours d’évacuation.

15h44 : La Corse passe en vigilance rouge – Le Var en vigilance orange

Actu

Du presque jamais vu : les températures vont chuter de 18°c à Aix !

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Finis les 25 à 27°c de ce jeudi après-midi ! Qu’on se le dise : l’été indien va plier bagages vendredi soir sur le Cours Mirabeau ! Voici le temps attendu dès ce weekend avec une chute des températures assez exceptionnelle pour la saison…

  • Samedi 27 : pluie et températures de l’après midi comprises entre 10 et 12°c (contre 27°c encore ce jeudi)
  • Dimanche 28 : toujours un temps hivernal avec un mercure qui plafonnera à 13°c
  • Lundi 29 : temps variable et des températures encore en baisse : pas + de 9°c au meilleur de la journée…

Les premiers flocons apparaîtront sur notre région en début de semaine prochaine à des altitudes parfois assez basses. On passe donc de l’été à l’hiver (et c’est parti pour durer…).

Un phénomène parti pour durer ?

La semaine prochaine, les températures dignes d’un mois de décembre vont concerner le Pays d’Aix pendant près d’une semaine avec des maximales autour de 14, 15°c, le tout ponctué d’un temps bien variable et venteux.

Un temps exceptionnel pour la saison ?

Il faut dire qu’on partait de très haut pour la saison… 27°c fin octobre c’est exceptionnel, finir avec 11°c, 2 jours après, ça l’est tout autant. 

Comment expliquer la situation ? 

De l’air polaire va s’engouffrer sur la France dès vendredi soir, en flux de Nord. Cela aura pour conséquences de réactiver les précipitations dans un premier temps, puis un mistral vigoureux dans un second temps, dans notre région.

Actualités France

Jean Yves le Prof

Retour vers le futur : elle était où, la Fac, à Aix  ? Episode 2 : d’Henri IV à la Révolution

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Saison 3, épisode 2

Jean-Yves, le Prof

HENRI IV CRÉE LE COLLÈGE BOURBON

Dans le premier épisode, nous avons vu que, dès l’origine, en 1409, l’Université (Facultés de droit et de théologie) était installée en face de la cathédrale Saint-Sauveur (en gros à l’emplacement actuel de l’IEP, mais dans un bâtiment antérieur à l’actuel, et qui ouvrait non sur la place-alors occupée par des maisons- mais dans l’actuelle rue du Bon Pasteur). Henri IV va souhaiter, en expédiant à Aix des lettres patentes, en octobre 1603, élargir les champs disciplinaires, en créant, en dehors de l’université elle-même, le Collège Bourbon.

Il souhaitait qu’on y enseigne « pour l’instruction de la jeunesse, tant en lettres humaines et philosophie que faculté de théologie, jurisprudence et médecine, aux mêmes honneurs, privilèges, prérogatives, immunités et franchises que celles des autres collèges et universités du Royaume ». Création faite sans tenir compte de l’université existante !

Cela concernait non seulement les matières qu’on enseignait déjà à l’université d’Aix, théologie et droit (existant donc un temps en « double », comme quoi la « concurrence » entre facultés, que l’on connaitra à nouveau à partir de 1973 jusqu’à la fusion des universités, existait déjà au 17° siècle), mais aussi lettres (on disait « Arts ») et médecine (qui était déjà enseignée le siècle précédent à Aix, sans être vraiment organisée en une faculté, donc des siècles avant Marseille, qui n’aura qu’au 19° siècle une « école secondaire de médecine », transformée au 20° siècle en faculté de médecine). Cela peut surprendre, mais on enseignait donc la médecine à Aix au 17° siècle (et même au 16° !) et on y a fait venir pour cela des professeurs d’autres établissements. Ce sont les Etats provinciaux qui en assurèrent le financement.

Comme le fait remarquer le professeur Jean-Louis Mestre « les docteurs de l’Université traditionnelle s’opposèrent à ce qu’ils considérèrent comme une remise en cause de l’institution traditionnelle ». Dès 1621, ce sont les jésuites qui dirigèrent le collège Royal de Bourbon, et la faculté des Arts disparut rapidement en tant que véritable Faculté (il faudra attendre le milieu du 19° siècle pour qu’Aix ait à nouveau une vraie faculté des lettres). Très vite l’Université emporta le bras de fer, les Facultés créées par Henri IV étant absorbées par elle (et les professeurs royaux intégrés à la corporation des docteurs).

La Faculté de de médecine était sans doute la plus fragile, en dépit des réglementations du Parlement d’Aix, qui interdit l’exercice de la médecine dans la province à ceux qui n’étaient pas diplômés de la Faculté d’Aix ! Certes, on a créé des chaires importantes, comme celle d’anatomie, et l’aspect pratique était assez réputé à Aix, mais il faut bien dire que les facultés de médecine plus anciennes (surtout Montpellier) avaient un prestige bien supérieur. Cependant, elle a existé jusqu’à la Révolution et, en 1789, il y avait encore 3 professeurs. Quant à la Faculté de théologie, elle eût toujours des étudiants, surtout lorsque y ont été inscrits les élèves des séminaires même si sa réputation n’était pas la meilleure.

Mais, abolie à la Révolution comme toutes les autres, elle sera recrée au 19° siècle, dans l’université publique, avant de disparaitre définitivement, en tous cas dans l’université publique. Le résultat, c’est que la Faculté de droit est la seule institution qui, en dehors du bref épisode révolutionnaire, ait toujours existé à Aix depuis la création de l’université en 1409. Les autres ont soit disparu, soit été créées ou recrées beaucoup plus récemment. On peut dire clairement que la Faculté de droit est à Aix la doyenne des Facultés. Mais n’oublions pas que la qualité a varié suivant les époques (elle s’est considérablement améliorée à partir des réformes initiées sous Louis XIV et pendant la période de gloire du Parlement de Provence au 18° siècle) et surtout le nombre d’étudiants, puisqu’au 18° siècle, on comptait en moyenne 60 étudiants en droit et 20 en médecine !

LE BATIMENT D’ORIGINE MENACE RUINE

Cela signifie que les besoins en locaux n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui et des plus de 30 000 étudiants aixois actuels ! Or, comme l’explique Jean Boyer dans son étude sur le patrimoine architectural d’Aix et en particulier sur l’ancienne Faculté de droit, Henri IV avait émis le vœu que le bâtiment dont nous avons parlé dans le premier épisode, en face de la cathédrale, soit amélioré par la création d’un portail d’entrée. Jean Boyer explique qu’un maître-maçon d’Aix, Nicolas Laurans, en fût chargé, recevant des ordres précis pour un portail monumental, servant de porte d’entrée, avec des colonnes de « bonne pierre de taille », le tout richement orné et décoré. Tour était prévu dans le détail, y compris les armoiries royales.

Mais l’auteur souligne que ce portail, construit à l’entrée de l’Université pat Nicolas Laurans, « n’existe malheureusement plus de nos jours » ; cependant, grâce au contrat signé en 1604, on peut s’en faire une idée : une porte en pierre d’une largeur de deux mètres, avec deux colonnes d’une hauteur de 4,5 mètres, soutenant un entablement d’ordre dorique, richement décoré avec les armoiries du roi, de la province et de la ville d’Aix. La porte s’ouvre sur un passage voûté, sur lequel il y avait même une chambre pour le portier, puis une cour intérieure. En outre, le succès de l’université a conduit à agrandir les locaux par de nouvelles constructions en bordure de la place Saint-Sauveur, pour accueillir les cours de droit et de médecine. On reste donc toujours au même emplacement.

En dépit de ces agrandissements non négligeables, la dégradation du bâtiment le plus ancien se poursuivait. Dès le règne de Louis XIV, l’université n’a cessé de réclamer les crédits nécessaires pour réaliser les travaux. Rien de sérieux ne fût fait et « l’état de délabrement des bâtiments ne fit que s’aggraver » ; la situation devint alarmante, au point que le primicier (l’équivalent de nos doyens) a adressé une supplique au Roi, parlant d’un bâtiment qui menace ruine ! Le Roi (Louis XV) n’ayant rien voulu entendre, l’assemblée des Communautés de Provence, fortement influencée par l’archevêque d’Aix, chancelier de l’Université, décida de prendre en charge les travaux. Comme quoi, hier comme aujourd’hui, les collectivités locales ont toujours joué un rôle important pour le financement des universités. C’est l’architecte Georges Vallon qui fût chargé de ceux-ci.

LE NOUVEAU BÂTIMENT EST CONSTRUIT EN 1741-43

Cependant, comme le fait remarquer Jean Boyer, après avoir envisagé d’importantes réparations, Georges Vallon comprit qu’il fallait détruire tous les anciens bâtiments de l’époque gothique et même les plus récents, et « sur leur emplacement, Georges Vallon construisit en 1741 » le bâtiment qui sera celui de la Faculté de droit jusqu’à son déménagement au milieu du XX° siècle vers l’actuel campus Schuman, et qui est toujours aujourd’hui celui de Sciences Po. A quelques détails près, on peut donc dire que l’aspect extérieur de l’actuel bâtiment principal de l’IEP est celui que les étudiants en droit ont connu depuis le milieu du 18° siècle.

Chacun connait ce bâtiment, mais voici la description technique qu’en donne Jean Boyer : « Cet imposant édifice, qui se dresse en face de la cathédrale Saint-Sauveur, occupe un large quadrilatère délimité au nord par la rue de Jouques, à l’est par la place de l’Université, au midi par la rue du Bon Pasteur et à l’ouest par les bâtiments et jardins qui appartenaient avant la Révolution à la Congrégation de l’Oratoire. Sa façade principale, orientée à l’est, s’inscrit, à l’exception de son fronton central, dans un rectangle dont la largeur égale deux fois la hauteur. Elle est flanquée à chaque extrémité de pilastres à défends et couronnée, sous le toit, d’une corniche soulignée de denticules. Son ordonnance principale, qui comporte deux étages sur rez-de-chaussée, est caractérisée par l’importance que Georges Vallon a donnée au rez-de-chaussée qui occupe à lui tout seul la moitié de la hauteur totale de l’édifice ».

«  Au centre de cette façade se dresse un avant-corps en légère saillie, souligné de pilastres à refends, qui occupe à peu près le quart de la hauteur de l’édifice. Au rez-de-chaussée de cette avant-cour s’ouvre une haute porte cintrée portant à la clef un macaron entouré d’acanthes. Deux colonnes jumelées d’ordre dorique l’encadrent et soutiennent un entablement du même ordre, qui supporte un gracieux balcon en ferronnerie. La même ordonnance se répète au premier étage avec une porte-fenêtre cintrée, encadrée de doubles pilastres d’ordre ionique qui soutiennent à leur tour un entablement brisé sur lequel prend appui un fronton triangulaire dont le tympan est décoré d’un bas-relief allégorique ».

LA FAÇADE EST LA MÊME QU’AUJOURD’HUI

La construction a eu lieu en 1741-43, tous les détails étant donnés dans l’article de Jean Boyer. Pour l’essentiel, on peut considérer que ce que nous voyons aujourd’hui, du moins de l’extérieur, ressemble beaucoup au bâtiment qu’ont connu au XVIII° siècle Portalis, Siméon ou encore le professeur Jean-Joseph Julien. Et si la Révolution a entraîné la fermeture des universités, le bâtiment a simplement été désaffecté, sans souffrir trop gravement, contrairement à d’autres édifices, de la situation troublée. Lorsque Napoléon recréera les universités, et que la Faculté de droit retrouvera sa place, le bâtiment sera donc le même, nécessitant quand même quelques travaux. Et il restera ainsi, du moins pour la façade, à quelques détails près, la seule modification importante étant la création d’un bas-relief allégorique dans le tympan du fronton central. Ce bas-relief, installé en 1881, représente « la Faculté enseignant le Droit ». Pour le reste, la façade n’a pas changé, mais elle a fait l’objet d’une restauration nécessaire en 1965, permettant aussi à la pierre des carrières de Bibémus de retrouver la «  chaude couleur ocrée » d’origine. Quant au buste de Peiresc (Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, un Aixois, 1580-1637, était conseiller au Parlement de Provence, juriste, docteur en droit, scientifique, homme de lettres et astronome ! C’est lui qui a essayé de réaliser la première carte de la lune), installé en 1895 seulement, que l’on voit encore sur les cartes postales anciennes au milieu de la place de l’Université, il a été déplacé il y a quelques années sur le côté de la place donnant dans la rue du Bon Pasteur.

L’UNIVERSITE DISPARAIT PENDANT LA REVOLUTION

Au-delà de toutes les évolutions que nous avons vues, la réponse à la question d’origine « elle était où, la Fac, à Aix ? » est toujours la même et, si les bâtiments ont changé depuis 1409, on peut dire que depuis 1743, le bâtiment abritant essentiellement la Faculté de droit, puis l’IEP, n’a pas changé, du moins extérieurement. Au XVIII° siècle, la faculté de droit d’Aix avait déjà une grande renommée, notamment en raison de professeurs de grande valeur, comme Joseph-Sextius Siméon et son fils Joseph-Jérôme, (dont la statue se retrouve devant le Palais de Justice, aux côtés de celle d’un autre élève célèbre de la Faculté d’Aix, Portalis, le principal rédacteur du code civil napoléonien), ou Jean-Joseph Julien (dont le portrait se trouve dans l’actuelle salle des actes de la Faculté, non loin de celui de Portalis) ou encore Jean-Baptiste Reboul et Jean-François de Colonia. Les élèves ne sont pas moins célèbres, s’illustrant au Parlement comme au barreau. Jean-Louis Mestre cite les procureurs généraux Ripert de Montclar et Leblanc de Castillon, le président Fauris de Saint-Vincent et de très nombreux avocats très réputés (on se souvient du procès de Mirabeau, qui plaidait pour lui-même, contre son épouse, l’ex-mademoiselle de Marignane, défendue par Portalis).

A la veille de la Révolution, la Faculté de droit se porte bien ; celle de médecine végète, ne faisant pas le poids face à Montpellier , et compte à peine une quinzaine d’étudiants ; celle de théologie est affaiblie par les querelles de doctrine. Après l’expulsion des Jésuites, une « faculté » des Arts a existé à nouveau, depuis 1754, mais, comme le fait remarquer le professeur Mestre, elle « était essentiellement un établissement d’enseignement secondaire ».

La Constituante, puis la Convention ont fait disparaître toutes les Universités, y compris celle d’Aix bien entendu. La dernière rentrée a eu lieu le 18 octobre 1792, « en pleine crise : le corps professoral s’était divisé lors de l’imposition du serment civique et le nombre des étudiants, incertains de leur avenir, s’était effondré ».

Ici comme ailleurs, il appartiendra à Napoléon de remettre de l’ordre et de refonder les universités. Nous en verrons les conséquences, y compris sur les bâtiments, puisque le 19° siècle verra non seulement la renaissance de la fac de droit, et de celle de théologie, mais aussi la création d’une faculté des lettres à Aix, ainsi que d’une faculté des sciences et de ce qui deviendra une faculté de médecine à Marseille : le paysage actuel commençait déjà à se dessiner et cela nécessitait de nouveaux bâtiments à Aix, sans même parler de Marseille. C’est ce que nous verrons dans le troisième et dernier épisode de cette petite histoire de l’université d’Aix et de ses bâtiments : « De Napoléon à aujourd’hui ». A suivre donc.

Actu

Projet de péage urbain : Aix en Provence peut-elle être concernée ?

Payer pour rentrer dans les grandes villes, c’est la nouvelle idée du gouvernement. Aix en Provence pourrait-elle à terme être concernée ?

Quelles villes peuvent être concernées par la loi ?

Les agglomérations de plus de 100 000 habitants rentrent dans les clous de ce futur projet de loi. La communauté d’agglomération d’Aix compte à ce jour 402 000 habitants.

Quel prix appliqué ? 2,5€ à Aix en Provence ?

Selon François de Rugy, ministre de la transition écologique : « Deux euros et demi par véhicule par jour dans une ville de plus de 100 000 habitants, c’est le plafond qui sera sans doute débattu», a-t-il précisé en ajoutant que cela pourrait monter à « 5 euros dans les villes de plus de 500 000 habitants et 10 euros maximum pour les poids lourds».

Aix en Provence va-t-elle être concernée ?

Pour l’heure, aucun projet n’est prévu dans notre département et a fortiori aux portes d’Aix en Provence. 

Des élus locaux ont-ils pris la parole à ce sujet ?

Le site de La Provence, datée de ce jour, y répond, et propose de plus amples renseignements sur ce projet de loi.

Dans la région, Nice sera-t-elle la première ville de la région à disposer d’un péage urbain ?

La mairie a répondu sur le site NiceMatin dans un article paru ce jeudi 18 octobre.

Des villes sont-elles déjà concernées en France à court terme ?

Sur LeMonde.fr, « La France donne le feu vert au péage urbain » répond à l’ensemble de ces questions…

 

FictionsJour-j

Jour-J – Episode 2, l’Ecole du Voyage dans le Temps…

newyork
Imaginez que vous puissiez revivre une journée de votre passé.
Imaginez maintenant que ce soit possible.
Cet entretien d’embauche que vous avez raté pour un rien.
Ce faux pas qui vous a fait rompre avec l’amour de votre vie.
Cette journée qui aurait pu être mémorable.
Elle l’a été puisque vous vous en souvenez.
Mais vous vous en rappelez car vous êtes passé à côté.
Le Jour-J va vous aider à changer les choses.
C’est une expérience à saisir.
Nous sommes en 2036.
7 humains choisis au hasard vont tenter de vivre cette seconde chance. Mais une deuxième chance est rarement offerte sans contrepartie.
Ils auront tout loisir de s’en rendre compte…
Et vous. Que feriez-vous si vous étiez choisis ?

Replay de l’épisode 1 [par ici]

Orson et Grace s’avancèrent jusqu’aux pieds des grands escaliers de marbre.

Chacun adoptait une démarche assez différente : le jeune gallois geek traînait un peu des pieds tandis que la blondinette gaélique s’extasiait de la beauté du parc. Certaines haies avaient été taillées en forme de sablier. Le temps avait l’air d’être l’alpha et l’oméga de ce lieu, jusqu’aux moindres interstices des bassins tirés à quatre épingles. Des fontaines en forme de clepsydre jaillissaient de part et d’autre du grand chemin caillouteux.

Les jardins étaient déployés en terrasse. Au plus les deux élus s’approchaient de l’établissement, au plus les parterres étaient soignées. La beauté des lieux allait crescendo. Un mini-Versailles. Comme dans l’ancien temps. Pourtant, nous étions bien aux confins des années 2030, comme en témoignent les quelques drones qui voltigeaient patiemment ici et là, arrosant les pelouses mentholées avec une précision extrême. L’un d’eux surveillait le temps de son œil de métal, presque un peu prêt à rameuter les troupes bien au chaud. Un doux ron-ron dans les oreilles. La machine au service de l’environnement. Quelle belle avancée. RIP les tracteurs et les jardiniers paysagistes. 

Curieux Monde.

L’homme qui les attendait sans ciller portait un élégant costume noir. Aucun des trois ne proféra le moindre son durant de longues minutes. En fait, l’homme semblait attendre. Grace échangea un regard discret avec son compagnon de route: combien de temps allaient-ils encore attendre, plantés là? Au bout de ce qui leur sembla une éternité, l’homme se décida à leur adresser la parole:

  • Où sont les autres?
  • Les autres? demanda timidement Grace, perplexe.
  • Vous n’êtes que deux.
  • Euh… oui. Vous attendiez du monde? répondit Orson, une pointe d’ironie dans la voix.

Le regard sévère de l’homme le fit taire immédiatement. Néanmoins, Grace nota qu’il paraissait destabilisé. Il sembla réfléchir quelques instants, puis il leur fit signe de le suivre.

En passant les immenses portes de bois sculpté entourées de pierre, les deux jeunes gens s’attendaient à se retrouver dans un décor médiéval. Que nenni. Le hall d’entrée du château était tout ce qu’il y a de plus moderne: du carrelage gris, des murs blancs, des meubles design noirs. “Un peu froid”, songea Grace. Orson ne paraissait pas perturbé, plutôt impatient. L’homme en costume noir les fit entrer dans une pièce attenante et s’effaça. Ce qu’ils découvrirent les laissèrent sans voix.

***

Manon essuya rageusement ses larmes. L’homme assis à côté d’elle dans l’avion lui adressa un regard presque méprisant. En complet veston, un casque sur la tête et une tablette dans les mains, il ne comprenait certainement pas son émotion de quitter ce pays. Mais la jeune femme de vingt-cinq ans venait de passer quatre ans en Indonésie, à aider les populations touchées par le changement climatique.

La montée des océans avait provoqué des catastrophes sans précédent, forçant des milliers de personnes à quitter leurs villages. Manon était passionnée par ce qu’elle faisait, avait rencontré des personnes incroyables et vécu des moments très forts. Peut-être l’un des rares contextes où l’humain avait encore de la valeur, où les hologrammes n’avaient pas droit de cité. Et voilà qu’elle était obligée de tout laisser, parce qu’elle était “Elue”! Pourquoi maintenant? Et surtout, pourquoi elle? D’aussi loin qu’elle se souvienne, il n’y avait pas une once de regret, un seul moment qu’elle aurait voulu changer. Oui, elle avait fait des erreurs, mais qui n’en fait pas? Après tout, c’est ce qui forge, ce qui construit qui on est. Bien sûr, il y avait des moments qu’elle aurait aimé revivre. Mais seulement revivre, un peu comme une spectatrice. Pas changer. Puis il subsistait un autre doute chez elle.

Elle n’y croyait tout simplement pas. Voyager dans le temps était pour elle a minima une fumisterie, au maximum une sacrée perte de temps.

L’avion prit de la vitesse pour enfin s’arracher du sol. Manon ferma les yeux. Le voyage allait être long.

***

Grace et Orson restèrent sans voix. Ils venaient de pénétrer dans une salle immense, bordée de colonnes de marbre. En observant bien, ils se rendirent compte que des dizaines de miroirs posés des murs au plafond donnaient cette impression de démesure et qu’en réalité, la pièce était de taille raisonnable.

  • Bienvenue à l’Ecole du Jour-J !

La voix avait résonné, claire et tranchante. Presque robotique. Une femme s’avançait vers les deux jeunes gens. Les cheveux relevés en un chignon serré, un visage parfaitement maquillé et harmonieux, des courbes savamment mises en valeur dans une longue robe bleu nuit. Grace, la gorge sèche, se dit qu’elle avait probablement devant elle la plus belle femme du monde. Cette dernière continua :

  • Monsieur Castel va vous conduire à votre chambre, Monsieur. Je vais vous conduire à la vôtre, Mademoiselle. Vous avez une heure pour vous installer, nous viendrons vous chercher pour le repas.

Cela n’appelait aucun commentaire. Grace fut un peu déstabilisée d’être séparée de son compagnon de voyage, mais elle suivit la femme sans un mot. Elles traversèrent au moins trois couloirs à la décoration assez épurée avant d’arriver devant une porte de bois clair. Sans un mot, la femme s’effaça pour laisser passer Grace puis referma la porte.

La jeune femme posa son sac avant de promener un regard sur la pièce: un lit, une armoire, un bureau, une grande fenêtre. Tout était blanc. Elle soupira. Il lui faudra arranger un peu la décoration si elle voulait se sentir “chez elle”!

A peine avait-elle pensé cela qu’à sa droite, dans le mur, apparut un écran avec la phrase “choisissez votre ambiance” écrite en gros dessus. Grace leva un sourcil mais, curieuse, elle s’approcha. L’écran semblait tactile, elle appuya donc sur la phrase. Un catalogue d’une centaine de pages s’ouvrit. “Forêt”, “Montagne”, “Caverne”, “Ile”… des dizaines et des dizaines d’ambiances différentes apparaissaient. Il y avait même une catégorie “Films”.

Pour commencer, Grace décida de tester quelque chose d’assez soft. Elle choisit “Plage”. Aussitôt, les murs de la chambre commencèrent à changer pour revêtir une imitation assez convaincante de plage de sable blanc et de palmiers.

Le lit se transforma en hamac tendu entre deux bananiers, le bureau en grand rondin, l’armoire en étagère de bois flotté. Grace dut s’asseoir pour réaliser ce qu’elle avait devant les yeux. Elle pouvait même sentir l’odeur des embruns et la caresse du vent marin !

Elle pouvait lire des informations sur le Voyage dans le temps, en un simple mouvement de la main. Elle prit quelques minutes pour lire un ancien article sorti en 2017 grand public dans un magazine français. De la propagande en douceur ?

L’univers pourrait s’envisager ainsi : imaginez un tapis de billard infiniment grand, et un nombre incroyable de boules (planètes, étoiles…) et de trous (noirs !), de taille et de masse différentes, disposés dessus. Imaginez maintenant que, sous l’effet de la gravité, les billes « creusent » le tapis, s’enfonçant chacune un peu plus profond selon leur masse. Le tapis vert se retrouverait ainsi bosselé, ­distendu ­autour des billes, déformé par de multiples ­cavités. Vallées, prairies, ­sillons, montagnes, creux, l’univers est un paysage grandiose qui recèle de détours, de mondes cachés, ­d’illusions d’optique et de chemins de traverse. Un univers « ­chiffonné », comme le décrit l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, où les distances (et donc le temps), se tordent, s’allongent ou se rétractent.

Et sur un tel grand-huit démultiplié, pourquoi ne pas concevoir des croisements, des situations de face-face, en miroir, et considérer que des ponts puissent se créer. Le cher Albert a été le premier à supposer un univers tellement courbé qu’il en arriverait à se replier sur lui-même, telle une feuille de papier. “

Elle avait cette sensation assez étrange d’être un peu « informé de travers ». Malgré le côté magique de la pièce, elle n’arrivait pas à se départir du sentiment étrange que quelque chose clochait… L’ambiance lui rappelait un peu l’intérieur du film “The Grand Budapest Hotel” : rien ne dépassait et pourtant.

Le lieu ne la laissait pas indifférent. Elle mit ça sur le compte de son caractère changeant. Un an loin des siens allait être un bon petit sacrifice. Casanière, elle avait passé son quart de siècle en famille, à contempler le monde de sa campagne galloise, avec sa bonne vieille 5G et sa wifi de l’ancien temps. Il y avait même des poules. Des chevaux énigmatiques d’une fin d’époque, comme si ces derniers savaient que le temps change ailleurs. Elle vivait dans une des dernières fermes de son canton. Et elle en était fière. Dernières pulsions d’un monde rural à la complète dérive.

Elle posa un regard vers la fenêtre pour se changer les idées.

Sa vue était imprenable. La nature dans ce coin d’Europe faisait de la résistance pour son plus grand bonheur. Le château, à l’écart du monde, se dressait tout au bout d’une vallée légèrement suspendue. Si bien que la vue se déclinait en plusieurs perspectives, vers le lointain. Une bouffée d’oxygène. Elle ouvrit la fenêtre. L’orage se taillait la part du lion vers le ciel tourmenté du soir, tandis que la brume envahissait les hêtraies exubérantes à perte de vue.

La pluie s’invita. Elle avait un goût de légèreté. Grace se pencha prudemment pour en prendre plein la vue sous le vent qui fouette. Elle découvrit alors un curieux “manège” en contrebas…

***

newyork

Etats-Unis, 28 septembre 2036. Un soir presque comme les autres.

La vue depuis le sommet du Rockefeller Center était à couper le souffle. Toute la ville de Manhattan s’étalait à ses pieds, majestueuse dans le soleil couchant. A droite, l’Hudson serpentait, scintillant. A gauche, l’East River – du moins ce qu’il en restait vu toutes les îles artificielles qui avaient été construites ces vingt dernières années – se frayait péniblement un chemin entre tous ses îlots. Malgré tout, New York City gardait cette intemporalité et ce caractère unique. Du mandarine éclatait de toutes parts dans le ciel du soir. Un nouveau soir unique.  

Mais un soir de plus pour James. Un soir lambda. Dénué de contemplation.

Après tout, un crépuscule a-t-il encore du charme quand 79 demandes de colis attendent sagement, dans l’Interface (anciennement Internet) ? Un crépuscule peut-il rivaliser avec le combat d’épée que se livrent deux drones jaloux l’un de l’autre entre deux rayons de friandises news-yorkaises ? Un crépuscule peut-il faire face à cette bonne vieille routine ?

Depuis dix ans qu’il travaillait dans la boutique de souvenirs au sommet du building, James ne faisait même plus attention à la vue. Il faisait son travail machinalement, mécaniquement, puis rentrait chez lui à Brooklyn, donnait à manger à son chat, commandait chinois ou italien, et passait la soirée dans son casque à réalité virtuelle, avant de recommencer le lendemain. Il en avait même oublié de voyager. “C’est comme ça”. Fataliste.

Lui qui se voyait partir faire le Tour du Monde, au tournant de ses folles années de 20 ans. Lui qui avait planqué ses rêves bien au fond de l’entonnoir du “Sois ambitieux d’abord, tu auras tout le temps de profiter”. Lui qui dix ans en arrière aurait peut être dû déchirer le contrat “en or” de vendre des petites Statue de la Liberté en treize langues. Quel intérêt de connaître treize langues derrière sa caisse, dans treize mètres carrés ?

Parfois, il passait un bon moment en compagnie d’une charmante hologramme. Le week-end, il rendait visite à sa mère à Glen Cove. Et c’était tout. Une vie exaltante. 34 printemps dont la bonne moitié à faire comme tout le monde : écouler chaque goutte d’une journée sans un zeste de plaisir. Attendre le weekend avec impatience tout en pensant déjà au lundi.

Jusqu’à ce jour. James ne le savait pas encore, mais dans exactement deux heures et trente deux minutes, sa vie basculerait à jamais. Pas trop tôt.

Troisième épisode : mercredi 31 octobre à 19h

Actu

Les inondations peuvent-elles s’étendre jusqu’au Pays d’Aix ces prochains jours ?

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Les épisodes méditerranéens se succèdent sur le Languedoc et le Var depuis plusieurs jours. Le premier bilan est de 13 morts dans l’Aude en ce lundi 15 octobre. Un millier de personnes sont actuellement évacués à cause d’un barrage fragilisé par les pluies dans le département occitan. A quoi faut-il s’attendre du côté des Bouches du Rhône et d’Aix en Provence dans les prochaines heures ? 

Lundi : Par chez nous, des orages sont prévus dans la soirée de lundi 15 octobre. Les lames d’eau pourraient être assez conséquentes mais rien de comparable avec nos voisins languedociens. Soyez néanmoins prudents sur les routes.

Mardi : De la pluie modérée en matinée qui s’affaiblit au fil des heures. Nous serons donc dans un épisode classique automnal.

Retour d’un temps plus calme en fin de semaine. Restons prudent néanmoins sur l’évolution des 48 prochaines heures. Les « gouttes froides » (perturbations) sont difficilement appréhendées en cette période de l’année.

Actu

Cette semaine : fortes pluies à Aix et arrivée vivace de l’automne, les dernières prévisions…

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Les coffee shops vont faire le plein ! Aix en Provence s’apprête à vivre une semaine bien maussade. Lundi, mercredi, jeudi et vendredi seront potentiellement très arrosées.

Les températures quant à elles seront tout juste de saison : de 12°c le matin à 22°c l’après midi en moyenne. Retour d’un temps plus sec prévu pour le weekend…

Dans le détail :

  • Mardi 09 octobre : temps nuageux, quelques éclaircies, températures clémentes l’après midi : 23°c à la Rotonde.
  • Mercredi 10 octobre : développements orageux parfois virulents, mercure en baisse l’après midi : 19°c aux Milles.
  • Jeudi 11 octobre : averses possibles et parfois encore assez fortes, températures toujours limites pour la saison.
  • Vendredi 12 octobre : pluies par intermittences. De 20 à 23°c l’après midi, de Venelles au Jas de Bouffan.
Actu

Découvrez le territoire près d’Aix en Provence, où a vécu Charles Aznavour ses dernières années…

SALOME ICM

Article écrit en 2017, ressorti en hommage à Charles Aznavour qui s’éteint dans les Alpilles à l’âge de 94 ans.

“Le rêve est la voie royale qui mène vers l’inconscient”, disait Freud. C’est bien beau, mais quelle est alors la voie royale pour accéder au rêve ? Je répondrai sans aucun doute la D17, qui part d’Eyguières au Paradou, deux villages provençaux qui nouent en chemin, un road trip particulier dans ce bout de Provence. Récit avec les 3 sensations du jour.

Rêverie

Hypnotique. La route qui flirte avec Lamanon, petit village reposant et discret et qui file vers l’Ouest, subjugue. Au milieu des amandiers roses qui confèrent au paysage des allures de Miyazaki, les Alpilles brisent le plat silence de la Camargue. Les roches blanches calcaires s’enivrent jusqu’à 498 mètres. Les oliviers sont les gardiens du temple. Les mas deviennent réalité. Les amandiers rient à branches déployées. Le rose pastel lentement se tisse sur les arbres de Provence. Je sens une promesse qui se fait plus éclatante au fur et à mesure que l’après midi se consume. Celle de fouler des terres proprettes et authentiques. Rien ne semble dépasser. Tout ici est bien pensé. Et pourtant, la perfection du décor regorge de surprises.

Nimbes

La surprise la plus intense, elle surgit quand le soleil bascule vers les lointaines Nîmes et Uzès. La lumière particulière, au jus d’agrume, s’infiltre à travers les maisons en pierre de Saint Rémy et d’Aureille, tintinnabule dans les petits pastis servis dans les cafés de Mouriès et se perd dans les venelles en pierre des Baux de Provence, bientôt à l’ombre. On a (presque) tout dit, (presque) tout arpenté sur ce village mais… quand on y vient aux escales du soir, la magie est décuplée.

Pas de côtés 

Dans ces lieux, on voit sortir du chapeau des couleurs qu’on aurait jamais imaginé voir un jour. Je vous conseille de réserver ce village pour les soirées. Moins de monde, plus de vérité. Réapprendre à capturer des moments à part dans des lieux très touristiques, c’est un défi facilement à votre portée. Et c’est le soir que tout se joue derrière le château. On imagine. On cueille. On se surprend à apprécier autrement.

Quand on vient en Provence, l’idée c’est aussi de faire des petits pas de côté, saisir des moments que les autres autour de soi ne verront pas. Le décor est planté, à vous de jouer.

Entre rêves, lumières et chemins de traverse, les Alpilles offrent une reposante ivresse.

FictionsJour-j

Jour-J : Episode 1, une soirée spéciale à Majorque

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Imaginez que vous puissiez revivre une journée de votre passé.
Imaginez maintenant que ce soit possible.
Cet entretien d’embauche que vous avez raté pour un rien.
Ce faux pas qui vous a fait rompre avec l’amour de votre vie.
Cette journée qui aurait pu être mémorable.
Elle l’a été puisque vous vous en souvenez.
Mais vous vous en rappelez car vous êtes passé à côté.
Le Jour-J va vous aider à changer les choses.
C’est une expérience à saisir.
Nous sommes en 2036.
7 humains choisis au hasard vont tenter de vivre cette seconde chance. Mais une deuxième chance est rarement offerte sans contrepartie.
Ils auront tout loisir de s’en rendre compte…
Et vous. Que feriez-vous si vous étiez choisis ?

*

Les nuages en forme de squale prenaient un air latino au soleil couchant.

Majorque.

Vicenzo, la trentaine passée, sans enfants, profitait de l’esplanade donnant sur Calla Milor, l’une des plages les plus réputées de l’île. L’été 2036, à bout de souffle, terriblement chaud, n’en finissait plus. L’automne se cachait encore, prêt à déferler avec des surprises vagues après vagues. Bonnes ou mauvaises. Mais Vicenzo l’ignorait encore. Heureusement pour lui.

Pour l’heure, en attendant ses amis le rejoindre, il posait un regard amusé vers le soleil sur le point d’être englouti par l’entonnoir de la Terre, comme ces mojitos sirotés avec envie sur les tables animées. Les bars faisaient le plein. Certains étudiants fraîchement arrivés, étaient venus se poser sur les terrasses avec leur hologramme d’un soir. C’était courant depuis quelques années. Des fantômes numériques faisant mine de commander des verres. La nouvelle idée lumineuse pour faire des rencontres.

Le jeune majorquain aux cheveux ondulés et au regard perçant, avait un regard assez acerbe sur les dernières technologies. Il faisait avec. Pêcheur le jour (pour ce qu’il restait de poissons…). Romancier, la nuit. Un brin décalé. Solitaire. Il aimait observer la société sans pour autant aimer que la société ne l’observe. Fêtard mais terriblement seul au fond. « Dire que y’a 20 ans, on rencontrait des gens sur des bons vieux sites virtuels, et ça nous arrivait même de nous rencontrer en réel. Ça avait quand même de la gueule» se rappelait-il avec un brin de mélancolie. Dans ses rares moments de tranquillité entre sa journée à cent à l’heure et ses soirées colorées, il en profitait pour philosopher. Sur le sens de la vie.

Tranquillement dans l’air brûlant d’une canicule de septembre. Habituel.

L’ambiance était pourtant particulière ce soir-là. La routine des planchas, le quotidien des cocktails, l’habituel barnum des Erasmus venus des quatre coins de l’Europe (pour ce qu’il en restait de l’Europe), avaient un goût ce soir terriblement différent. Mais pas moyen de savoir pourquoi.

Peut-être l’effervescence du Jour-J qui depuis quelques mois était dans toutes les langues, et sur toutes les langues.

Le bruit courrait de par le Monde, que 7 humains en parfaite condition physique pourraient bientôt revivre une sorte de deuxième chance dans leur existence. En rejouant une journée de leur passé. Une journée qui leur ont laissé un goût amer dans leur vie. Ce genre de journée où si l’action avait été différente, si le curseur avait été à peine déplacé d’une minute ou d’un geste de maladresse en moins, tout aurait été sûrement différent. Le seul moyen de le savoir est d’y replonger avec délice, ou supplice. Le jour-J faisait couler beaucoup d’encre. Car pour cela, il fallait bien voyager dans le temps.

Oui le mot est lâché. Voyager dans le temps. Ce temps si linéaire. Si irrémédiablement cousu de fil blanc par les scientifiques jusqu’au tournant des années 2020. A coup de conférences, de circulez il n’y a rien à voir. Aucun voyage possible, nous assénait-on. Puis depuis quelques semestres, les langues se délient. Le Jour-J serait une première étape expérimentale, orchestrée par un magistère quelque part sur Terre. Une étape testée sur des humains. Les souris ont fait leur temps. Quel plus beau cobaye que le principal intéressé, à savoir l’humain ?

Les temps changent.

La population n’en savait pas plus dans les médias mainstream sur le contenu de ce voyage. Aller, retour ? Quel type de sentence en cas d’échec pour changer les choses le fameux Jour-J ?

On gardait ça assez secret dans les hautes sphères scientifico-politiques, tout en laissant filtrer deux trois informations pour faire rêver des milliards d’humains. Sur ce point-là, la malice des dirigeants était décidément bien intemporelle.

Les amis de Vicenzo arrivèrent. La soirée se passa sans encombre. Au menu : une scène de tropical house dans une scène ouverte à reconnaissance vocale. Vous criez un nom d’artiste, et le dj ou l’artiste virtuel apparaît plus vrai que nature devant vous, et se lance dans un set automatique en mixant les morceaux clamés par la foule. De quoi mettre David Guetta à l’abri du besoin, lui qui coule désormais des jours heureux à l’aube de ses 70 ans.

Les temps changent.

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Vicenzo repartit ce soir-là seul, sobre, juste heureux d’être dans ce bordel merveilleux qu’est ce Monde. Entre deux âges. Ni vraiment étudiant, ni vraiment posé, ni vraiment quoique ce soit, mais heureux comme tout.

L’air était moins chaud. Plus que 37°c, quel bonheur.

Les clameurs urbaines se firent plus ténues, au fur et à mesure qu’il marchait vers chez lui en périphérie.

Les restaurants éteignaient leurs loupiottes corail les unes après les autres. Les chats goguenards bondissaient dans les courettes, rassasiés après leur éternelle pâtée pour chat. Dans tous les coins du Monde, et à toutes les époques, s’il y a bien quelque chose d’intemporel, c’est cette odeur de pâtée pour chat. A ceci près que désormais elles étaient bios.

Quelque chose tira Vincenzo de ses pensées spatio-félines.

Un flash couleur indigo nimbé de fluorescence apparut soudain. A quelques ruelles adjacentes. Une seconde d’étincelle. Puis l’obscurité de retour. Puis. A nouveau. Plus rien. Puis un nouveau flash. Très rapide. Et un troisième.

Des lumières, il y en avait des milliers dans ce coin de l’île qu’il connaissait par cœur, mais là…

Quelque chose le poussait à aller voir de plus près. Irrésistiblement attiré vers cette rue un peu à l’abri des regards.

***

  • Je crois que c’est là.
  • Le décor me rappelle un peu ce Pixar de l’époque…
  • Ratatouille ?
  • T’es bête… Non, avec le chat qui fait des yeux tout tristes…
  • Far Far Lointain ? Dans Schrek ?
  • Oui c’est ça, j’étais pas né mais ce film est culte.
  • T’exagères un peu, c’est sinistre comme endroit, comme ma vie.

Orson était d’une « joie de vivre » à toutes épreuves. Longiligne, coupe au bol, des vêtements trop grands pour lui, un éternel adulescent de 32 ans qui passait sa vie à geeker sur sa PS7 et jouer au poker en ligne. Un destin tout tracé.

Il était accompagné d’une autre élue du même pays que lui. Le Pays de Galles. C’est un pays ? En tout cas, il y a Pays dedans.

Elle s’appelait Grace.

Grace, la vingtaine, vivait dans son Monde. Rêveuse, candide et espiègle. Chevelure ambrée. Fossettes. Yeux prune. Un naturel déconcertant. Mais un caractère bien trempé. Sans filtres. Entière. Si quelque chose lui plaît, elle va s’émerveiller, parfois même pour un rien. Si quelque chose la contrarie, elle le fera savoir quelle que soit la hiérarchie et la personne en face. Brute de décoffrage. Si elle savait pourtant dans quel guêpier elle était sur le point de se fourrer…

Dans cette contrée reculée d’Europe, le voyage fut éprouvant, mais la jeune femme gardait son bagout habituel, au grand dam de son compagnon de route, croisé à la gare de Prague – par hasard – quelques jours plus tôt. Deux élus qui se rencontrèrent.

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Ils firent la route seuls, à l’abri des grandes routes, dans des villes aux noms à coucher dehors – Tarvisio, Bodec – pour ne pas éveiller les soupçons. Rejoindre l’Ecole du Jour-J était encore un sujet tabou dans la société actuelle. Pour deux raisons. La première : un certain scepticisme face au trop plein de technologies. La deuxième : peu d’informations avait filtré sur ce « voyage dans le temps », à cause notamment de la loi contre les réseaux sociaux de 2028.

Les responsables de fakes news étaient désormais passibles de peine de mort. Instagram et Google avaient plié bagages pour se reconvertir en livraison de colis par drones. L’ère du trop plein d’infos, des chaînes de télévision en continue, avaient laissée place à l’époque du Compte-Goutte. Les likes brûlés sur la place publique depuis huit ans déjà. Le bûcher. RIP Facebook. Internet était bien plus contrôlé.

Pour le bien de chacun…

Retrouvons nos deux élus, armés d’une petite boussole à reconnaissance vocale, qui leur chuchotait à l’oreille « plus au Nord, prenez à droite, puis à gauche… », les deux gallois se laissaient guider en cet avant-goût d’octobre 2036. Les érables se feutraient de jaune d’œuf par endroits. De curieux ponts en pierre traversaient les multiples rivières allègres.

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Orson avait la sensation de retrouver l’ambiance de ses jeux vidéos. Grace avançait sans crainte dans cet oasis de verdure. Le ciel surveillait du coin de l’œil la bande d’orages en train de comploter. Ambiance. Les oiseaux braillaient dans cette ultime clairière avant l’Ecole. L’école venait donc de surgir face à eux. Impressionnante. Virtuose.

L’édifice était à la fois immense et modeste, avec ses allures de châtelets en pierre de brique. Deux tourelles. Un jardin à la Française, des haies en forme de chantilly de verdure qui tournoyaient jusqu’aux roseraies bleues. Cette vallée reculée du fin fond des Alpes Juliennes était décidément bien surprenante.

Le voyage avait été éprouvant, et le duo n’avait qu’une hâte. S’affaler dans les immenses canapés qu’ils imaginaient déjà. Être dans l’élite devait sûrement leur octroyait quelques menus privilèges. C’était en tout cas ce qu’ils pensaient.

Un éclair fit soudain de l’œil à la cime au loin, suivi d’un tonnerre lugubre en guise de bienvenue. Les moineaux s’envolèrent dans cette atmosphère particulière.

Presque délicieusement inquiétante.

Tout comme la silhouette qui se tenait sur l’immense perron de marbre au loin.

Lire l’Episode 2, désormais en ligne

Actu

Tempête historique en Méditerranée : le sud de la France concerné ?

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Les phénomènes tropicaux font parler d’eux ces derniers temps. Ces prochaines heures, un nouveau medicane appelé Zorbas va concerner le bassin méditerranéen oriental. Plusieurs pays sont en ligne de mire tels que Malte, la Grèce, la Croatie. Quid du Sud de la France pour les prochains jours ?

Où va frapper Zorbas ?

Une dépression aux caractéristiques subtropicales communément appelée « medicane » est en train de s’intensifier sur les eaux chaudes de la Méditerranée ce vendredi, entre les côtes libyennes et la Grèce. Ce medicane, nommé Zorbas, générera des conditions de forte tempête au sud de la mer Ionienne avec un risque de pluies très importantes et des vents violents sur le sud de la Grèce.

Image du satellite Terra en début d'après-midi de vendredi 28
Image du satellite Terra en début d’après-midi de vendredi 28

Quelle trajectoire par la suite ? La Provence peut-elle être concernée dans les prochains jours ?

La tempête méditerranéenne ne prend pas une trajectoire Est-Ouest et continuera sa course dans les Balkans. Le temps sera néanmoins sensiblement différent la semaine prochaine à Aix en Provence : nous allons perdre jusqu’à 10°c : 21°c l’après midi de lundi contre 31°c ce vendredi 28 septembre.

Plus près de nous que la Grèce, surveillons les houles (jusqu’à 12 mètres) possibles sur les côtés italiennes du Sud (Sicile…).

De nombreux vols sont annulés pour la Grèce ce weekend. Pour suivre l’avancée du medicane heure par heure, c’est par ici.

Un ouragan en Méditerranée : c’est courant ?

Ces dernières années, les medicanes (tempêtes subtropicales) sont de plus en plus intensives dans nos latitudes. L’automne est propice aux développements de temps très orageux en Méditerrannée. Plus près de chez nous, nous connaissons les épisodes cévenols qui se déversent sur le Gard avant d’arriver couramment sur notre ville en fin de course…

Les premières images signées BFMTV