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Une aixoise en Angleterre

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Par Elise, notre expatriée anglaise, de retour à la rentrée à Aix, et qui rejoint l’équipe pour la saison 2018-2019 🙂

« Il pleut tout le temps en Angleterre. », « Tu vas mourir de faim pendant un an…», « Bon courage pour le petit déjeuner ! »… Ça, c’est ce que j’ai entendu avant de partir pour un an en Angleterre, en tant que jeune fille au pair. Mais ma valise et moi, on s’est pas découragées…

On a grimpé dans l’avion, sans a priori, sans préjugés, sans craintes. C’est tellement mieux pour découvrir le monde tel qu’il est. Voilà dix mois que je vis à Hitchin, une petite ville en briques rouges de 33 400 habitants située à une demie heure au nord de Londres, et une demie heure au sud-est de Cambridge. Dès mon arrivée, j’ai plongé dans cette aventure, à la découverte de ce lieu inconnu, ses habitants, ses coutumes. On peut dire que j’ai ouvert les yeux une seconde fois. Bon, pas besoin de parler de la plus flagrante des différences : le sens de circulation. Tout le monde sait qu’en Angleterre, on roule à gauche.

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Il n’empêche que même après 10 mois passés ici, je suis toujours surprise de voir un enfant de 10 ans au volant. Jusqu’à ce que je réalise que le volant … est de l’autre côté. L’uniforme bien sûr, porté jusqu’à l’équivalent de la troisième en France. Plutôt pratique je dois avouer, les enfants sont vite prêts pour l’école. Quoique… on peut hésiter longtemps entre la jupe à carreaux rouges et blancs ou la robe à carreaux blancs et rouges, entre les chaussettes blanches brodées ou les chaussettes blanches à dentelle, bref.

Les surnoms « Lovely », « Honey », « Sweety », « My love » : je vous garantis que la première fois qu’on vous appelle comme ça, sans vous connaître, ça surprend, et ça fait sourire. A la caisse, au café, à la gare, ces surnoms sont partout, plus ou moins courants cependant, selon la région où l’on habite.

La nourriture ? Sachez que non, tous les anglais ne mangent pas du bacon, des œufs, des champignons et des pommes de terre sautées au petit-déjeuner. La plupart attaquent la journée avec du pain de mie, de la confiture, des céréales, des fruits … plus couramment appelé « petit-déjeuner continental » dans l’hôtellerie. « Pain de mie » vous avez dit ? Ici, en Angleterre, on ne consomme que rarement du « French bread », alors quand on en a, on le déguste, avec du bon « French camembert de caractère ». D’un point de vue plus global, la nourriture est similaire à celle que l’on trouve en France. Les prix varient, certes (pour le fromage par exemple, ou la viande) mais on trouve quasiment les mêmes produits.

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Pour l’instant, après 10 mois de recherches ardues, seuls la compote et le fromage blanc sont portés disparus. On trouve aussi des plats typiques et « mouth watering », comme l’English breakfast, les pancakes, les scones (entre pain et brioche), ou encore le Sunday roast, qu’on dévore tous les dimanches midi. En ce qui concerne l’alcool, la majorité des pubs proposent évidemment de la bière mais aussi une variété de cidres aux fruits : pommes, poires, grenades, fruits rouges …qu’on ne retrouve qu’ici.

L’heure des repas. Il est 16h30, « the dinner is ready ! ». Vous avez bien lu. Là où j’habite, dans la région du Hertfordshire, le dîner est donné aux alentours de 17 heures aux écoliers, après la journée d’école. Ensuite, avant de dormir, ils prennent généralement un bol de lait avec des céréales. Concernant les parents, tout dépend de l’heure à laquelle ils rentrent du boulot. Mon record personnel ? Prendre mon repas du soir à 17h30. Croyez-moi, on finit par s’y faire… Les pubs et boites de nuit.

En France, les boites de nuit ouvrent aux alentours de 23 heures et battent leur plein sur les coups de deux heures. A Londres, c’est l’heure à laquelle elles ferment. Souvent donc, on croise des personnes bien imbibées dès 18 heures dans les rues de la capitale. La tenue vestimentaire. En Angleterre, pas de mauvais regards, pas de jugement. On s’habille comme on veut : moderne ou rétro, court, très court, ou très très court, uni ou coloré, en talons ou claquettes à fourrure.

Il faut croire que la majorité des anglaises ne craignent pas le froid. En plein hiver, à température négative, on croise des mini-jupes et croc-top partout dans les rues de la capitale. Les blagues. « Arrête de chanter il va pleuvoir ! ». Silence, on me regarde avec des yeux ronds. D’accord, apparemment, cette blague n’existe pas ici… Et puis, va-t’en expliquer pourquoi chanter faux fait tomber la pluie … « Good girl ! Good boy ! » : même après un certain temps passé au Royaume-Uni, cette expression reste curieuse à mes oreilles.

C’est ce qu’on dit aux jeunes enfants pour les féliciter d’une bonne action. Mais … c’est aussi ce qu’on dit aux chiens quand ils sont sages. L’état d’esprit. Les anglais – du moins ceux que j’ai côtoyé – sont majoritairement ouverts d’esprit, curieux, accueillants. On a chaud au cœur de se sentir intégré dans un pays qui n’est pas le sien, alors qu’on ne parle pas parfaitement la langue.

Tous voudront déclamer quelques mots de français (« bonjour, au revoir, merci, et voilà ») qui font chaud au cœur. Et pour finir, la météo. Hum, joker.

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Aix : mon étonnante excursion au Pavillon Vendôme

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Se balader, profiter et découvrir : voici en quelques lignes la balade enchantée, qui retrace une histoire d’amour cachée, mais aussi les secrets de ce bâtiment qui renferme des expositions aussi belles, que recherchées et diverses.

Avant d’entrer dans la demeure, il faut prendre le temps de visiter son joli jardin à la française, avec en son centre une imposante fontaine. Lieu paisible, vaste et délicat, il est le contraire du centre historique d’Aix-En-Provence, où les ruelles marchandes sont comblées par la joyeuse population Aixoise. Mais si vous préférez aller directement au Pavillon Vendôme, au lieu de lire, c’est mieux et à 10 minutes à pied de la Rotonde, rien que ça !

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Je commence donc par raconter, tel un ménestrel, l’histoire de la bâtisse qui perdure malgré les années qui passent, et qui sont au nombre de 353. Oui 353 ans que cet édifice voit passer le temps, les siècles et surtout : les hommes.

C’est au duc de Vendôme qu’on doit l’idée de cette construction, qui renferme à présent des œuvres contemporaines, mais aussi anciennes. A ce qu’il parait, sa construction était le fruit d’un amour naissant entre le duc et Lucrèce de Forbin-Solliès, plus connue sous le nom de « La belle de Cannet », pour qui le duc était simplement son amant. Une histoire aussi cachée que le bâtiment, presque invisible si on passe en voiture sur la rue de la Molle. Sa façade arrière, n’est pas aussi bien décorée, ce qui fait qu’on ne devine pas le Pavillon quand on passe derrière. Le mélange de style, ancien et contemporain, que propose ce musée, est accessible à tous les étudiants, aux moins de vingt-cinq ans, et aux chômeurs de longue durée gratuitement, ce qui est encore une belle raison de venir découvrir et s’intéresser à ce qu’il s’y passe.

Les nocturnes

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Le Pavillon Vendôme se situe sur la Rue de la Molle, mais est aussi le voisin de l’école d’Art avec qui, les collaborations sont fructueuses. Récemment j’ai participé à l’évènement « Monumental 4 », où des projections de courts-métrages, appelés « mapping », qui ont illuminés le Pavillon Vendôme le temps d’une soirée. Ces étudiants ont épaté les visiteurs à la tombée de la nuit. Un évènement qui ne dure que 30minutes, une fois par an, mais qui met en relief les beaux décors du musée, et en avant le travail de ces artistes des temps moderne. Je pense que c’est la seule fois où j’ai vu autant de monde qui regardaient le pavillon, mais je tiens à préciser que la nuit, en temps normal, le parc est fermé aux visiteurs.

Je vais à présent vous faire visiter l’intérieur du Pavillon : deux gardiens, des deux côtés de la porte d’entrée, soutiennent la façade et accueillent les visiteurs. En entrant, on remarque que l’édifice n’est pas si grand mais très chaleureux. Dans les salles sur rez-de-chaussée, l’histoire du Pavillon et des meubles anciens trônent dans leurs pièces respectives. Puis à l’étage, l’exposition continue avec d’un côté des œuvres contemporaines, et de l’autre des œuvres anciennes. Mais celles-ci changent chaque année, à vous de revenir ! L’aspect du bâtiment reste présent et visible, ses plafonds hauts et ses fenêtres imposantes font entrer la lumière et rendent les expositions plus vivantes.

La roseraie

33672232_1730002023712886_7102285756072198144_nPersonnellement, je préfère aller étudier en extérieur, au Pavillon, dans ce calme plus que paisible, propice aussi à la discussion. Mais c’est aussi un cadre magnifique surtout au printemps. Un petit parc adjacent, la roseraie, est aussi très convivial, et accessible par la Rue Célony, où j’aime me retrouver avec une amie pour discuter de tout et n’importe quoi, mais surtout de la vie Aixoise. Dans cette dépendance presque paradisiaque du Pavillon, les fleurs sont encore plus présentes, les nuisances sonores sont aussi atténuées et il y a de quoi s’arrêter, respirer et admirer. Je pense que le moment idéal n’existe pas spécialement, à part quand il fait trop froid ou qu’il pleut. En revanche si vous venez le matin ou l’après-midi, rien ne change. Avis aux amateurs de nature, faune et flore : Venez ! C’est le lieu que je préfère dans Aix-en-Provence pour le moment, j’espère encore découvrir et vous faire découvrir, de manière encore plus alléchante les autres espaces Aixois.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ou qui ont été séduits par ces lignes, il suffit d’aller y jeter un œil. La curiosité n’est pas un si vilain défaut, mais il ne faut pas hésiter à aller admirer les expositions que la directrice, a la passion de préparer avec soin, juste pour le regard des visiteurs.

Coordonnées :

http://www.aixenprovence.fr/Pavillon-de-Vendome-465

13 rue de la Molle – 32, rue Célony

04 42 91 88 74

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Pourquoi Aix restera ma ville de cœur ?

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Je suis parisienne depuis maintenant 9 ans… mais Aix-en-Provence occupera toujours une place à part pour moi (ce qui est sans doute le cas de pas mal d’autres personnes!).

Pourquoi?

Pour son soleil et ses terrasses, de sortie même en plein mois de janvier. Souvenir de ces heures passées au café entre 2 cours pendant mes années lycée…

Pour son centre-ville, ses petites ruelles et ses jolies fontaines salvatrices lors des étés caniculaires.

Pour ses cinémas et leurs festivals de courts-métrages, petites parenthèses éclectiques au milieu de la programmation “classique”.

Pour ses parcs, de la Torse à Jourdan en passant par Vendôme, qui restent pour moi les lieux des cours de sport, des retrouvailles entre copains et des tournages de courts-métrages pour l’option “CAV”.

Pour ses marchés… des producteurs, de fleurs, de Noël, d’été… que l’on parcourt avec un vrai plaisir, quelle que soit la saison.

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Pour “Le Jardin d’Amalula”, petit restaurant extra et généralement théâtre de déjeuners familiaux.

Pour ses départs de balades et de randonnées accessibles en transports ou à pieds. Bimont, la Sainte Victoire, Beauregard, les Peintres… bulles de nature à deux pas de la ville.

Pour la mer à moins d’1h de route, et la montagne à moins de 3 (voire même beaucoup moins si l’on va skier au Mont Ventoux!).

Pour l’arrière pays fabuleux, la “Provence, toujours” de Peter Mayle et les “Souvenirs d’enfance” de Marcel Pagnol.

Pour sa douceur de vivre quotidienne.

Pour le souvenir des années que j’y ai passées.

Pour les personnes que j’y ai rencontrées.

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Plus de 800 internautes ont suivi la première chasse aux trésors d’Il Court Mirabeau !

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Un grand merci à vous ! Vous avez été plus de 430 en facebook live (et le double en replay) à suivre la chasse aux trésors dans Aix samedi matin. En compagnie de Julia, Guillaume, Anthony et Kévin, vous avez parcouru avec eux le Cours Mirabeau jusqu’au Parc de la Torse.

Le concept est simple : 2h maxi pour trouver un coffre enfoui dans Aix ! L’équipe sur place + les internautes en direct cherchent le coffre… L’occasion de découvrir notre ville autrement. L’équipe qui a essuyé les plâtres de cette nouvelle émission a brillamment réussi à débusquer le premier coffre au Parc de la Torse, en 1h54,27s précisément !

Samedi 26 mai 10h00 : lancement du coffre aux trésors en live facebook !

ActuAgendaÇa flane

Aix : découvrez l’événement assez bluffant qui se prépare au Parc Jourdan ce weekend…

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Du 17 au 21 mai 2018, le Parc Jourdan accueille en fin de semaine le Smart ! Il s’agit d’un « musée à ciel ouvert » avec la présence de 200 artistes, créateurs, sculpteurs, plasticiens et une vingtaine de galeries.

Au menu des animations, nous sommes particulièrement intrigués par une installation botanico-acoustique nommée Akousmaflore : elle mettra en scène des vraies plantes qui chanteront quand vous les frôlerez. Original, artistique et décalé. L’entrée est à 10€ (gratuit pour les moins de 12 ans)… 25 000 visiteurs sont attendus.

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Voici les horaires :

Jeudi 17 Mai 2018 (10h-23h) – Nocturne Soirée de Vernissage
Vendredi 18 Mai 2018 (10h-20h)
Samedi 19 Mai 2018 (10h-21h)
Dimanche 20 Mai (10h-20h)
Lundi 21 Mai (10h-18 h) (Pentecôte Jour férié)
Plus de renseignements sur  www.salonsmart-aix.com

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{ Châteauneuf-du-Pape } : Domaine Chante Cigale, un vin qu’il fait bon fredonner

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Après quelques pérégrinations dans les plaines de Châteauneuf-du-Pape, il est l’heure de vous partager mes découvertes. J’ai eu envie de parler de l’appellation Châteauneuf-du-Pape à travers trois domaines : vous êtes prêts ? Allez, c’est parti !

Pour commencer chaussez vos lunettes et lisez cela, et promis après on reparle de trucs plus rigolos :
D’abord c’est quoi une appellation ? C’est un peu comme une grande famille dans laquelle on (alors, pas nous bien entendu, mais un organisme qui s’appelle l’INAO) regroupe différents domaines viticoles, d’une même zone géographique et qui travaillent de manière similaire. 
Ça sert à quoi ? L’idée c’est de garantir une même origine des vins concernés ainsi qu’une certaine typicité de fabrication notamment. Du coup ça peut aussi nous aider dans la dégustation : plus facile de rapprocher deux vins quand ils font partie de la même appellation.
Et pourquoi l’appellation de Châteauneuf-du-Pape pour commencer ? Et pourquoi pas ? Parce que tant qu’à commencer, autant choisir quelque chose qui parle un peu au commun des mortels (à nous tous donc !) et puis c’est pas très loin de chez nous : 1h de voiture et vous voilà au beau milieu de ces vignes si connues ! Comme ça, si le coeur vous en dit : hop, hop, hop, on prend les copains et/ou les enfants sous le bras et on les embarque avec nous (les découvertes c’est toujours plus sympas à plusieurs !), et on visualise le terrain. Et puis, c’est la première appellation à avoir vu le jour en France !

Le premier domaine où j’ouvre mon carnet c’est celui de Chante Cigale… Qsss qsss qsss qsss… vous les entendez vous aussi ? On les écoutera bientôt pour de vrai ! Le Domaine de Chante Cigale existe depuis plus de 150 ans. À l’époque comme aujourd’hui c’est la famille propriétaire du Domaine qui travaille les terres, vinifie et commercialise les vins. Depuis maintenant plus de 20 ans, Alexandre Favier a repris la tête du domaine sous l’œil attentif de son père. Et c’est bien entouré de son équipe qu’il produit les doux nectars dont je vais vous parler.

Domaine Chante Cigale

Alexandre Favier, on le croise peu sur le domaine, on m’explique d’ailleurs que son dada à lui, ce sont les vignes et les vignes avant tout : c’est là d’où il vient (la pioche à la main !). C’est un homme de la terre, presque un homme de l’ombre… et pourtant il est l’âme même du domaine. Finalement ça colle assez bien avec la philosophie de Chante Cigale : le vin ici n’est plus le travail d’un seul homme. Ce sont les réflexions de concert qui donnent ces cuvées si particulières. Les rôles sont bien répartis : à chacun sa passion, à chacun sa touche, à chacun sa place.

C’est avec Jean-Yves Pomaret, l’œnologue du domaine Chante Cigale depuis maintenant 10 ans, que j’échange sur leur vision de la vigne et du vin. Il m’explique que le domaine s’étend sur 48 hectares et sur plus de 40 parcelles morcelées sur l’ensemble du territoire de Châteauneuf-du-Pape : incontestablement cela donne des indications sur la richesse et la diversité de ce que l’on va retrouver dans nos verres ! Toujours en parlant de diversité, l’encépagement du domaine est multiple : Mourvèdre, Syrah, Grenache et Cinsault sont en tête, Chante Cigale est là fidèle à l’appellation dans ses choix.

Pour autant, la position du domaine est pleine d’ambivalences : entre respect des traditions de l’appellation et volonté de nouveautés, voyez plutôt…

CICADADans la région de Châteauneuf-du-Pape, on pense souvent « vin rouge » et beaucoup moins « vin blanc »; chez Chante Cigale, on ne fait pas comme tout le monde : la proportion de blancs s’élève à 15% de la production (contre environ 5% sur l’AOC). La discussion avance et j’apprend qu’un nouveau défi est au cœur de la vie du Domaine : le passage en bio de l’ensemble des parcelles pour l’an prochain ! Autant dire qu’en 2018 ils ne risquent pas de chômer ! Bien que le domaine soit d’ores et déjà en agriculture raisonnée et en grande partie avec des levures indigènes (comprenez pas d’ajout de petites bébêtes extérieures), c’est un véritable challenge que se lance cette équipe de jeunes vignerons.

En fait le domaine Chante Cigale est un peu la maison des challenges : l’un lance l’idée et puis les autres renchérissent et tous avancent avec ce nouveau postulat… jusqu’à la prochaine nouvelle idée ! De quelles idées décalées je parle ?  Eh bien voilà quelques exemples : des cuves ovoïdes en béton (on ne saurait précisément expliquer ce qu’il se passe dans ses cuves, mais ce dont on est sûr, c’est que la vinification qui en résulte est bien plus homogène et apporte un vin plus pur et plus élégant), une cuve pyramidale (si, si je vous assure ! Et seulement une seule cuvée y met les pieds : EXTRAIT) ou encore l’idée de faire naître une cuvée toute particulière qui tranche un peu sur un domaine du coin : THE CICADA, un vin de copains gourmand qui finit de convaincre les plus sceptiques, au budget serré. The Cicada c’est le petit dernier, il a 5 ans maintenant, et comme ses grands-frères, il met lui aussi le Grenache à l’honneur : gourmand et fruité il est à boire dans sa jeunesse.

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Tiens, justement parlons des autres vins : le domaine Chante Cigale produit 8 cuvées différentes, dont 3 en AOC Chateauneuf. Là encore on retrouve cette ambivalence du domaine : la présence indispensable de cuvées qui font partie de l’AOC, mais à côté on aime bien faire de nouvelles expériences. D’ailleurs les deux cuvées qui portent le nom de « VIEILLES VIGNES » en sont l’exemple parfait : elles se font écho dans leur esprit et expriment toutes leurs différences dans le verre. Toutes deux mettent le Grenache et la Syrah à l’honneur, et sont produites quasiment en même quantité. La première fait partie des vins de l’AOC, la seconde en est exclue. L’une, toute en finesse, met en valeur des arômes subtiles de fruits noirs et de fraise. L’autre plus puissante, tire sur le réglisse et les fruits macérés. La première s’accompagne divinement de plats provençaux travaillés, de gibiers en civet ou de fromages bien affinés. La seconde fera un mariage délicat avec des mets plus simples mais tout aussi goûteux : la ratatouille de votre grand-mère ou les côtelettes grillées de vos première grillades de l’été. En somme des vins qui n’ont clairement rien à voir et qui pourtant sont le produit des mêmes cépages, des mêmes vinification : c’est là tout l’intérêt de l’expression du terroir !

bandeau04_page02-2-1400x475La dégustation continue en compagnie de Jean-Yves Pomaret et Jimmy Audouard qui seconde l’équipe commercialisation et communication.

Mon coup de cœur : la cuvée EXTRAIT en rouge.
Les vignes sont centenaires. Cuvée à 80% Mourvèdre : la structure est au rendez-vous. C’est 600 bouteilles : oui mais c’est quali ! Toute la cuvée est travaillée par gravité : on intervient le moins possible sur le raisin (on vinifie avec la grappe et on foule à peine les baies). Le truc en plus ? C’est la vinification dans la cuve pyramidale, bâtie sur le principe du nombre d’or. Et ce que ça lui apporte ? Une meilleure infusion du marc, une meilleure expression du fruit et du terroir de la parcelle Calada (qui porte bien son nom vu sa composition : des galets roulés). C’est la cuvée par excellence qui « traversera les décennies » : ça promet ! Au domaine on le garde 5 ans avant d’envisager de le faire déguster et on conseille de l’oublier un peu dans sa cave (pas plus de 15 à 20 ans tout de même !).

De belles découvertes sur ce Domaine Chante Cigale : on y mêle simplicité et volonté innovation. Le respect des traditions  compose avec la conquête d’un nouveau souffle; le tout grâce au travail de cette nouvelle génération !

Infos pratiques :
Domaine Chante Cigale
7 Avenue Louis Pasteur, 84232 Châteauneuf-du-Pape
www.chantecigale.com
04 90 83 70 57
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 18h
Pensez à vous annoncer si vous souhaitez déguster !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, le bon vin se consomme avec modération !

AgendaÇa flaneNon classé

Aix : le paradis des papas sportifs

WE sportif 2018L'entrée de l'étape du Tour Auto à l'Arena d'Aix

Fin avril, mio padre est venu passer quatre jours sous les rayons Aixois. Et pour lui, les vacances ne riment pas avec farniente. Ce sera sport et belles mécaniques, et rien d’autre ! Heureusement, la belle ville d’Aix-en-Provence est venue à ma rescousse pour lui concocter un week-end des plus trépidants.

Au programme :

  • meilleure pizza de France ;

  • étape de course automobile ;

  • cyclo-touriste ;

  • cyclo-sportive.

Ça flaneLa mer à boireNon classéRue du miam

Le Marguerite : de la Vegan Food itinérante

2018 Le Marguerite

Sur Aix, il est désormais tout à fait possible de se régaler tout en étant végétarien, tant de nombreuses adresses proposent des options végétariennes. Mais manger vegan, c’est une autre paire de manches. Je dirais même que c’est encore une gageure. Heureusement – et peut-être l’avez-vous déjà remarqué – une petite adresse a bourgeonné le printemps dernier. Un vent salvateur pour la communauté vegan aixoise, et un vent de fraicheur pour tous les afficionados de cuisine fraîche.

Deuxième étape de notre voyage : le monde vegan, et avec lui, de doux parfums d’Orient.

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Aix’plorez autrement avec Secrets d’ici : dans la tête d’un guide aixois

Carte blanche à Arthur, guide touristique à Secrets d’Ici, qui va vous distiller au gré de ses articles, les coulisses d’une visite guidée à Aix. Entre adrénaline, surprises et secrets d’Aix, plongez dans le cœur de notre ville.

Comme tous les lundis, je m’apprête à déclamer les histoires des fontaines et jardins de la ville. Tantôt pierre, tantôt béton, toutes se dévoilent grâce aux murmures des eaux. D’ailleurs tous leurs contes tournent dans ma tête, pressés d’en sortir. Il est 13h45, j’entre dans le hall de l’office de Tourisme. C’est le moment où je rencontre les premiers participants à ma visite. Et oui, je suis guide et aujourd’hui je vous raconte la balade des secrets d’ici.

15 min avant la visite guidée

La Rotonde, star des fontaines aixoises

14h, c’est l’heure. Tout est en place. Je commence à laisser s’échapper une à une les fables que j’ai réuni pour mes hôtes du jour. Je commence évidemment par leur parler de l’un des joyaux de la ville d’Aix-en-Provence, une de ses parures les plus monumentales : la fontaine de la Rotonde. Celle-ci, personne à Aix ne peux la manquer. Je dirais même que tout le monde la connait. Mais beaucoup n’effleurent que la surface des monuments qu’ils voient. Je dois donc dévoiler petit à petit les détails invisibles de ce lieu. C’est à ce moment que la visite commence réellement. Au moment où la relation entre mes invités et moi est établie. Elle est l’âme de la visite, celui qui fera battre son cœur et rythmera ses histoires.

Je poursuis ensuite la visite vers l’extérieur du centre ancien, pour révéler quelques fontaines et lieux un peu à l’écart de la zone piétonne d’Aix, mais tellement incontournable. Je passe ainsi devant la fontaine Villeverte et la fontaine Pascal sur le cours Sextius. Ces deux fontaines, chacune témoignant d’une époque différente, me permet de tisser l’histoire de la ville au fil de son eau. C’est aussi l’occasion pour moi d’en apprendre plus sur mes visiteurs : d’où ils viennent, que font-ils… Souvent ce dialogue me permet, quand le moment s’y prête, de jouer avec leur origine, tantôt en les flattant, tantôt en les taquinant (cela marche très bien à Aix avec les Marseillais !). La visite n’en est que plus charmeuse.

La fontaine de la place des cardeurs à Aix-en-Provence

Le premier gros « Wouhaou »

Vient l’instant où je m’impatiente d’entrer dans le premier jardin. Impatient de connaître la réaction de mes visiteurs qui est bien souvent une sorte de « wouhaou ! » lorsqu’ils aperçoivent le Pavillon Vendôme serti de son jardin à la française qui lui sert d’écrin. Après avoir laissé s’évader les quelques histoires de ce lieu, je mène ma petite troupe vers un autre endroit insolite. Pour y arriver cependant, la rue n’est pas la plus belle. Mais l’insolite se mérite !

C’est donc un autre jardin qui ponctue le milieu de la visite et que j’adore : le jardin du monument Joseph Sec. Il y a tellement à dire sur cet homme et son cénotaphe ! Il y a réalisé un habile mélange des genres qui, pour moi comme pour la plupart des visiteurs, reste empreint d’un grand mystère. C’est un endroit méconnu, et pourtant, l’un des plus improbables et importants de cette visite.

L’incontournable Cours Mirabeau et ses fontaines

Après cette découverte riche en émotions diverse, je redescends de fontaines en fontaines vers le Cours Mirabeau. Çà et là je m’attèle à effeuiller ces bassins d’eau que l’on trouve à chaque coin de rue dans la ville. On y trouve, bien sûr, la grande histoire, les fontaines incontournables, mais aussi les anonymes, leurs légendes et leurs fables. Celles du Cours Mirabeau, d’ailleurs, sont un bon exemple de ce dialogue entre l’Histoire et les histoires.

Enfin, la visite touche à sa fin lorsque je pénètre dans le quartier Mazarin suivit de mes hôtes. On y parle de la première fontaine décorative d’Aix, la fontaine des Quatre Dauphins, mais pas que… C’est à ce moment que je demande à mes visiteurs de m’attendre une petite minute, le temps d’aller chercher les clefs d’une petite surprise. Elle fait souvent son effet, mais cela, c’est un secret d’ici qu’il faut venir découvrir !

16h, la visite fontaines & jardins se termine.

16h, c’est l’heure. L’heure de quitter la place, l’heure de remercier mes chers visiteurs de m’avoir suivi. Souvent je quitte les Quatre Dauphins ravi d’avoir pu partager mes histoires, fables et légendes. Car guide c’est une vocation. Parfois j’y mets mon cœur, parfois ma passion, parfois mes émotions, et toujours, toujours j’y ajoute ce petit supplément d’âme qui vous transporte au-delà des mots que je déclame.

Si d’aventure cette épopée écrite vous a plu et qu’elle vous a donné l’envie de flâner avec moi dans les rues d’Aix à la découverte de ses fontaines, n’hésitez pas à venir me voir, j’en serais ravi ! Je vous attends tous les lundis à 14h (13h45 pour ne pas être en retard !) à l’intérieur de l’office de tourisme. Pensez aussi  à nos autres visites d’Aix-en-Provence !

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Le 7ème forum des maths à la Méjanes testé par… une littéraire !

2018 Salon des Maths

Oui. Moi, la communicante, la fille de lettres, de théâtre. Des maths. Qui l’eut-cru ?

L’idée m’est venue lorsque, promenant mon chien, j’ai aperçu une large affiche dans les panneaux sucette de mon quartier. Il était inscrit « 7ème forum des Maths, les maths comme vous ne les avez jamais vues ». De quoi piquer ma curiosité.

Ainsi, lorsque je me suis rendue à la Méjanes rendre les BD empruntées, en ce jeudi 16 février, c’est naturellement que je suis partie en quête du Forum des Maths. Nul doute qu’il avait lieu ce jour : l’entrée de la Cité du Livre (d’ordinaire si calme et seulement peuplée de quelques passants, tote-bags et autres sacs remplis de romans, CD, DVD, livres illustrés, et que sais-je encore) était bondée de classes encadrées par des professeurs visiblement satisfaits et relax.

Cela me parut de bon augure.