La rédaction

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Une ruelle oubliée, ou plus loin, un coin de Provence à faire briller... J'aime profondément Aix en Provence et la région. Suivez-moi dans mes bonnes adresses et surprises en Pays d'Aix ! Rédac chef de cette fabuleuse aventure et fondateur du site en septembre 2016 ! Par ailleurs, je propose des services en communication digitale originale pour les commerçants et professionnels du tourisme en Pays d'Aix : www.monroadtripenprovence.fr (Community management / Ecriture "sensorielle" / Atelier de réseaux sociaux 2018, département 13, 84, 04)

Ça se débrouille

Etudiants : 31 conseils pour réussir son année 2018-2019 à Aix

IL COURT MIRABEAU MODELE (4)

Ca y est, votre immense studio universitaire est fraîchement investi du sol au plafond (mais où vais-je mettre ces foutus cintres ?), votre abonnement netflix vient d’être renouvelé automatiquement (ils sont forts pour nous faire oublier de nous désabonner) et vous êtes inscrits à tous les groupes facebook.

Oui mais il manque un truc, ah oui, 31 conseils pour les néos-étudiants aixois ! (et les anciens se reconnaîtront…)

 

(1) Chercher le calme, le jeudi soir Rue de la Verrerie, tu oublieras. Voici plutôt ce que tu vas y voir !

(2) Les meilleurs salons de thé, tu connaîtras. On te mâche le travail 

(3) Avec des crêpes incroyables, tu t’évaderas. Vive Crêpes Cidres et Compagnie

(4) Qu’une des fontaines d’Aix fait jaillir de l’eau chaude, tu sauras.

(5) Les horaires des bus (on a pas le tram) en tête tu auras. Par ici

(6) Au Bal des Arts, une institution deux fois par an, très vite tu t’inscriras.

(7) Ta meilleure place pour boire un verre, tu choisiras. Découvre quelques inspirations.

(8) De vraies bonnes excuses pour arriver en retard en amphi, tu trouveras. Raf a planché dessus !

(9) En automne, au printemps et en été, pour aller te baigner, tu profiteras. 12 spots très frais à connaître.

(1o) Le « Je t’aime moi non plus » entre les étudiants de la fac de lettres et de droit, tu découvriras. En savoir plus.

(11) Que Capri n’est pas qu’une chanson vintage, tu apprendras. C’est aussi une pizza légendaire ici

(12) Les meilleurs coins pour draguer, tu testeras. Et on a tout prévu pour ça par ici, plus aucune excuse !

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(13) Comme tout bon aixois, le samedi aprem, les Allées provençales, tu sillonneras. Et voici pourquoi !

(14) Des marchés de Provence aux senteurs de romarins et de miel, tu t’enivreras. Connaître les horaires.

(15) L’OM, discrètement, tu supporteras. Les marseillais et les aixois ayant un passif assez croustillant. Mais on vous mijote d’ores et déjà des articles chez nos généreux voisins de la Cité Phocéenne à la rentrée !

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(16) A tes parents, des calissons, tu ramèneras. Et on nous volera pas la recette, pirate !

(17) Que 3 cinémas font le plein chaque soir à quelques mètres d’intervalles, tu sauras.

(18) Dans des petits cafés théâtres étonnants, tu t’installeras. Explorer la Fontaine d’Argent ou Le Flibustier.

(19) Devant le Plus vieux Quick de France sur le Cours Mirabeau, tu passeras. On vous conseille sinon Marie Georgette !

(20) Les avancées des travaux dans les facs, tu suivras. Et on met à jour ici !

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(21) Au romantisme, tu t’initieras. Et notre sélection de 8 restaurants t’y aideras !

(22) Que les Plus Belles Filles de France sont à Aix, tu auras en tête. Et ce n’est pas une légende, foi de Casanova !

(23) De la vraie bière ultra locale, 100% aixoise, tu consommeras.

(24) Les bons plans pour faire du sport en ville à petit prix, tu connaîtras. Quelques adresses pour transpirer

(25) Raser la barbe comme un grand, tu te feras (ligne 25 exclusivement réservé aux garçons). Notre sélection de barbiers.

(26) Des coins magiques uniques, tu iras explorer. Voir notre zoom sur les Alpilles.

(27) A rire aux éclats, tu t’habitueras. L’Aix Comedy Club existe (et on l’a pas piqué à Jamel Debouzze promis !).

(28) Dans les brasseries old school, tu te poseras. On pense au Bidule qui a un truc en plus !

(29) Dans des décors de films populaires tournés à Aix, tu déambuleras. 7 longs métrage sont à explorer.

(30) A ce blog tu t’abonneras. (Heu c’est un ordre ? Ah non il n’y a pas de « ! » #ouf)

(31) La larme à l’œil, d’Aix, tu partiras. Découvrez le billet d’humeur émouvant de notre blogueur sur le départ.

ActuFictionsJour-j

Dans les coulisses de « Jour J », la nouvelle science-fiction d’Il Court Mirabeau, en ligne dès le 1er octobre 2018

BUSINESSREVIEW (20)

Si vous pouviez revivre un jour de votre vie pour réparer les erreurs et changer de destin… Quel jour choisiriez-vous ? C’est cette question qui sera abordée dans la nouvelle websérie d’Il Court Mirabeau, dont le premier épisode sera en ligne le lundi 1er octobre à 19h00.

Quel est le pitch ?

Imaginez que vous puissiez revivre une journée de votre passé.

Imaginez maintenant que ce soit possible.

Cet entretien d’embauche que vous avez raté pour un rien. 
Ce faux pas qui vous a fait rompre avec l’amour de votre vie.
Cette journée qui aurait pu être mémorable.

Elle l’a été puisque vous vous en souvenez.

Mais vous vous en rappelez car vous êtes passé à côté.
Le Jour-J va vous aider à changer les choses.
C’est une expérience à saisir.

Nous sommes en 2036.

7 humains choisis au hasard vont tenter de vivre cette seconde chance. Mais une deuxième chance est rarement offerte sans contrepartie.
Ils auront tout loisir de s’en rendre compte…

Et vous. Que feriez-vous si vous étiez choisis ?

Grégory, pourquoi avoir choisi d’investir le terrain de l’anticipation pour cette troisième websérie du blog ? C’est pas un peu risqué ?

Il Court Mirabeau a sorti deux fictions aux univers assez différents.

En été 2017, Manon nous a livré Fanny, une série écrite en 7 épisodes avec un accent de saga d’été…

Quand Bastien, journaliste aixois un poil trop connecté, va rencontrer Fanny, jeune artiste peintre et hors du temps, l’été 2017 s’annonce doux et piquant dans l’arrière pays aixois… Pour le meilleur et le pire.

Sortie en plein cœur de l’été, cette première websérie a trouvé son public avec 1163 lectures pour l’épisode 6 et près de 4000 lecteurs sur les 7 épisodes.

Quelques mois plus tard, en février dernier, Thalia s’est lancée à son tour avec « Et les mistrals gagnants », la vie d’une coloc aixoise tournée autour de la danse. Là aussi, belle surprise. Plus de 2000 lecteurs sur les 5 épisodes.

Après la fibre « Saga de l’été » et « The Big Bang Theory Theme » je me lance à mon tour dans l’écriture en collaboration avec Thalia. L’anticipation, la science fiction, les nouvelles technologies sont des thèmes qui me tiennent à cœur. Nous essaierons de satisfaire au mieux les lecteurs aixois avec une petite histoire au pitch un peu original. On cherche avant tout à faire plaisir aux fidèles du blog, puis si on se plante, on aura tenté 🙂

Objectif d’audience pour ce premier épisode ?

Sincèrement, si on fait 500 lectures, on sera déjà content. Faire lire le public est un sacré challenge, à l’heure des images et des vidéos, mais je reste persuadé que ce genre a encore de l’avenir, y compris sur les blogs et les réseaux sociaux. Nous verrons bien !

En combien de temps se lit un épisode ?

Nous sommes sur des formats courts. Cinq à huit minutes. Le premier épisode se lit rapidement.

Pourquoi les fictions sont un genre sur le point d’être pérennisé dans la ligne éditoriale du blog ?

A côté de l’actu légère et des bonnes adresses, les chroniques (dont les webséries font partie) sont une troisième bouffée d’oxygène pour nous. Un espace de création supplémentaire.

On se retrouve lundi 1er octobre à 19h00 sur le blog pour l’épisode 1 !

Actu

La Rotonde va devenir piétonne ! Pour ou contre ? Voici le résultat des 329 votants !

BUSINESSREVIEW (18)

De temps en temps le soir sur notre page facebook, la rédac’ aixoise vous donne la parole sur l’actualité locale ou nationale (nous brasserons tous les sujets avec un angle neutre, sauf politiques, faits divers et religieux). Lancé mercredi, le sondage intitulé : « Pour ou contre la piétonnisation de la Rotonde en 2019 ? » a recueilli 329 votants en 24h. Et voici le résultat !

Un score clair et net en faveur de la piétonnisation, mais…

C’est le « Pour » qui l’a remporté avec une base solide de 58% (même si on constate un effritement au fil des heures… le sondage ayant commencé avec 68% de pour) !

Parmi les arguments en faveur de la piétonnisation, Laetitia nuance : « Pour, à condition que la circulation soit faite en fonction aux alentours. Si c’est pour embouteiller encore plus…. 🙄. Mais ça va lui redonner tout son charme c’est sûr. »

Ju Ju elle, a hâte de retrouver le calme : « ce sera bien plus paisible et agréable sans les voitures »…

Quid des incivilités sur le monument le plus emblématique d’Aix ?

Les contre sont tout de même de sortie, avec 42% des suffrages. Audrey, une abonnée de notre page met en garde contre le manque de civisme probable de certains piétons : « les gens vont grimper dessus et jeter leurs ordures dedans… ». Verdict dans un an.

Le deuxième débat de la semaine est ouvert, vous pouvez y voter ici même !

« Quel quartier préférez-vous pour le Shopping en ville ? »

Il s’affiche mal ? Cap sur la page facebook ! Et rejoignez notre Instagram pour ne rien manquer des articles à venir


Verdict l’année prochaine !

Non classé

Commerçants et restaurateurs aixois : on a une surprise pour vous faire connaître !

BUSINESSREVIEW (17)

Pour bien préparer la rentrée, un petit coup de pouce pour vous qui contribuez au rayonnement aixois ! Il suffit pour vous d’avoir une page facebook et d’avoir une minute devant vous… Prêts ? Voici la surprise !

  • Nous mentionnerons votre page facebook gratuitement dans une de nos futures publications facebook (nous avons actuellement 4350 abonnés) !
  • Pour cela, il suffit de répondre gratuitement, en 1 minute, à notre questionnaire : « Quel est votre niveau sur les réseaux sociaux ? ». Cela vous permettra de découvrir si vous êtes sur la bonne voie en matière de communication digitale. As de la com’ ou débutant, vous allez tout savoir !
  • En résumé : 1 mention de votre page facebook pour ceux qui répondent au sondage. Conformément au RGPD, nous ne garderons pas vos coordonnés pour envoyer des newsletters.

Belle journée à toutes et tous !

Actu

Un Escape Game inspiré d’Harry Potter vient d’ouvrir à 30 minutes d’Aix…

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On démarre la nouvelle saison du blog ! Et pour l’occasion, une fois n’est pas coutume… on a débusqué une belle adresse à découvrir hors de notre belle ville… Apprentis sorciers, nous vous donnons rendez-vous au Quai 9… au 7ème arrondissement de Marseille ! Un tout nouvel escape game vient d’ouvrir. Un peu de route mais une ambiance Poudlardesque garantie !

Le tarif est de 28€ par personne (de 4 à 7 joueurs) et les réservations pour ce tout nouvel espace s’accumulent. Un bon plan à partager à quelques pas de notre ville ! Le Cryptgame vous promet des parties d’évasion au bon goût de sorcellerie saupoudrée de fantastique.

Page Facebook  / Adresse : 43 Rue Paul Codaccioni, 13007 Marseille / Téléphone : 06 09 55 29 14

Bernard l'Académicien

Quand les chapeliers aixois faisaient fortune…

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Bernard l’Académicien d’Aix, vous conte chaque mois, des histoires pas piquées des hannetons de notre belle ville. De quoi réjouir les plus jeunes d’entre nous et de contenter les plus mûrs qui lisent nos colonnes aussi.

Avant d’aborder avec la patience qui convient l’étroit goulet d’étranglement qui introduit dans le Passage Agard, votre regard a sûrement été attiré par une inscription au-dessus de votre tête. Elle est située, cours Mirabeau, au niveau du premier étage de la maison de gauche. Il s’agit d’une publicité, peinte il y a bien lontemps. D’accord, elle est un peu estompée par les années mais toujours lisible quand même : « Chapellerie du Cours Mirabeau – Gros et Détail ».

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Si vous avez pris votre temps, vous avez sûrement prêté attention aux développements des guides qui conduisent le flot de touristes pas très attentifs qui parcourent notre cité. Les premiers essaient de motiver leurs auditeurs en affirmant, à juste titre, que c’était à cet endroit même que le père de Paul Cézanne s’était installé pour se livrer au commerce des chapeaux. L’affaire était sans conteste familiale car la mère du peintre, Anne Elisabeth Honorine Aubert était elle-même fille d’un chapelier de Camps la Source, une petite commune du Var qui était alors la référence en matière de chapellerie!

Entendons-nous bien, il ne s’agissait pas de revendeurs mais véritablement de fabricants! Et ils jouissaient d’une bonne réputation : les médailles pleuvaient aux divers concours nationaux qui honoraient les meilleurs créateurs! S’il reste une place et une rue des Chapeliers à Aix, on imagine bien que c’était pour la raison que l’on vient d’évoquer.

Les chapelleries se sont généreusement répandues à la fin du XIX ° et au début du XX° siècle parce que leur production était alors très à la mode. En effet, à cette époque, on portait le chapeau ! Mais il serait malvenu de penser que c’est tout d’un coup tombé du ciel et reparti dans la foulée! Il y a longtemps qu’Aix s’intéresse au couvre-chef. En effet la bibliothèque Arbaud, rue du 4 Septembre, conserve la trace d’un acte de juillet 1675 stipulant que la compagnie des chapeliers d’Aix « délibère et conclut d’obtenir du roi» l’approbation de ses statuts. Et la preuve que ce dynamisme n’est pas provisoire, en 1723, le conseil royal confirme les statuts des marchands drapiers, merciers, quincaillers, et garnisseurs de chapeaux de la ville d’Aix en Provence.

L’implantation à Aix de cette activité s’explique par le voisinage de la Crau où paissaient les moutons qui fournissaient la laine, moins loin, on pouvait dénicher les lapins et les lièvres indispensables pour une autre variété de chapeaux et encore plus près, on collectait toute la paille dont on tirait le meilleur profit. Si l’on devait recourir à la soie, il s’en trouvait dans le pays et le port de Marseille n’était pas bien loin pour celle qui était importée. Le papier fera aussi son apparition comme matériau…on ne manquait pas d’imagination !

Au milieu du XIX° siècle, quelque 450 personnes travaillent pour mettre sur le marché plus de 440 000 chapeaux et ils seront près de 630 à s’activer dans 8 fabriques, 20 ans plus tard! La nature ayant horreur du vide, les ateliers de fabrication s’installent là où florissaient jadis les manufactures de cotonnades. On note une certaine prédilection pour le centre ville actuel…puis un déplacement vers la gare S.N.C.F. lorsque celle-ci s’implantera.

Les publicités que l’on peut découvrir dans le Mémorial d’Aix ou encore dans l’Echo des Bouches du Rhône permettent de se faire une petite idée de l’activité et de sa promotion. Elles recouraient à des formules qu’on ne pourrait plus utiliser à l’heure actuelle…autres temps autres mœurs!

En 1839, par exemple, Madame Jullien, mère, fait savoir que son fils Alphonse a obtenu du roi un brevet d’invention pour la fabrication des toques et elle cible les magistrats et universitaires à qui elle promet que ces « toques sont des formes les plus gracieuses, d’une solidité à toute épreuve…et elles sont inattaquables par les vers. » Le seul petit problème est qu’on n’en saura jamais le prix à payer car « reconnaissante de la confiance dont elle s’est vue entourée et désirant la mériter, elle croit inutile d’indiquer de prix à ses articles, elle veut en laisser la surprise aux personnes qui daigneront visiter son établissement ; elles y trouveront résolu ce problème ». Et cette alléchante publicité se termine par « Perfection – Bon marché », deux termes rassurants pour le client qui aurait pu redouter d’être endormi par ce boniment maternel. (1 Novembre 1839 Mémorial d’Aix).

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(chapeau melon de la maison Jullien Aix – collection particulière – Photos B. Mille)

En 1866, le sieur Jullien « a fait venir de Florence (Italie) des ouvriers très capables pour blanchir, teindre et parfumer tous chapeaux de paille neufs et vieux »! Le Sieur Michel, au 4 cours Sextius, promet, pour sa part, en avril 1867 de « remettre à la mode » les chapeaux.  Le recyclage était donc monnaie courante; sens de l’économie, lutte contre le gaspillage ou préservation de la planète, tout est affaire de motivations.

On relève certains arguments de vente qui sont plus agressifs pour la concurrence…assassins même comme celui auquel recourt M. Val qui promet une « vente à 30% au-dessous du cours ».

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(Echo des Bouches du Rhône – 19 mars 1876 – bibliothèque Arbaud – Aix)

En ce qui concerne la réalité quotidienne, la journée de travail était de onze heures dans la chapellerie et les salaires étaient plus importants pour les hommes que pour les femmes et vraiment plus légers pour les enfants qui étaient plusieurs centaines  à être employés tout de même!

Mais les modes changent et surtout les moyens de production !

La laine et le poil de lapin étaient transformés en recourant à des traitements particuliers. La mise au point du bord des chapeaux constituait une activité délicate qui nécessitait un savoir faire indéniable. Il fallait aussi donner forme aux chapeaux et pour ce faire, la ville avait ses propres fabricants de « cloches ». On imagine aisément que cela prenait beaucoup de temps et la mécanisation permettait d’en gagner…les patrons n’allaient pas laisser passer cette aubaine. Célestin Coq, plutôt orienté vers l’agriculture mais ouvert à d’autres débouchés pour son entreprise familiale, déçu par les performances des machines achetées à l’étranger et utilisées par les chapeliers, était capable d’en fabriquer de plus performantes, et il l’a fait, concurrençant en la circonstance l’entreprise Lobin et Druge.

Evidemment cette évolution n’est pas sans susciter des craintes. En 1856, la population, au voisinage de la rue de l’Aigle d’or est informée qu’une enquête de « commodo vel incommodo » est ouverte avant que ne soit installée une machine à vapeur dans la fabrique de chapeaux de Monsieur Coupin et l’année suivante c’est la même démarche qui est entreprise pour l’implantation d’un matériel semblable mais cette fois chez M. Valere.

Les patrons gagnant du temps, augmentaient leur production par la mécanisation mais ce n’était évidemment pas du goût du personnel dont le savoir-faire semblait sous-estimé. En plus, les salaires avaient été réduits puisque la pénibilité du travail était moindre et qu’il fallait lutter contre la concurrence ! Des mouvements sociaux apparurent, les femmes aussi se syndiquèrent. Dans ce contexte, il n’était pas possible de résister longtemps !

Fallait-il ménager le personnel ? Fallait-il renoncer au progrès ? Le choix n’était pas facile. Toujours est-il que faute de solution adaptée ce fleuron aixois disparut.»

Pour vous convaincre de ce que ce n’est pas une galéjade, vous pouvez puiser sur Internet à des sources précieuses comme : «  Les Aixois et la révolution industrielle»,  « Médiapart : Aix, ville ouvrière (3/3): Autour de l’industrie et du mouvement ouvrier aixois » , « Conseil général des Bouches-du-Rhône et Centre aixois des Archives départementales – dossier pédagogique Lycée collège », « Les chapeliers de Camps-la-Source (XVe-XIXe siècle) Edmond Ortigue – Raymond Rolland », « Chapeaux, casquettes et bérets : quand les industries dispersées du Sud coiffaient le monde – Jean-Marc Olivier» ou vous rendre à la Bibliothèque Méjanes ou à la Bibliothèque Arbaud. 

Actu

Dégringolade des températures : les dernières prévisions à Aix des prochains jours…

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Le soleil brille encore sur le Cours Mirabeau ! Avec des températures encore chaudes pour la saison jusqu’à ce weekend, le temps devrait pourtant radicalement changer à partir du dimanche 23 septembre. Voici ce qui vous attend.

Un temps automnal se mettra en place progressivement au cours du weekend. Au menu, retour du mistral, températures matinales très fraîches (on planche sur 7 à 9°c en début de semaine prochaine) et après midi plus frisquettes (autour de 18 à 22°c contre 30°c actuellement). A suivre…

Jean Yves le Prof

Découvrez la toute première fac de l’histoire d’Aix ! Et vous allez être surpris…

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Episode 1 : des origines jusqu’à Henri IV Saison 3, épisode 1 

Jean-Yves, le Prof 

AUJOURD’HUI L’UNIVERSITE EST PARTOUT DANS AIX 

Si la question « où est la Fac à Aix ? » est posée au présent, la réponse est complexe, et il n’est pas certain que tous les Aixois puissent y répondre complétement, car l’Université est dispersée un peu partout dans la ville et les Facultés sont nombreuses.

Bien sûr, il y a le campus principal, « Schuman », avec la Faculté de droit et de science politique, aux 3 et 5 de l’avenue Robert Schuman  (et aussi avenue Winston Churchill, face à la Fac), et la Faculté des lettres (Faculté des arts, lettres, langues et sciences humaines) au 29, maintenant réunifiées dans un campus unique, sans séparation entre les deux Facs. Tout le monde connait aussi l’IEP (Sciences Po), en face de la cathédrale, et, un peu plus bas, dans la rue Gaston de Saporta, l’IMPGT (Institut de management public et de gouvernance territoriale). Plus au sud de la ville, après le campus Schuman , dans l’avenue Gaston Berger, on trouve l’IUT et aussi la nouvelle bibliothèque de la Faculté des lettres (« BU des Fenouillères »), et, en face de la Faculté de droit, mais séparée par la voie ferrée, la Faculté d’économie et de gestion, 14 avenue Jules Ferry, qui occupe aussi un bâtiment de l’ancienne caserne Forbin (bâtiment Austerlitz, allée Claude Forbin). 

Il existe aussi le site de Montperrin, 6 avenue du Pigonnet, qui abrite les enseignements de la Faculté des sciences, ainsi que la première année de droit. A Puyricard, on trouve également l’IAE (Institut d’administration des entreprises) et, au cœur du Jas de Bouffan, la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH, 5 rue Château de l’Horloge). N’oublions pas l’Ecole supérieure du professorat et de l’enseignement, avenue Jules Isaac, sans compter quelques éléments, comme l’Institut supérieur du travail, Traverse Saint-Pierre et d’autres, répartis ici ou là dans la ville, comme une partie des locaux de Sciences Po dans le quartier des Minimes, ou encore, aux environs d’Aix, comme le site de l’Arbois, avec son technopole de l’environnement. Et cela sans parler des grandes écoles comme les Arts et Métiers, et de tout ce qui concerne la vie étudiante, comme les installations sportives, les cités universitaires, les « Resto U », etc…L’Université est partout dans Aix et les étudiants sont chez eux dans toute la ville. 

Cette explosion géographique, même si le « gros des troupes » est regroupé sur le campus, Schuman, qui a fait l’objet d’une impressionnante rénovation, n’est pas surprenante : il faut bien trouver de la place pour les cours, TD, salles de travail et bibliothèques de plus de 30 000 étudiants, et pour les centres de recherches de leurs enseignants. Quand on regarde l’âge des divers bâtiments, on voit bien aussi que l’histoire est passée par là et que, si certains emplacements sont les mêmes depuis des dizaines d’années, voire depuis des siècles, d’autres bâtiments  ne datent que de quelques années : il a fallu construire et trouver de nouveaux espaces, d’où l’éloignement progressif du centre-ville ancien.  

Les étudiants-et sans doute les Aixois en général- sont tellement habitués à cette dispersion, qu’ils ne réalisent pas toujours qu’il s’agit d’un phénomène assez récent, qui s’est produit au XX° siècle, avec l’explosion du nombre de bacheliers-et donc d’étudiants. N’oublions pas qu’en 1900, les bacheliers repentaient moins de 1% d’une classe d’âge (soit moins de 10 000 pour toute la France) et encore 5% à peine en 1950. Aix, pourtant ville universitaire ancienne et importante, n’avait jusqu’au début du XX° siècle que quelques centaines d’étudiants : il n’y avait alors pas besoin de nombreux bâtiments ni de grands amphis, comme ceux qu’on trouve aujourd’hui et tous les étudiants d’Aix de l’époque, toutes disciplines confondues, auraient pu tenir dans un seul des grands amphis actuels. 

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LA CRÉATION DE L’UNIVERSITÉ EN 1409 

La question est donc la suivante : où étaient alors situées l’Université et les premières Facultés ? La réponse est assez simple : en face de la cathédrale, en gros à l’emplacement de l’actuel IEP. dans des bâtiments aujourd’hui disparus. En effet, le bâtiment actuel date « seulement » du milieu du 18° siècle et a donc remplacé les bâtiments d’origine. Pourquoi en face de la cathédrale ? Parce les universités, à Aix comme ailleurs, ont été créés par l’Eglise et que l’archevêque d’Aix en était alors le chancelier.  

Comme je l’ai déjà raconté dans des articles des saisons 1 et 2 d’Il court Mirabeau, la création de l’université d’Aix remonte à 1409.  Ce n’est donc pas la plus ancienne : Paris, Montpellier, Toulouse, datent du 13° siècle, Avignon (qui a disparu ensuite, avant d’être recrée), Orange (qui n’existe plus), Orléans, Grenoble, Angers…du 14° siècle. Mais enfin, 1409 en fait l’une des plus anciennes, bien d’autres ayant été créés après elle, parfois même après la Révolution : plus de six siècles d’existence font de l’Université d’Aix une institution vénérable. Sa création a été voulue par Louis II d’Anjou, comte de Provence, roi de Sicile, etc. le père de notre « bon roi René, et d’ailleurs l’année de la naissance de celui-ci.  

Il fallait l’approbation de l’Eglise et notamment du pape, ce qui était à ce moment-là un peu compliqué, puisqu’on était en plein grand schisme d’Occident et qu’il y avait alors trois papes, celui de Rome et deux antipapes. C’est l’un de ces derniers, Alexandre V, pape de Pise, qui a signé la bulle de création de l’université et, une fois le schisme terminé, le pape de Rome a confirmé cette création. Le premier chancelier a été l’archevêque d’Aix de l’époque, Thomas de Pupio, d’où la lettre P que l’on  retrouvait sur les armes de l’université, et, encore aujourd’hui, ici ou là, par exemple dans la salle des actes de la Faculté de droit. La bulle du Pape précisait que les membres de  l’université d’Aix jouissaient des privilèges, libertés et immunités  accordées par le Saint-Siège aux universités de Paris et Toulouse. 

ET AVANT 1409 ? 

Mais n’y avait-il rien avant 1409 ? Pas une université au sens strict, bien sûr, mais divers établissements qui allaient être regroupés dans la nouvelle université, ce qui a pu faciliter cette création, qui ne pouvait se faire ex-nihilo. Il s’agit de l’école de grammaire, où l’on enseignait le latin et la théologie et des écoles de théologie des quatre couvents des ordres mendiants (Franciscains, Carmes, Dominicains, Augustins) et de la cathédrale, auxquelles on ajouta une école de droit créée avec l’accord des syndics de la ville et le financement de celle-ci. Roux-Alphéran, dans son ouvrage sur « Les rues d’Aix », affirme même que, pendant les deux siècles précédant la création de l’Université, à la suite d’une décision d’Alphonse II, roi d’Aragon et comte de Provence sous le nom d’Alphonse 1er (donc avant la maison d’Anjou), comte de Barcelone, il y avait déjà à Aix une sorte d’académie générale des sciences, où l’on enseignait notamment le droit et il donne même une longue liste de professeurs ayant enseigné le droit à Aix aux 13° et 14° siècles.  

Simonne Guenée, dans sa « Bibliographie de l’histoire des Universités françaises des origines à la Révolution », indique pour sa part que « dès avant le XI° siècle, il y avait à Aix une école cathédrale assez florissante, peut-être même héritière directe des écoles municipales romaines. ». Il est certain en tous cas, comme l’a montré Jean Pourrière, dans son étude sur « Les commencements  de l’école de grammaire d’Aix », à partir de documents inédits, qu’une école de grammaire, municipale, existait déjà en 1378, et cela probablement depuis des dizaines d’années,  donc bien avant la création de l’université. Tout ceci donne indirectement une indication sur l’emplacement géographique, à proximité de la cathédrale, et d’ailleurs le forum romain lui-même était en gros situé à l’emplacement de l’actuelle cathédrale, qui a d’ailleurs conservé un mur de l’époque romaine : tout cela situe les éléments et bâtiments antérieurs à la création de l’université à proximité immédiate de la cathédrale saint-Sauveur. 

Toujours est-il que l’Université fondée à la demande de Louis II en 1409 ne partait pas de rien et, dès sa création, l’Université d’Aix comportait une Faculté de théologie et une Faculté de droit où l’on enseignait le droit canonique (le droit de l’Eglise) et le droit civil (donc en fait le droit romain). Le professeur Aubenas, lors de l’inauguration en 1952 des bâtiments de l’avenue Robert Schuman (les « nouvelles facultés ») relève d’ailleurs que le pouvoir civil (royal ou municipal) jouait dans l’université un rôle plus important que dans les universités plus anciennes, même si l’Eglise y jouait également un rôle important, ne serait-ce que via le chancelier. Mais le recteur, qui occupait une fonction déterminante, était un simple étudiant (naturellement « de bonne vie et mœurs ») et, à Aix, contrairement à ce qui se passait souvent ailleurs, il n’y avait pratiquement pas de différences entre les étudiants nobles et roturiers. Quant à la municipalité, elle jouait aussi un rôle important, notamment dans le financement de l’Université, y compris pour l’agrandissement des bâtiments, comme l’explique le professeur Jean-Louis Mestre dans un article sur l’histoire de l’Université d’Aix. 

LE BATIMENT D’ORIGINE, DE 1409 A HENRI IV 

Laissons de côté l‘histoire de l’université, dont nous avons parlé lors des saisons précédentes,  pour nous concentrer sur le bâtiment. Jean Boyer nous apporte des informations très précises dans son ouvrage sue « Le patrimoine architectural d’Aix-en-Provence », dans le chapitre consacré à « L’ancienne Faculté de droit».  Il constate que les nombreux auteurs qui ont fait des recherches sur l’histoire de l’Université d’Aix, comme institution, se sont « fort peu intéressés au cadre architectural dans lequel ont vécu, depuis le début du XV° siècle, de nombreuses générations de professeurs et étudiants ». En général on se contente de dire que la Faculté de droit (dont le bâtiment est devenu celui de Sciences Po) a été construite vers 1740 sur une partie des emplacements de la vieille université, dont les bâtiments menaçaient ruine. Cela permet en tous cas de dire que dès le début l’université a été située au cœur de la ville, en gros en face de la cathédrale : c’est bien là le lieu des origines. 

D’abord, une petite déception : « Des bâtiments qui furent élevés au XV° siècle pour abriter l’Université créée par Louis II d’Anjou, il ne nous reste plus aujourd’hui le moindre vestige ». Cela n’est pas surprenant, compte-tenu de toutes les modifications subies par Aix aux XVII° et XVIII° siècles, et des destructions du XIX° (il ne reste des périodes antérieures pratiquement que des édifices religieux). Pour autant, Jean Boyer nous livre quelques précieuses informations. « On sait seulement, en consultant les anciens plans de la ville d’Aix, que les bâtiments se dressaient sur l’emplacement de la partie sud-ouest de l’actuelle Faculté de droit » (entendez l’actuel  bâtiment de Sciences Po) « et que leur entrée principale s’ouvrait dans la rue du Puits-Chaud » (l’actuelle rue du Bon-Pasteur). 

Ainsi, l’emplacement d’origine de l’Université d’Aix a été conservé, à quelques mètres près, pendant des siècles et la Faculté de droit est restée au même endroit (en dépit des changements ultérieurs de bâtiment, après la destruction de l’ancien et la construction du nouveau en 1741/43) jusqu’au milieu du XX° siècle. Mais la perspective n’était pas la même qu’aujourd’hui, puisque l’entrée sa faisait par l’actuelle rue du Bon-Pasteur et non par la place de l’université. Et pour cause, puisque cette place n’existait pas, le lieu étant occupé par plusieurs maisons, situées immédiatement face à la cathédrale. Ce n’est qu’en 1513, un siècle après la création de l’université, que l’on a démoli plusieurs de ces maisons, afin de donner plus de perspective à la façade gothique de Saint-Sauveur. Toutefois, précise Jean Boyer, « les bâtiments de l’Université restèrent séparés de la nouvelle place (d’abord appelée place neuve de Saint-Sauveur, puis place Saint-Sauveur et enfin place de l’Université) par une maison particulière qui ne fut abattue qu’à la fin du XVI° siècle. ». 

Si l’emplacement ne va pas changer par la suite, jusqu’au milieu du XX° siècle, nous verrons dans l’épisode suivant comment va évoluer ce bâtiment, à partir d’Henri IV, avec des travaux et agrandissements successifs, jusqu’à sa destruction finale en 1740 et la construction de l’actuel édifice de la place de l’université en 1741-43. Il est vrai aussi que dans cette période fut créé par Henri IV le collège Bourbon, comportant notamment une Faculté des Arts et même une Faculté de médecine (bien avant Marseille) ! A suivre donc dans l’épisode 2. 

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