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Balade médiévale au château de La Barben

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Enfin, le rythme scolaire est bien installé, et entre la semaine de cours et les temps d’étude à la maison, il est une question à laquelle il me plait de répondre : comment occuper mes temps de repos ? Comment trouver des activités apaisantes et ressourçantes pour rester l’esprit frais et disponible ?

A nous qui avons la chance d’habiter une région au climat si doux et au patrimoine naturel et culturel si riche, il est un lieu en particulier qui correspondra parfaitement à ces attentes pour occuper nos journées vespérales. Aujourd’hui, je vous présente ma sortie « balade médiévale » au château de la Barben, niché au cœur des Alpilles.

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Dès l’entrée du domaine, une ambiance médiévale me submerge : la disposition des lieux et les activités proposées par les exposants et les animateurs parés de leur costume d’époque, (marché artisanal, douceurs culinaires locales) résonnent en moi comme une invitation à l’évasion. Je me laisse donc porter et continue ma visite pour arriver à un premier point de vue : nichée au sommet du donjon, le paysage provençal est magnifique. Au moment de me retourner, je suis saisie par l’immensité du château et de sa position dominante : le château est en fait une forteresse. J’aurai l’occasion d’en apprendre plus lors de mes discussions avec les guides au cours de mes pérégrinations.

Arrive alors le début de la visite, menée par un guide qui parvient à faire ressusciter le passé tout au long de la découverte.
Ce dernier, qui nous transporte tant par sa tenue médiévale que son accent d’antan nous en apprend plus sur la famille Forbin qui occupait les lieux il y a près de 500 ans.  Il nous amène aussi dans les différentes pièces de la demeure aménagées fidèlement à la disposition de l’époque en nous racontant leur histoire : l’architecture, la chambre du Duc, la chapelle, la cuisine, la vie des personnages illustres de la Provence et de la France…

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Nous poursuivons la marche au fur et à mesure que nous évoluons dans ce dédale médiéval, qui nous emmènera au sommet de la structure. Arriver sur la terrasse d’honneur après avoir gravi un escalier monumental est un enchantement pour tout amoureux de la Provence devant des paysages aussi variés que pittoresques qui se déploient à l’infini.

Enfin, nous terminerons la partie chateau sur la visite des sous-terrains et des cachots du château où Baron Philippe de Saint Jean nous fait partager l’histoire de sa vie, qui s’inscrit profondément dans son époque. L’occasion en outre de découvrir les armes de guerre, l’équipement du chevalier et la vie du château fort.

Après cette invitation à participer à cette vie du XIII ème siècle, le lieu nous offre une balade immersive dans les jardins à la française conçus par Le Notre (jardinier à qui l’on doit les jardins de Versailles) surplombants des bassins et statues grandioses.
La promenade permet en guise de conclusion de longer les remparts extérieurs du XVIIème siècle et la rivière Vallon de Maurel sous l’ombre de platanes séculaires. Ce circuit, en plein cœur de la Provence, nous plonge dans un espace romantique où l’eau, l’ombre et la verdure rendent ce moment idyllique.

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Cette promenade au château de la Barben me restera en mémoire. Pour tous les amoureux de cette période de battement entre l’automne et l’hiver, quand les feuilles des arbres jaunissent, que les jours sont encore beaux et que le froid s’installe paisiblement, cette balade répond tout à fait à mon besoin de bouffée d’air pur. J’ai pu en outre en apprendre plus sur un joyau de la Provence qui, bien que situé à côté de chez moi, avait jusqu’ici préservé de ma curiosité tous ses mystères. Ainsi, à vous lecteurs, amateurs de balades, amateur d’artisanat médiéval, ou simple curieux, si d’aventure vous considériez jeter votre dévolu sur la visite du site de la Barben, n’hésitez plus !

Château de La Barben – 13330 La Barben

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Aix-en-Provence aux couleurs de l’été indien

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25 octobre 2018, 12h23. Alors que le marché bat son plein sur la place de l’Hôtel-de-Ville, je cherche une terrasse où déjeuner. Les 24° actuels me font d’ailleurs presque regretter la veste que j’ai prise ce matin et qui m’encombre plus qu’autre chose. 

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Bien que l’été ait tiré sa révérence depuis quelques semaines pour céder sa place à l’automne, le soleil continue d’illuminer et de réchauffer les pavés d’Aix-en-Provence. Si les journées se sont raccourcies, nombre de gens flânent encore dans la ville aux mille fontaines. Les ruelles provençales sont aussi ensoleillées que pendant la saison estivale, pour mon plus grand plaisir. 

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Aixoise d’adoption depuis septembre 2016, l’été indien me ravit chaque année. Malgré le léger mistral, toutes les occasions sont bonnes pour profiter allègrement de la vi(ll)e, dans une ambiance douce et lumineuse. Dans un parc avec un livre, dans les rues piétonnes remplies de vie et d’odeurs alléchantes, lors d’une promenade en pleine nature à deux pas de la ville, ou en terrasse avec des amis. 

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Mais les meilleures choses ont une fin, et ce beau temps ne va pas durer éternellement. Dès la semaine prochaine, les températures vont chuter pour, peut-être, faire place aux belles couleurs automnales dans les parcs d’Aix-en-Provence, ce qui n’est pas non plus pour me déplaire. 

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Mon cauchemardesque Halloween à Aix

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Quand, dix minutes après être rentré dans un bar, tu perds ton téléphone, tu arraches la déco avec ton costume et tu réalises que t’es l’un des seuls déguisé, tu sens que ta soirée d’Halloween peut vite se transformer en un véritable cauchemar…

Pourtant, tout avait plutôt bien commencé. Déguisés de la tête aux pieds en d’immondes lutins, mes amis et moi avions décidé pour cette année de fêter Halloween. Pour l’occasion, un célèbre établissement avait tapissé ses murs et son plafond d’hideuses toiles d’araignées et autres gris-gris en tout genre. Et avec un verre acheté, un verre offert jusqu’à 22h, autant vous dire que l’ambiance a rapidement décollé…

Si vite que j’en ai perdu mon téléphone, seulement quelques minutes après être rentré dans le bar. Je ne vous cache pas que cela a un peu refroidit le jovial lutin que j’avais promis d’incarner toute la nuit. « Allez, on ne va pas arrêter la soirée pour ça », « tu vas le retrouver », « tu l’as peut-être oublié à la maison », me scande ma bande pour me remotiver. Et hop, c’est reparti ! La musique me parvient aux oreilles, le bar commence à devenir plein à craquer. Je décide d’envoyer quelques pas de danse sur le parquet.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai la fâcheuse tendance de bouger la tête lorsque je me dandine sur la piste. Et ce soir, cette tendance était décuplée à cause de mon chapeau à grelots (étrange, je vous l’accorde). Sauf que, tous ceux qui connaissent ce bar peuvent confirmer : le plafond n’est pas très haut. Encore moins avec des toiles d’araignées qui pendent. Et paf ! Un de mes grelots s’accroche dans la décoration, je bouge, ça tire, la déco se retrouve par terre.

Après avoir pris une petite « soufflante » par le barman, je m’assoie dans un coin du bar. L’occasion de jeter un coup d’œil aux alentours. Je me rends alors compte que peu de gens ont joué le jeu du déguisement. Les petits lutins que nous sommes ressemblent davantage à des bouffons au milieu de cette foule de personnes normales.

Juste avant de sortir pour poursuivre la soirée, une amie réussit à intercepter une conversation de personnes disant avoir trouvé un téléphone. Ni une, ni deux, elle se précipite vers eux et découvre alors mon mobile ! Ces honnêtes étudiants l’avaient soigneusement gardé et s’apprêtaient à le remettre au barman. Enfin une bonne nouvelle dans cette fichue soirée. Car un cauchemar ne dure, tout comme Halloween, qu’un temps. Et heureusement !

G.R.

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Découvrez une mystérieuse grange à foin, en plein cœur d’Aix en Provence…

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Faire des sorties avec sa classe est un bon moyen pour découvrir de nouveaux lieux que l’on n’a pas spécialement eu l’occasion de visiter, ou alors, dont on ne connaît même pas l’existence (même si c’est plus vieux que nous). Et donc cette fois-ci, j’ai fait un tour au Musée Granet XXème : séparé du musée Granet, il est en fait une annexe où une exposition permanente est indépendante de celle du musée Granet.

Je vais donc commencer par décrire l’extérieur : le musée Granet XXème est d’apparence une église ou un édifice religieux. Une croix trône sur le toit, on remarque des éléments sculptés dans la roche avec un écusson, qui devait être celui d’Aix-en-Provence, et une grande porte en bois. Ce musée est accompagné d’une petite placette où l’explication de l’exposition peut donner envie, ou pas, de venir découvrir cet espace.

Une fois à l’intérieur, on découvre une structure beige, minimaliste, où on ne remarque que la structure de la voute, et les espaces où devaient se tenir les vitraux. Cet espace tout en longueur et en hauteur, accueille les œuvres de la collection Jean et Suzanne Planque de façon permanente.

 

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(Image du site : https://www.journalzibeline.fr/un-granet-xxe-siecle-est-ne/ )

 

Historique :

Créée au XVIIème siècle (l’an 1654) par les Pénitents blancs des Carmes, il a été un lieu religieux. A la Révolution française (1789), cette chapelle a été vendue comme bien national et a accueilli … Du foin ! Avec le temps, en 1817, ce grand espace a été rendu aux pénitents qui s’étaient reconstitués. Mais finalement, en 1866, il y a eu une perte de vocation religieuse pour laisser place à une école, la chapelle est donc devenue un lieu d’enseignement pendant une centaine d’années. En parallèle, de 1866 à 1878, la chapelle était une annexe du musée d’Aix où étaient entreposés environ 600 peintures. Aux alentours de l’année 1960, une partie de la chapelle sert d’atelier à l’école des Beaux-arts. Et enfin, de 1971 à 2001, le bâtiment était désigné comme le palais des congrès de la ville d’Aix-en-Provence. Après cette date, la chapelle est ce qu’elle est aujourd’hui : l’annexe du musée Granet.

Entre nous, je n’ai jamais vraiment vu un bâtiment religieux changer autant de fois de fonction : religieux, entrepôt, religieux, enseignement, annexe de musée, atelier d’art, puis musée.

 

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Et donc parmi les œuvres, nous retrouvons des peintres célèbres comme Cézanne, Van Gogh, Monet, Renoir et bien d’autres, mais aussi des artistes un peu moins connus mais donc les œuvres sont très agréables à regarder : j’ai personnellement beaucoup apprécié le travail de Monsieur KOSTA Alex, qui a beaucoup travaillé avec différents matériaux afin de faire des sculptures très originales en forme de bonhommes.

La visite dans ces lieux reste très agréable, tout est pensé pour rendre fluide et agréable, la balade entre les œuvres. Nous avons donc un rez-de-chaussée, une aile à droite, une salle en fond, et une mezzanine à deux étages. Il faut prendre le temps, de regarder le passé, et surtout si c’est pas cher ! VIVE LA CULTURE !!!

J’espère que vous pourrez visiter ce lieu, et s’il vous a plu, n’hésitez pas à nous en parler.

 

Site internet : http://www.museegranet-aixenprovence.fr/granet-xxe/granet-xxe-la-collection-jean-planque.html

 

Horaires

Ouvert du mardi au dimanche
– Hors période estivale, de 12h à 18h (fermeture des caisses à 17h30).
– En période estivale, de 10h à 19h (fermeture des caisses à 18h30).
Fermeture hebdomadaire le lundi.
Fermetures annuelles les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Site Granet XXe, Collection Jean Planque
Place Jean-Boyer
13100 Aix en Provence

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Vive le Rouge de Provence !

JULIEN ICM

Là comme ça, la photo fait presque un peu peur… ces hommes et femmes bras croisés, on dirait qu’il vous attendent pour en découdre ! Leur air bien décidé ne trompe pas, en revanche, ils ne vous veulent aucun mal et bien au contraire !

Ces vignerons de Provence, ont tous la même envie profonde : faire qu’enfin les vins rouges de Provence aient les mêmes lettre de noblesse que d’autres doux nectars rubis venants d’ailleurs. Ils ont également à cœur de promouvoir une viticulture saine tant à la vigne qu’à la cave.

 » Rouge Provence c’est :

Un groupe d’hommes et de femmes vignerons et solidaires, qui par différentes manifestations veulent montrer à tous que la Provence est un grand terroir français. »

Cela nécessite quelques explications. Depuis maintenant plusieurs décennies lorsqu’on parle de la Provence, tous (oui, oui, tous : vous aussi, ne vous défiez pas, vous l’avez forcément pensé, même juste un tout petit peu !), on pense « rosé de Provence ». Un petit conseil ayez de bons arguments devant chacun des vignerons de cette photo que vous rencontrerez si vous arguez « qu’en Provence, on ne fait que du rosé ».

Eh bien non ! Et c’est bien leur idée force à travers cette association : promouvoir cette terre provençale au travers de ses vins rouges.

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Qui sont ils ? 

Je vous l’ai dit, 33 vignerons et vigneronnes provençaux répartis sur 6 appellations différentes : Bandol, Baux de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence, Coteaux Varois, Côtes de Provence, Bellet et également une IGP en Bouches-du-Rhônes.

Vous êtes curieux ? Voici la liste complète de ceux qui prônent fièrement la couleur rouge en Provence :

La Bastide Blanche 
• Domaine de la Bégude
 • Domaine Bunan
 • Clos Saint VincentDomaine du Bagnol • Domaine Les Luquettes 
• Château de Pibarnon
 • Château Pradeaux
• Château Sainte-Anne 
• Château Salettes 
• Domaine La Suffrène
 • Domaine Tempier 
• Domaine de La Tour du Bon • Domaine Henri Milan
 • 
Domaine Les Béates 
• Château de Beaupré 
• Domaine d’Eole • Domaine de La Réaltiere
 • Château Revelette
 • La Chapelle Saint Bacchi
 • Château Vignelaure 
• Domaine de Sulauze • Domaine du Deffends
 • Domaine Les Terres Promises
 • Château Duvivier
 • Clos Saint Joseph 
• Château Malherbe
 • Château Les Mesclances 
• Château de Roquefort• Villa Minna Vineyard • Clos de l’Ours • Domaine Beauchamp • Château Carpe Diem

Que font-ils ? 

Il faut que je vous explique comment l’idée même de Rouge Provence est apparue. Au départ il s’agit de deux amis vignerons : Peter Fischer (Château Revelette) et Jean-Christophe Comor (Domaine des Terres Promises) qui réfléchissent depuis longtemps à rassembler des vignerons de la plus ancestrale région viticole (la Provence donc !), avec l’idée qu’il existe ici aussi de « vrais faiseurs de rouges provençaux ». Ils admettent bien volontiers que la Provence est une grosse production de rosé (80% environ), mais comme ils le disent : « il ne faudrait pas oublier que la Provence est aussi une terre de vins rouges ! ».

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Et puis arrive l’année 2012 et avec elle la grêle, qui a causé de nombreux dégâts sur les récoltes, et particulièrement au Château de Roquefort La Bédoule. Là, plus de récolte pour son vigneron, Raimond de Villeneuve et catastrophe attendue au tournant pour le domaine. C’était sans compter sur le fabuleux élan de générosité de 36 domaines de Provence et du sud de la Vallée du Rhône, parmi les meilleurs de la région. Ils se sont tous mobilisés et on apporté chacun à leur échelle une partie de leur récolte : l’exploitation de Roquefort est sauvée et produit cette année-là trois cuvée du nom de « Grêle 2012 ». Sur l’étiquette, qui raconte aussi cette histoire, figure le nom de tous ces domaines solidaires.

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La suite tombe sous le sens : ce sont ces vignerons qui se rassemblent alors autour de ce geste alors jusque-là jamais vu dans le monde du vin. Tous sont particulièrement précautionneux de leurs vins et ont pour étendard le rouge de Provence. C’est ainsi que Rouge Provence est né.

Depuis ils se réunissent à diverses occasions. La première et pas des moindres,  c’est lorsqu’ils amènent tous une partie de leur récolte chez l’un d’entre eux. Oui, l’histoire se répète : cette fois-ci pas pour venir en aide directement à un confrère sinistré, mais bien pour créer chaque année une cuvée solidaire. Toujours sur le même principe : cette cuvée solidaire est vinifiée à partir d’un peu des raisins de chaque domaine de l’association. Et cela donne une cuvée du nom de « Plaisir Solidaire », que vous trouverez uniquement en magnum. La vente de cette cuvée permet à Rouge Provence de constituer des fonds qui permettraient, si nécessaire, de venir en aide à un domaine qui aurait été touché par un accident climatique.

Chaque étape de l’évolution de la cuvée en cours est un prétexte pour se réunir et partager en plus des valeurs qui les réunissent, un fort moment de copains, de dégustation et de bien manger !

En une occasion exceptionnelle, ils ouvrent leurs portes et pour faire la promotion de cette cuvée de partage et invitent pêle-mêle de nombreux acteurs du monde du vin. C’est ce moment-là que j’ai eu l’occasion de partager avec eux. Alors me direz-vous, j’en fait des tonnes, mais il n’en est rien et je n’en fait même peut-être pas assez ! Cette bande de grands enfants ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils dégustent les vins des copains et qu’ils en parlent. Bref : une journée sous le signe du partage, de la découverte pour moi, et du soleil de Provence ! Jugez plutôt sur les photos récoltées :

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Quels résultats ? 

En 2017, c’est pas moins de 1350 magnums mis en bouteille qui seront ensuite vendus à la fois sur les domaines adhérents à Rouge Provence, mais aussi chez les cavistes partenaires.

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Il faut croire que ce projet réveille chez certains des vocations car cette année ce sont trois nouveaux domaines qui ont rejoint l’aventure :  le Clos de l’Ours, le Domaine Beauchamp et le Château Carpe Diem. Vous, vous en doutez, le recrutement ne se fait pas par dessus la jambe : c’est au terme d’une rencontre puis d’une dégustation que les intéressés ont été ralliés à cette belle cause. Le comité de recrutement met l’accent sur un certains nombres de critères qui font la philosophie de Rouge Provence comme : un esprit solidaire, une qualité et la personnalité des vins, une volonté de faire des rouges, une dimension humaine, un respect de la vigne et du terroir.

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On ne peut que souhaiter longue vie à cette initiative solidaire et à cette association si fière de son patrimoine viticole !

INFOS PRATIQUES:
Le site web
La page Facebook

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Le Pavillon Noir : symbiose entre architecture et danse

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Axelle décrypte pour vous des architectures anciennes et avant-gardistes d’Aix. Aujourd’hui, elle vous fait découvrir le Pavillon Noir…

Le sud, région où réside le célèbre architecte Rudy Ricciotti, qui a imposé, au fil du temps, son identité en dessinant et étant l’auteur de nombreux ouvrages tel que le Mucem. Mais à Aix-en-Provence, c’est le Pavillon Noir qui est sa création, situé dans le quartier Sextius Mirabeau, il ressemble à un gros bloc noir : pour s’y rendre, ce n’est pas très compliqué, il suffit de remonter l’avenue à l’Ouest de la Gare Routière. D’ailleurs, le bâtiment de couleur sombre tranche avec l’architecture du quartier alentour, ce qui fait qu’on le remarque d’assez loin.

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Inauguré en 2006, le Pavillon Noir abrite une troupe de danse contemporaine : le ballet Preljocaj, dirigé par Monsieur Angelin PRELJOCAJ, qui est celui qui a commandé ce projet. Il souhaitait une structure pavillonnaire, car en Provence on trouve beaucoup de Pavillons (comme le pavillon Vendôme, article que j’ai publié). L’architecte dit s’être inspire de la carrure du danseur : « Sec, osseux, tendu » (interview du magazine ELLE).

Quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit quand vous voyez ce bâtiment ?

Personnellement, c’est son originalité qui m’a tapé dans l’œil. Monsieur PRELJOCAJ souhaitait que les danseurs aient tout l’espace possible pour danser, et donc on ne trouve aucunes poutres, ni obstacles dans les salles : la structure de l’édifice est rejetée à l’extérieur, ce que l’on voit en premier.

Cette « ossature » extérieure de forme triangulaire (230 poteaux), a été pensée pour être antisismique : faite de fer et de béton, on peut admirer le contraste de ces barres noires, avec le transparent des vitres.

En fait, le pavillon est tout le temps comparé à un corps inversé : les os à l’extérieur, et un mur de vitre en guise de peau, le thème de la danse est donc tout aussi présent dans l’esthétisme de l’établissement que dans son utilisation. Le mot d’ordre de ce chantier était de : « limiter la matière ».

Ci-dessous, une photographie de la structure du Pavillon Noir sans les vitres : le squelette de la structure.

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En chiffres

La durée du chantier a été de deux ans et demi, et son coût de 4,6 millions d’euros hors taxes, pour 3900 m² (36 mètres de longueur, 18m de largeur, 26m de hauteur). Il a fallu 160 tonnes d’aciers, pour avoir un bâtiment de 2 étages : On y trouve 1 salle de spectacle de 378 places (avec loge, atelier costume, et la remise de matériels), au deuxième étage on trouve un grand studio de danse, au premier un petit studio pour les duos ainsi que deux studios intermédiaires (donc un total de 4 studios), et au rez-de-chaussée l’accueil avec l’administration, la billetterie, la documentation, une salle de réunion et un espace ouvert).

 

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Notre Pavillon Noir a fait l’objet de plusieurs articles à travers le monde comme en Angleterre, en Amérique, en Italie, ou même en Asie, autant par rapport à son architecture que par rapport au ballet Preljocaj, mondialement connu. Une extension du Pavillon Noir est actuellement en cours de construction, pendant que les représentations se déroulent tout au long de l’année dans la salle de spectacle :  vous pouvez donc venir vous détendre, profiter de la complexité et la beauté des mouvements de la danse contemporaine.

 

 

 

 

http://www.preljocaj.org/index.php

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Top 5 des adresses qui vont me manquer à Aix : la Boca Loca (2/5)

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Ça y est. Petit oiseau aixois d’adoption durant ses études universitaires quitte le doux cocon qu’est Aix-en-Provence, et part à la découverte de nouveaux horizons. Précisément, de Bourg-en-Bresse. Fini les rivages méditerranéens aux doux effluves d’Italie. Place aux montagnes, et à l’air frais et calme venu de Suisse. Bah, ce n’est pas si mal ! En plus, à une heure de route, Lyon. Ce paradis des adeptes du végétarisme et du véganisme ! En perspective, la découverte de nombre de petites adresses toutes plus délicieuses les unes que les autres. Mais ne nous leurrons pas… Il y a des adresses aixoises qui vont indéfectiblement me manquer. En voici le top 5.

2/5 : la Boca Loca

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Ma parenthèse inattendue dans le Vaucluse…

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14322609_10208630426051689_6674054257462038761_nFanny, notre blogueuse pétillante se sent comme un poisson dans l’eau en ville. Alors le jour où on lui annonce une virée surprise dans les petits villages du Vaucluse, le mélange s’annonce étonnant…

Une balade qui va nous aérer l’esprit en ce début d’automne un peu gris !

Départ à 10h50 de la Rotonde. Je quitte la ville pour la campagne. Je ne connais pas du tout ma destination. Il faut dire que Grégory, l’enfant du pays sait tenir les secrets. Une sensation d’adrénaline commence à crépiter dans mon esprit et au creux de mon ventre.

Les paysages défilent vers le Nord. Nous croisons en chemin Lourmarin et Bonnieux, deux villages du Luberon encore alanguis par la douceur estivale. Septembre est bien entamé mais le mercure s’entête à virevolter au delà des 30°c. Les kilomètres défilent et les paysages magiques s’enchaînent. Grégory me dit alors de fermer les yeux pour arriver au prochain panorama…

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Bonnieux veille sur le Mont Ventoux perdu aux confins du Vaucluse
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L’Isle Sur Sorgue et ses roues moussues

Gordes, le village incontournable

Une légère brise souffle dans les oliviers ce jour-là… Encore quelques mètres à parcourir les yeux fermés et un panorama surprenant s’offre à moi. Un petit village se dresse fièrement sur sa colline et donne la curieuse impression d’être figé dans le temps.

Cyprès, maisons en pierre, strates de calcaire caractérisent ce hameau moyenâgeux du Vaucluse. Classé comme l’un des plus beaux villages de France, Gordes présente des maisons bâties à même le roc qui me donne le vertige. Un vertige intellectuel également car ce village semble regorger de mille et une légendes. Après quelques recherches sur internet, je découvre par exemple que Gordes était à l’époque gallo-romaine, un oppidum (fortification de type celtique aménagé en surplomb de manière à servir de refuge ou de lieux de rencontres selon ce fameux Larousse) dont la situation géographique était particulièrement stratégique en cas d’invasions ou de guerres.

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Je me plais à rêver qu’une véritable fresque historique s’est déroulée dans ce dédale de rues et tout particulièrement dans ce superbe château forteresse qui domine le village. Ayant pansé les plaies de multiples assauts lors des guerres de religion, de bombardements à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ainsi que de sévères épidémies et de famines, Gordes montre aujourd’hui un visage protecteur et chaleureux.

C’est fou comme ici, le vertige et l’adrénaline peuvent si bien se marier…

Je ne suis apparemment pas la seule à être inspirée par ce décor médiéval ; le peintre Marc Chagall tomba sous le charme de Gordes peu avant le déclenchement de la Deuxième Guerre Mondiale et s’installa avec sa femme et sa fille dans une des maisons datant du XVIIe siècle abritant un moulin.

En résumé, un lieu emblématique du Vaucluse qui vaut le détour. Situé à seulement une heure d’Aix-en-Provence en voiture, le site offre une vue imprenable sur un des plus beaux villages de Provence. A ne rater sous aucun prétexte !

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Fontaine de Vaucluse : un havre de paix verdoyant

Après une longue marche le long de la route, l’air se fait plus frais en arrivant près de la rivière. Des groupes de touristes en tout genre s’acheminent vers la source, impatients. J’arrive devant ces bassins d’eau frémissante et je me trouve plongée au cœur d’une série fantastique. La lumière de cette fin de journée transperce les feuilles des arbres et un véritable tableau impressionniste s’offre au regard.

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Un méli-mélo de verdure s’offre à moi. De la menthe, de l’émeraude et du jade éclaboussent les alentours. Les monts du Vaucluse en arrière-plan respirent la sérénité et s’érigent tels des menhirs pour délimiter ce havre de paix.

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Ce recoin du Vaucluse déteint sur mon humeur et me rend nostalgique d’un été qui touche à sa fin. Ces bassins transpirent le spleen Baudelairien et il fait bon de s’y assoir pour méditer. Les bancs en pierre sur la rive semblent d’ailleurs prévus à cet effet. Le bruit du courant est apaisant, le niveau de l’eau est bas mais le spectacle reste unique à voir. Le temps s’est arrêté mais l’eau suit son cours. La Fontaine de Vaucluse est bel et bien un site exceptionnel à visiter en cette période de rentrée trépidante.

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Les petits + d’#ICM :

  • Budget pour se rendre à Fontaine ou Gordes : en partant entre amis, vous pouvez vous en sortir pour 8€ par personne (pique nique, essence, parking gratuit hors saison…)
  • Par où on passe à partir d’Aix ? Direction A51 GAP / Sortie 12 Meyrargues, direction Pertuis > Lourmarin > Bonnieux. Après tout est indiqué !
  • La playlist qui va bien avec
  • Le glacier qui fait du bien en revenant (y compris en septembre et octobre !)
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{ Châteauneuf-du-Pape } : Château Sixtine, un domaine qui traverse les âges

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On continue notre petit tour dans les vignes de Châteauneuf-du-Pape. Tiens, d’ailleurs c’est quoi Châteauneuf-du-Pape ? Eh bien c’est ce qu’on appelle une appellation, ou une AOC (appellation d’origine contrôlée). Cette appellation, donc, est la toute première à avoir vu le jour en France, en 1936. L’objectif est alors de faire en sorte que le vin produit sur le sol français et a fortiori sur un territoire précis, soit issu de raisins du même lieu et que le travail des viticulteurs de la région soit valorisé. C’est aussi le début de l’idée de terroir et plus largement de régionalité des vins notamment.

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Le Château Sixtine (initialement Le Clos de Pradel en 1673 – si, si vous avez bien lu, 1673 ! – puis La Cuvée du Vatican à partir de 1958) est l’un des plus anciens domaines de Châteauneuf-du-Pape à avoir assisté à l’émergence de cette appellation et participé aux évolutions de ce territoire viticole.

Nous sommes ici sur un domaine familial ! L’histoire nous est racontée par la quatrième génération du lieu en question. Aujourd’hui c’est Jean-Marc Diffonty, propriétaire et vigneron, qui a repris la tête du domaine depuis 1993.

En reprenant les rênes du vignoble, Jean-Marc Diffonty cherche à trouver le bon équilibre entre pérennisation de l’empreinte familiale, construite depuis des décennies, et volonté de modernisation des procédés de viticulture et vinification.

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Au départ Jean-Marc Diffonty ne veut pas de cette vie d’agriculteur : son père, son grand-père et son arrière-grand-père ont cultivé ces terres depuis toujours. Les difficultés face aux aléas climatiques non maitrisables et les suées froides de ses aïeuls ne le séduisent que moyennement. Jean-Marc appuie d’ailleurs l’idée : « À l’époque, quand mon père était maire de Châteauneuf, il passait son temps sur les tracteurs », cette vie d’agriculteur il n’en veut pas. Il est pourtant passionné par le goût du vin. Dans les années 1990, il revient travailler au domaine, avec l’envie de donner un nouveau souffle aux cuvées du Château Sixtine. Jean-Marc se prend de passion pour la confection du vin, seulement il ne veut pas faire comme tout le monde et ne veut surtout pas faire du vin que pour une élite ou pour coller au nom de l’appellation de Châteauneuf-du-Pape : il souhaite innover et faire bouger les idées préconçues de l’appellation. Sa place à la présidence de l’un des syndicats de producteurs de l’appellation, en est d’ailleurs le témoins.

La conduction du domaine est particulièrement minutieuse et raisonnée. Dans les vignes, on travaille le milieu naturel… de la manière la plus naturelle possible : pas d’insecticides, pas d’herbicides, pas d’engrais chimiques. Au moment des vendanges, (c’est l’étape décisive pour les vignerons !) on opère un double tri : en vigne et en cave, on veut du mûr et que du mûr, pas question de trouver des goûts herbacés on érafle tout ! Jean-Marc compare bien volontiers son métier à celui d’un chef en cuisine :

« pendant les vendanges, ma place est à la table de tri. Tel un chef étoilé, je contrôle et sélectionne la qualité des différents éléments qui vont composer le plat final. »

Et que trouve-t-on dans les sols ? Les terres du domaine sont réparties à 60% sur des sables et à 30% sur des galets, ce qui amène la complexité bien connue des vins des territoires de Châteauneuf-du-Pape. Le Château Sixtine fait la part belle aux rouges avec près de 95% de sa production, le reste va au blanc.

Dans la cave, les plus anciennes cuves sont carrelées. Aujourd’hui elles ne servent presque plus, mais du temps du grand-père de Jean-Marc Diffonty, elles étaient particulièrement appréciées car le tartre n’y adhérait pas et le lavage y était facilité. Aujourd’hui on leur préfère des cuves en inox où la température est modulable : on travaille plus précisément, pour le plus grand bonheur de nos papilles, car oui la température aussi c’est un paramètre important !

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Au caveau : l’unique cuvée en blanc du domaine est un réel coup de cœur à la dégustation (coupe de cœur pour mes papilles surtout !). Il s’agit du Château Sixtine blanc 2016, élaboré à partir de Roussanne et de Clairette (dont l’encépagement devrait augmenter dans les prochaines années sur le domaine). Alors que la Roussane est souvent un cépage vinifié avec la Marsanne, ce qui donne des vins plutôt opulents et expansifs, cette cuvée déroge à la règle. La Cuvée Château Sixtine est toute en intensité, avec une belle part de fraîcheur et une finale sur les agrumes.

C’est en 1952 que le Domaine propose pour la première fois ses vins à la bouteille, et non plus en vrac. Aujourd’hui c’est plus de 95% de la production qui part à l’export et pour avoir des vins les plus reproductibles possibles, les mises en bouteilles se font en une seule traite : une fois les vins prêts, hop ! ils sont embouteillés.

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Du coup si vous souhaitez déguster ces doux nectars, c’est directement à la propriété qu’il faudra vous rendre ! Jean-Marc confie d’ailleurs que les personnes qui s’arrêtent au caveau de vente sont bien souvent les enfants ou les petits enfants des générations précédentes qui elles-mêmes venaient déjà se servir chez les Diffonty. La relève est prise et aujourd’hui l’histoire de du Château Sixtine perdure et a de belles années devant elle !

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INFOS PRATIQUES :

CHÂTEAU SIXTINE,  10 Route de Courthézon
84230 – Châteauneuf-du-Pape
contact@chateau-sixtine.com

Page Facebook
Site Internet

+33 (0)4 90 83 70 51
Le caveau est ouvert du lundi au vendredi, de 9H30 à 12H00 et de 14H00 à 17H30.
(Le samedi sur rdv)

Ça flaneNon classé

Les fontaines sous pression

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Quand on vit à Aix-en-Provence ou à proximité, entendre parler du nombre de fontaines et de leur esthétisme est courant. En fait, on ne cherche pas à savoir le fin fond de l’histoire, comme par exemple : « comment elles fonctionnent », « quand ont été les premières fontaines », « d’où provient l’eau qui les alimentent » etc…

L’idée de ce sujet m’est venue en regardant un reportage sur Versailles et ses fontaines : finalement on a un grand Versailles provençal, mais à la place des jardins, nous avons des bâtiments. En me baladant dans la ville, j’ai donc pensé que rédiger un petit article sur l’envers du décors pouvait être pas mal, je souhaiterai quand même votre avis. Je vais donc vous raconter, le parcours de l’eau au fil du temps, qui coule encore dans cette jolie ville provençale. Je vais aussi essayer de vous faire réaliser le nombre de kilomètre que parcours l’eau pour arriver jusqu’à nous. Aussi, je vous demanderai d’être indulgent avec mes dessins, ils sont juste là pour vous faire comprendre (oui je vous présente mes excuses par avance).

 

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Le saviez-vous ?

Autrefois, les fontaines servaient de lavoirs aux femmes, c’est pour cela que l’on ne trouve plus de lavoir en ville. En revanche, sur les communes voisines, nous en trouvons encore quelques-uns : le système est similaire que celui utilisé pour les fontaines. Certains lavoirs étaient aussi réservés aux lépreux, car il ne fallait pas laver le linge des malades avec le linge des personnes en bonne santé : d’ailleurs, les lépreux ne se déplaçaient que la nuit pour ne pas rencontrer les personnes saines, et pour les « voir » dans le noir, ils portaient des clochettes ou autre pour signaler leur présence. Les lavoirs servaient aussi d’abreuvoirs pour les animaux qui font la transhumance, les animaux buvaient donc la partie où l’eau pure arrivait puis continuaient leur chemin.

 

Aix-en-Provefontainence, autrement appelée « Aquae Sextiae » en latin, donne son nom aux eaux thermales dont les premiers grands bénéficiaires ont été les romains. Mais leur soif d’eau médicinale leur a fait construire des aqueducs afin d’importer plus d’eau, venant des collines, ou rivières aux alentours. Avec le temps, l’eau s’est raréfiée, et les fontaines ont été mise à sec.

Ce n’est qu’au XIXème siècle que des travaux de réapprovisionnement ont été effectués : on a donc créé des réserves d’eau spécifiques pour alimenter les fontaines, séparément des réserves utilisées pour les maisons ou les égouts. Seulement, construire des réserves c’est beau, mais où ? Pour alimenter un quelconque édifice, la source d’eau doit être plus haute afin que la pression atmosphérique et la pression de l’eau puis faire sortir l’eau sous forme de jet de la fontaine (voir mon magnifique dessin associé au paragraphe): à l’époque les systèmes ingénieux manquaient à l’appel, il a donc fallut improviser avec les connaissances déjà acquises.

D’autres moyens ont été découvert au fil du temps, comme le principe des pompes manuelles puis mécaniques. Maintenant il suffit de faire passer des canalisations sous nos pieds pour alimenter les fontaines. Pour faire passer l’eau du sous-sol à l’air libre, la ville a été obligé de s’équiper d’un réseau de canalisation, construites exprès pour alimenter les fontaines et rendre ces œuvres citadines : vivante et rafraîchissantes.

D’où viennent les sources ?

Les sources qui alimentent la ville d’Aix-en-Provence sont assez proches. Dans un premier temps, nous avons la Sainte-Victoire, qui était reliée à la ville par des aqueducs (édifices sous forme de pont construits seulement pour acheminer l’eau d’un point à un autre, le plus célèbre reste le pont du Gard) : cette principale source permettait surtout l’approvisionnement en eau des thermes.

Si vous aimez balader en dehors d’Aix-en-Provence, que ce soit en famille ou entre amis, je vous conseille d’aller jeter un œil du côté de Ventabren, commune voisine, où à la jonction on trouve l’aqueduc de Roquefavour qui dessert encore Marseille en eau douce : sa construction date du XIXème siècle mais est toujours intact. Inscrit dans le registre des monuments historique, il est aussi reconnu comme étant le plus grand ouvrage de pierre au monde : pour le voir vous n’avez pas besoin de payer, juste de savoir marcher et de profiter. Peut-être qu’un jour, je ferai un article plus détaillé sur le sujet, il me faudrait avant tout votre avis. Ci-dessous, un exemple de ce à quoi peut ressembler un aqueduc, les voûtes sont calculées afin de soutenir la masse de l’eau et surtout de l’édifice.

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La commune de Rognes, au nord d’Aix, a aussi nourrit les fontaines, grâce à des conduites souterraines, ou autrement dit : des canalisations mais pas comme celles que nous avons actuellement bien sûr. Les vestiges des aqueducs sont moindres, on distingue la façon dont ça a été construit, leur emplacement, mais rien d’autre. Actuellement, la Sainte-Victoire et le canal du Verdon sont les plus grosses sources d’alimentation des fontaines, mais il ne faut pas oublier les puits et nappes phréatiques que l’on peut trouver sous la ville et qui sont assez nombreuses.

Le saviez-vous ?

Les eaux des thermes et fontaines avaient, d’après les dires, des vertus miraculeuses, comme le fait de guérir les maladies, aider à calmer les règles douloureuses pour les femmes ou même empêcher la stérilité. Les eaux aident aussi à assouplir la peau, à lutter contre les rhumatismes et d’autres problèmes corporels. Cependant, je ne vous conseille pas de prendre un bain dans les fontaines, l’eau n’est thermale qu’aux thermes Sextius. Vous saviez aussi que l’eau de la fontaine moussue (sur le Cours Mirabeau) était plus chaude ? A vous d’essayer !

PS : Il n’y a pas que la rotonde qui compte, alors voici d’autres magnifiques fontaines, juste pour le plaisir des yeux.

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