Ça flane

Ça flaneRue du miam

Les aixois, amis du chocolat, voilà qui vous régalera !

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Ils vous donnent envie ces chocolats? Eh bien je vous le dis les amis, « c’est moi qui l’a fait »!!
Comme quoi tout arrive, on peut aussi faire du travail de {presque}pro de la pâtisserie alors qu’on a que 5 min d’expérience… Récit d’un après-midi passé au labo de René Vitellaro.

Il y a près d’un mois je vous faisais rencontrer René (oui, oui ça y est on s’appelle par nos prénoms maintenant, parce que le sérieux et le travail oui, mais dans la convivialité: ce sont les maître-mots de l’asso AFPMP. Et j’ai eu la chance avec 3 autres gourmands, de participer au dernier stage de la « saga chocolat ».
René nous accueille donc à l’Oustau de Saint Marc, dans le restaurant de l’un de ses amis. Pour nous mettre l’eau à la bouche, il nous fait déguster quelques unes de ses créations… Mmmmh c’est déjà un régal… Aucun de nous ne sait vraiment travailler le chocolat. Allez hop on embarque pour le voyage des sens!

fullsizerender-15On pénètre dans le labo, et déjà des bols remplis de chocolat bien brillant nous attendent. On revêt les beaux tabliers bien blancs de René (ils ne vont le rester longtemps…), on remonte nos manches et on ouvre grand nos oreilles et nos yeux. Première chose: on apprend à « dompter » le chocolat, le noir, le au lait, on apprend à les tempérer, à « corner » un plat, à se servir d’une maryse, et on essaie de ne pas avoir les doigts pleins de chocolat (difficult, difficult, difficult….).
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Nous sommes fin prêts à mettre la main à la pâte (de cacao)! Ça y est, après la démonstration l’action, à nous les mouvements de poignets, les coulages, moulages, séchages et obturages. On se prend pour des maçons lorsqu’on refroidit le chocolat sur des plaques de marbre avec des palettes d’enduit… Ça paraît tellement simple, René nous guide, nous donne des astuces, toujours dans la bonne humeur et le partage. Les premiers chocolats prennent forme: les bonbons pralinés sont au repos.

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Et puis viens le temps des orangettes. Oui, vous savez ces petites sucreries que l’on retrouve dans les boutiques de chocolat quand Noël approche. Ce sont en fait des écorces d’oranges confites et sucrées, nappées de chocolat. Au goût, l’amertume de l’orange est contrée par les cristaux de sucre et le chocolat… on en bave déjà! Chacun y va de sa petite « fourchette » pour tremper les écorces d’orange, on tape trois fois sur le rebord du bol pour enlever le surplus de chocolat, on dépose délicatement sur le papier sulfurisé, et on saupoudre de noisettes concassées: nos yeux pétilles de gourmandise.

fullsizerender-12Dernière étape et surprise du Chef: que seraient les fêtes de fin d’années sans les délicieuses pâtes de fruit? Eh bien, rien du tout, et René va alors nous révéler ses bottes secrètes. En 5 minutes tout est prêt: la pulpe de fruit, le sucre, la pectine, le glucose arrivent à ébullition. On coule le mélange dans un cadre et le tout est déposé dehors, au froid, 15 minutes plus tard c’est pris, on découpe, on saupoudre de sucre cristal et le tour est joué.

Nos ballotins sont fin prêts et notre après-midi pâtisserie touche à sa fin. C’est le moment de déguster (non pas tout hein!) nos créations…. On fond littéralement: c’est beau et c’est bon! On repart avec nos certificat de formation en chocolat, nos sucreries, nos recettes et des images plein la tête.fullsizerender-16

Un immense merci à René pour ce moment de partage, de bonne humeur et de découverte de ton univers, on s’est régalés et on reviendra!15203245_1506566852705128_5833169714477540794_n 15219533_1506566816038465_6738548123957449528_n-2

Pssst, ça vous a plu? Vous avez envie d’essayer? Ça tombe bien René et Marie Vitellaro vous proposent deux autres stages en décembre. Cette fois-ci partez à la découverte de la confection de l’incontournable gâteau du 24 décembre: la bûche de Noël, les 10 et 17 décembre 2016, toutes les infos ici.

On retient pour plus d’infos:
Les Stages Bûches de Noël: les 10 et 17 décembre de 14h à 18h, à partir de 15 ans et au tarif de 40€ par personne.
Le site de René:  Cours de Pâtisserie.net
Le FB de René: René Vitellaro Chef Pâtissier
Le mail de René: rene.vitellaro@gmail.com

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Mon coup de cœur : les Baux de Provence et les Carrières de Lumières

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Sophie notre globetrotteuse aixoise a débarqué dans la région il y a 3 mois à peine. Petit à petit, elle goûte aux plaisirs provençaux au gré de ses pérégrinations. Elle vous amène aujourd’hui dans les Alpilles !

L’un des plus beaux villages de France porte bien son nom, tant en raison de sa belle homophonie que de sa toponymie : le nom de ce joyau perché nous vient du provençal « baus » signifiant « falaise ».

Après avoir grimpé quelques lacets, il est temps de garer la voiture pour se ressourcer entre les ruelles piétonnes des Baux-de-Provence et les magnifiques paysages rocheux des Alpilles. Incontournable, le village attire chaque année plus d’un million et demi de visiteurs !

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Et si vous voulez passer un bon moment, je vous conseille de les suivre les yeux fermés, pour venir en prendre plein la vue. Au programme : des boutiques de souvenirs provençaux en tout genre, d’excellents restaurants, un Château médiéval, des expositions et les fameuses Carrières de Lumière !

Ancienne carrière fermée en 1935, elle reprend vie grâce à Jean Cocteau qui y tourne « Le Testament d’Orphée ». Peu à peu, la carrière devient le siège de spectacles audiovisuels uniques. Pour y accéder, il faut poursuivre la route après le village, et en ce moment on peut admirer le spectacle « Chagall, Songes d’une nuit d’été ».

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Petit récit de ce moment inoubliable. Le noir de la carrière laisse rapidement place aux 100 vidéos projecteurs et à leurs animations surréalistes. Je me laisse transportée dans ce rêve éveillé qui s’étend sur 4000 m². Je passe les 40 minutes du spectacle scotchée, émerveillée par la vie et les couleurs jaillissant des œuvres de Chagall.  Du sol au plafond, elles se font et se défont, au rythme d’une bande-son extraordinaire. Le spectacle est la hauteur du lieu hors-norme que sont ces Carrières. Et comme beaucoup, je ne résiste pas à l’envie d’admirer une seconde fois ce spectacle, de nouveaux points de vue apparaissent, je me balade entre ces immenses toiles vivantes. Pour découvrir ou re-découvrir Chagall, pour apprécier la transformation réussie d’une ancienne carrière, pour faire aimer l’art à ceux qui s’ennuient dans les musées…je suis sûre que vous trouverez une bonne raison pour venir faire un tour ici et y emmener vos proches !

L’exposition est diffusée en alternance avec un spectacle de 8 minutes, « Au pays d’Alice, hommage à Lewis Carroll », qui nous plonge dans un univers fantastique et réveille notre âme d’enfant !

Infos pratiques :

Les Baux-de-Provence sont à 1h d’Aix-en-Provence

Les 2 spectacles sont diffusés jusqu’au 8 janvier

Tarif : 12€, réduit 10€, gratuit pour les moins de 7 ans.

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Ça flaneÇa testeLa mer à boire

L’Anticafé ou l’anticonformisme de la pause café

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Après avoir constaté en me levant ce matin que les américains se sont Trumpés d’urne lors des votes, autant vous dire que mon café avait un goût sacrement amer. Et rajouter du lait n’a rien changé quand j’ai vu le temps exécrable que j’allais devoir braver pour assister à un cours de trois heures sur le régime de sécurité sociale des intermittents du spectacle.

C’est à ce moment que j’aurais aimé me retrouver dans un monde parallèle, idéalement un salon cosy et chaleureux, à écouter des playlists de Bon Entendeur en buvant des boissons chaudes bien meilleures que mon café soluble goût « j’ai perdu foi en l’humanité ». L’Anticafé me vient à l’esprit.

Déco papier glacé  

L’Anticafé, c’est un peu une institution dans le grand monde du petit grain noir. Tout du moins chez les dénicheurs de bonnes adresses. Tout commence a Paname, où le concept atypique de l’Anticafé  s’installe dans la capitale (ils sont 4 là bas). Certainement blasé de la grisaille, le concept s’exporte au delà des murs parisiens pour poser ses valises dans la ville aux milles fontaines.

C’est au 27 rue Granet que s’installe ce nouveau venu, juste à côté de la place Richelme et de la place de la mairie. Avant de vous parler de son concept original, la première chose qui saute aux yeux, c’est le soin apporté à la décoration. Simple, épurée, cosy, et parfaitement dans le courant des intérieurs actuels. On verrait très bien ces photos sur papier glacé.

Pas le temps de niaiser ?!

On a aucun mal à s’imaginer savourer un délicieux café cappuccino ou un chocolat confortablement installé sur le canapé. Il est aussi possible de profiter de nombreux jeux de société si vous vous sentez plus d’humeur ludique. C’est aussi un lieu propice au travail (tout dépend le moment de la journée aussi, hein), portez une chemise à carreaux, des lunettes de vue rondes, un macbook, une barbe et vous vous fondrez parfaitement dans le décor. De quoi passer pour un vrai parisien. Ou un Aixois. Enfin y’a une différence ?

« À l’Anticafé vous payez seulement le temps passé, le reste est compris ». Voilà résumé en une phrase le curieux concept de lieu. En d’autres termes, vous pouvez vous restaurer sans vous soucier de la quantité ni du prix de la consommation puisqu’ici, seul le temps sera de l’argent. La carte, simple et efficace vous propose tous les classiques du genre, préparés sous vos yeux. Accompagnés de moultes gourmandises et pâtisseries.

Il est évidemment préférable de disposer de la carte membre qui vous donne de nombreux avantages comme des réductions automatiques et parfois très intéressantes, ou encore de prépayer des heures de présence. Sachez aussi que vous pouvez réserver jusqu’à tout l’espace disponible, que ce soit pour un événement, un travail de groupe, une réunion etc. Sachez que l’Anticafé accueille aussi beaucoup d’évènements à thème, de conférences/discussions où vous pourrez échanger et rencontrer tout un tas de nouvelles personnes!

Bien que les lieux soient forts agréables, d’autant plus quand on regarde, allonger sur le canapé avec une tasse chaude entre les mains, les gens passer dans la rue qui se gèlent les miches, le temps qu’on y passe coûte vite une certaine somme. Je recommande tout de même d’y faire un passage, ne serait-ce que pour tester le concept, ça vaut le coup !

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Défi #3 : dénicher 3 adresses insolites sur Aix en 1h

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J-50 avant Noël, on inaugure notre série de bons plans pour sortir, flâner et chiner en vue des fêtes de fin d’année. Aujourd’hui on part sur du loufoque, du saugrenu et de l’originalité avec le troisième défi de Baptiste ! 

C’est accompagné de l’ami Grégory que nous avons arpenté nos rues aixoises, bravant le froid estival, pour dégoter trois adresses originales en 1h chrono. Avec les fêtes de fin d’année qui approchent à grands pas et le casse-tête habituel des cadeaux de Noël, peut-être trouverez-vous ici quelques idées d’adresses !

Rendez-vous en haut du Cours Mirabeau à 14h (j’étais étonnamment à l’heure) pour lancer notre périple.

Adresse numéro 1 : Pylônes.

Excepté si vous êtes Aixois depuis peu, vous connaissez forcément le magasin Pylônes (9, Rue Aude), créateur d’objets loufoques au niveau national depuis plus de 30 ans. Nous sommes tombés devant l’enseigne un peu par hasard au bout d’une petit dizaine minutes de marche, et l’enseigne répond parfaitement aux critères de ce défi. Les objets sont souvent originaux, colorés et on peut facilement trouver son bonheur pour des petits prix. En bref, une adresse excellente pour trouver un cadeau qui sort des sentiers battus.

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Adresse numéro 2 : Drôle d’endroit. 

C’est seulement quelques minutes après Pylônes que Grégory m’a parlé de cette adresse. Perdu dans une ruelle (14, Rue Annonerie Vieille), le restaurant est souvent rempli selon la description qui m’en a été faîte. L’enseigne met également en avant des produits frais et mise beaucoup sur la convivialité ainsi que sur la décoration du lieu. On se croirait plongé dans un univers de dessin animé, avec des couleurs qui explosent de partout !

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Adresse numéro 3 : La Taverne de Platon.

C’est cette fois-ci une plongée dans le passé qui s’est effectuée en arrivant devant cette enseigne étrange. Je m’attendais presque à croiser un pirate ou le capitaine Jack Sparrow non loin du magasin pourtant situé au 25, Rue des Tanneurs. La Taverne de Platon propose de nombreux éléments de décorations faisant antiques (tableaux, cartes) mais également des bijoux et autres créations variées. C’est le genre de magasins qui nous font sortir de notre monde actuel pour replonger dans le passé.

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Adresse numéro 4 : Blow Up.

Après avoir rempli le défi en 30 minutes, nous aurions pu nous arrêter là. C’était sans compter sur notre sens du sacrifice pour vous satisfaire (et sur notre envie de flâner). Nous avons ainsi pu découvrir de nombreux restaurants prometteurs, avons été sidérés par le nombre de magasins d’habits et (re)découverts de nombreuses rues typiques. Puis, c’est vers la fin de l’heure destinée au défi que nous sommes passés devant Blow Up, au 26 Rue Boulegon. Il s’agit d’une friperie vintage, proposant évidemment des habits (hommes et femmes), mais également les accessoires qui vont avec (lunettes de soleil, chaussures, etc) des vinyles, des éléments de décoration ou encore des appareils photos. Pour un retour dans la culture passé (ou un voyage pour les plus jeunes d’entre nous), c’est l’adresse à ne pas louper dans Aix !

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Nous arrivons donc à la fin du défi, qui est une nouvellefois accompli. En 1h, nous avons dégoté ces quatre adresses originales et marché un peu plus de 3 kilomètres. Comme pour les fontaines, vous pouvez découvrir notre itinéraire (qui était complètement aléatoire) ici.

En résumé :

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13 sensations à vivre uniquement en Provence

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Hè Bè Aix en Provence est plutôt chanceuse. Elle a les pieds dans une région qui pour moi, est l’une des plus belles du Monde. 13 preuves en 13 verbes pardi !

C’est parti !

1. S’enivrer d’anis et d’amis sur les terrasses

2. Croquer en jambes, dans les randonnées de la Sainte Victoire

3. Fondre comme neige dans les Alpes

4. Griller sous le soleil ardent, les grillons dans les pinèdes 

5. Piquer une tête dans le Verdon, frais comme des gardons

6. Se souvenir des balettis que nous les jeunes n’avons jamais connus

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7. S’étourdir sous les pins parasols, en faisant les marioles

8. Se prendre des vents les jours de mistral

9. Sourire à la vie et à l’aïoli

10. Humer le romarin sans penser aux lendemains

11. Se prendre en selfie dans les champs de lavandins

12. Passer un pacte avec le beau temps, 300 jours par an

13. Se percher, se pencher, s’épancher de bonheur

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J’ai fait un rêve étrange et pénétrant à 20 minutes d’Aix

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Fanny a vécu un rêve éveillé à Marseille. Elle nous fait découvrir une étonnante exposition au Musée Cantini proposée jusqu’au 22 janvier prochain. Suivez-la à travers ses songes…

Théâtre de tous les fantasmes, le rêve a toujours été depuis l’Antiquité la voie privilégiée de l’accès à l’inconscient. Matière propice à la création, les artistes n’ont cessé de le mettre en scène dans leurs œuvres, à travers différents regards. Le thème du rêve alimente un répertoire incroyable mêlant les domaines de l’imaginaire et de l’étrange. L’exposition au Musée Cantini à Marseille propose une centaine d’œuvres réunies autour de ce thème et de ces déclinaisons tels que le sommeil, le fantasme, le réveil, l’hallucination…

Ma pièce préférée fut celle du rez-de-chaussée, dédiée au sommeil, une de mes activités favorites dans la vie en général. Les dormeurs en tout genre sont mis en scène. La femme est particulièrement représentée. Il y a d’abord le tableau de Hans Richter qui suscite ma curiosité et le titre me fait sourire « Extase menacée par le désespoir ». Ensuite il y a la femme nue, assise dans un fauteuil rouge dans une pose alanguie sous le pinceau de Félix Valotton  attire mon regard mais c’est la sculpture de Rodin au fond de la salle qui me laisse sans voix. Selon le petit écriteau sur le mur, c’est une œuvre directement inspirée d’une figure du tympan de la Porte de l’enfer. La statue allie un idéal de beauté avec des courbes féminines équivoques au thème de la douleur intérieure car elle est amputée des bras notamment, le corps semble se ployer sous la douleur… La pièce suivante s’attache au « nocturne » et seule l’énorme araignée qui se détache sur l’un des murs  blancs en face de moi capte mon attention.

Je vous laisse découvrir les salles suivantes en vous rendant sur place, au Musée Cantini qui se situe au 19 rue Grignan à Marseille. La place est à moitié prix pour les étudiants, plus d’excuses !

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Mes premiers pas de Ch’ti en Provence

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Sophie est notre ch’ti émerveillée de l’équipe ! Pour son tout premier article, découvrez ses sensations de découvrir la Provence pour la toute première fois.

« C’est cool que tu fasses ta vie dans le sud, c’est là où t’as toujours eu envie d’être, au soleil ! »

Mon arrivée en Provence pourrait s’illustrer par cette phrase, d’une amie de longue date, originaire d’Arras, dans le Nord, tout comme moi. Voilà bientôt 3 mois que j’ai tourné le chapitre mouvementé de la vie étudiante pour poser mes valises à Aix-en-Provence. Assoiffée par l’envie de découvrir et de bouger, les études m’ont (presque !) rassasié : Lille, Toulouse, Paris, Nantes, Montréal puis Lyon.

Mais à réfléchir constamment à la prochaine destination, on quitte une ville lorsqu’elle commence à nous appartenir, une région sans en avoir profité pleinement, des inconnus lorsqu’ils deviennent des amis. Alors il est temps de « faire ma vie » et d’écrire un nouveau chapitre, imprégné de cette fameuse douceur de vivre provençale.
Au volant de ma voiture, j’aborde la vie active en faisant d’un lieu de vacances mon lieu de vie.
Déjà plus de 7 000 kilomètres au compteur, le temps de voir se transformer doucement les villes
inconnues en noms familiers et en images mentales.

Ventabren, Lourmarin, Meyreuil, L’Isle-sur-la Sorgue, Cadenet, Embrun et bien d’autres, je serai bientôt capable de citer une ville de PACA à chaque partie de petit bac. A en rendre jaloux mon Pas-de-Calais natal.

Mais même familière, cette région me surprendra toujours. Je ne me lasserai pas de décoder les
expressions qui accompagnent les accents chantants. Je serai toujours ravie de photographier
les multiples couleurs, du bleu du ciel à celui de la mer, des ocres du Colorado Provençal aux
verts des algues de Fontaine-de-Vaucluse.

En parcourant les routes sinuant à travers le relief vallonné, je n’oublierai jamais la chance d’être dans une région si diversifiée, entre lacs, monts et mer, à la croisée de charmants petits villages et de villes bouillonnantes.

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J’aimerai toujours me perdre dans le dédale des ruelles aixoises comme sur les sentiers de la somptueuse Sainte Victoire. Et j’ai hâte chaque jour d’aller à la rencontre de nouveaux endroits, me laissant porter par cette Provence aux possibilités infinies.
Apaisée au cœur d’une oliveraie sous une lumière éblouissante comme patiente en heure de pointe sous une de ces pluies diluviennes qui plongent Aix dans le chaos, je suis ici là où j’ai toujours envie d’être, prête, avec ou sans soleil, à profiter du jour-même et du prochain weekend, sans penser à un futur déménagement.

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Dans quel parc se caler à Aix ?

Bonjour ! Ici Greg, aixois depuis 27 printemps. Je me suis posé l’autre jour une question en démarrant ce blog : « est ce que je suis vraiment légitime pour parler de ma ville ? Est ce que ça ne paraît pas un peu prétentieux ? ».

Puis, errant dans mes interrogations, j’ai croisé le regard hagard de cette jeune étudiante néo-aixoise qui cherchait le Parc Jourdan en jouant à Pokémon Go. Elle semblait perdue. Je n’ai alors pas hésité une seconde… J’ai pris mon courage à deux mains : ayant une indifférence viscérale pour ce jeu sûrement très addictif, j’ai tourné les talons pour rentrer très vite chez moi (courageux). Et vous proposer cet article (trop aimable).

Sur Aix, on est assez gâté niveau « espaces verts ». Chacun est libre de voguer là où il le souhaite, toujours est-il que certains ont leurs préférences.

Les sportifs, on les croise plutôt du côté de la Torse à l’Est d’Aix. La proximité avec les enceintes sportives et l’environnement propice aux petites courses au fil de la rivière y sont pour beaucoup. Les familles sont également assez présentes surtout le midi en weekend. Perso, j’adore tellement les sons à peine stridents de certains enfants, que vous avez autant de chance de me croiser à la Torse un samedi que de voir le Wohoo improviser des soirées Cristalline.

Pour les adeptes du grand air et des grands espaces, à deux pas d’Aix, le parc de Roquehautes reste mon plus gros coup de cœur ! Je vous le conseille pour sa tranquillité, son immensité, blotti au pied de la Sainte Victoire.

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La vue du parc de Roquehautes

Si vous souhaitez passer un après-midi plus bohème à dévorer des bouquins, je vous conseille plutôt le Parc Rambot à deux pas des Arts et Métiers.

Pour les romantiques, pensez à flâner autour du Pavillon Vendôme et son jardin tiré à quatre épingles, effet garanti !

Quant aux étudiants, on file du côté du Parc Jourdan, contemplant d’un œil amusé nos aînés provençaux qui se taquinent le cochonnet à la pétanque, en contrebas.

Je n’oublierai pas également le Parc Saint Mitre situé au Jas de Bouffan. Abritant une roseraie et un planétarium, ce lieu blotti entre des quartiers populaires et plus guindés réussit le tour de force de faire vivre en harmonie deux visages d’Aix. Les minots aiment s’amuser entre eux et il y règne une belle ambiance.

Quand je repense à cette étudiante, je me dis que quand même, elle aurait mieux fait de se connecter à Il Court Mirabeau cet après-midi. A défaut de pokémon, elle aurait pu peut être capturer son parc aixois. Car on en a tous un préféré. Et le vôtre ? 😉

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Aix au cinéma en 7 films

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La belle Aix a été utilisée bien des fois pour des décors de cinéma. Pour quelles raisons? Bonne question! Bon, tout d’abord on ne peut nier, c’est une ville dont on tombe vite amoureux. Mais la raison la plus probable c’est peut être que les réalisateurs peuvent utiliser librement et gratuitement les espaces publics de la ville sans devoir une quelconque redevance. Toujours est-il que cela donne en général de bons films, et vous allez être surpris, vous en connaissez des tas !

1990 – LE CHÂTEAU DE MA MERE – d’YVES ROBERT

Dans le deuxième volet adapté au cinéma de la saga Souvenirs d’Enfance de Pagnol, on aperçoit furtivement le Château de la Gaude.

C’est un des lieux qui fait la fierté du patrimoine aixois. Ce château jouxte celui de la Mignarde. Propriété pleine de charme grâce à ces fontaines, bassins et jardin à la française. Aujourd’hui c’est un domaine viticole où l’on peut déguster un vin des Côteaux d’Aix-en-Provence et plusieurs de ses constructions sont classées par les Monuments Historiques depuis 1963.

Le Château apparaît dans le film le Château de ma Mère, c’est celui du Noble Colonel. Plongeon un instant dans l’histoire pour que vous compreniez le contexte. Tous les étés, puis à chaque période de vacances Marcel Pagnol et sa famille se rendent dans leur maison de campagne dans la garrigue près d’Aubagne, mais la route est bien longue à pied. Pour y accéder plus facilement un des anciens élèves du père de Marcel, et employé du Canal de Provence, procure à la famille une clé qui leur permet d’ouvrir les portes des berges du Canal, ces dernières se trouvant sur des propriétés privées. La famille prend donc un soin tout particulier à se faire discrète lorsqu’elle traverse illégalement ces terrains. L’un des propriétaires, ayant remarqué leur petit manège, les attend un jour de pied ferme. Une fois la surprise et la peur passées, l’ancien colonel offre un bouquet de « Roses du Roy » à Augustine la mère de Marcel.

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3913-3945 Route des Pinchinats
13100 Aix-en-Provence 

Nous vous invitons à découvrir au cours des Journées Européennes du Patrimoine les 17 et 18 septembre prochains.    

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1995 – LE HUSSARD SUR LE TOIT – de JEAN-PAUL RAPPENEAU

La critique de l’époque le dit « éblouissant » (Le Figaro), et avec un budget qui dépasserai aujourd’hui les 26 millions d’euros, il est le film le plus onéreux du cinéma français de sa génération.

Le Hussard sur le toit c’est : 8 nominations au Césars 1996 dont celui de meilleure actrice pour Juliette Binoche, de meilleur espoir féminin pour Isabelle Carré, et de meilleur réalisateur pour Jean-Paul Rappeneau. Il remporte finalement le César de la meilleure photographie et celui du meilleur son.

C’est l’ouverture du film qui est tournée à Aix-en-Provence, déjà à l’époque la Place des 4 Dauphins était très prisée. Le film se déroule majoritairement en Provence. Lors d’une épidémie de choléra au XIXème siècle une jeune noble tente de regagner la demeure où l’attend son mari. Sur sa route elle croise un colonel de hussards italien, recherché par les autrichiens pour avoir participé à des mouvements révolutionnaires. Ils font un bout de route ensemble et traversent ensemble la campagne provençale.

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Juliette Binoche, Pierre Arditi, Isabelle Carré, François Cluzet, Gérard Depardieu… autant dire que le casting est plutôt gouleyant. On apprécie de revoir ce film et ces acteurs dans leur jeunesse, ce sont aujourd’hui devenus des incontournables, du cinéma français.

Dernièrement la Place des 4 Dauphins a encore accueilli un tournage, celui de « Meurtres à Aix en Provence », un téléfilm avec l’actrice locale Andréa Ferréol et Astrid Veillon installée depuis plus de 10 ans près d’Aix. Diffusion prévue le vendredi 16 septembre à 21h sur RTS Un.

1997 – 4 GARÇONS PLEINS D’AVENIR – JEAN-PAUL LILIENFELD

C’est le film par excellence qui met notre bonne vieille fac de droit à l’honneur. 17 ans plus tard Fiston sera aussi en partie tourné dans ces locaux, on peut presque voir cela comme un clin d’œil d’ailleurs.

C’est l’histoire de quatre garçons qui désespèrent d’avoir leur année, enfin, ou au moins l’oral, mais rien ne leur réussit. Ils ont aussi peu de chance en amour que dans leurs études. Pour tenter de relever le niveau ils vont s’introduire dans le système informatique de la fac afin d’échanger leurs notes. Evidemment tout ne se passe pas comme prévu…

Pour tous ceux qui connaissent bien les murs de la fac impossible de louper ces scènes mythiques du Grand Hall et de la grille derrière la fac de droit:

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2005 – BOUDU – de GERARD JUGNOT

Souvent épinglée comme une comédie sociale contemporaine qui se nourrit de précarité et aux notes légèrement obscènes, ce film de Gérard Jugnot n’en prend pas moins place dans notre belle ville d’Aix-en-Provence! C’est en fait une adaptation édulcorée du film de Jean Renoir de 1932.

Un galeriste sauve des eaux, contre son gré, un SDF qui avait entrepris de se donner la mort, seulement il n’imagine pas une seule seconde à quel point celui-ci va chambouler sa vie. Boudu devient alors tantôt une malédiction puis une bénédiction à ses yeux, notamment quand sa femme décide de « s’en occuper personnellement », le galeriste a alors le champ libre pour batifoler avec son assistante.

On retrouve notamment dans le film : Gérard Jugnot, Catherine Frot, Gérard Depardieu et Constance Dollé.

De nombreuses scènes ont été inspirées de villes et villages de Provence comme Aix et Gémenos, notamment la petite placette où se trouve la galerie. Ce ne sont pourtant que des décors montés de toutes pièces mais très fidèles aux inspirations (jusqu’à la plaque du nom de la rue qui reprend exactement celles d’Aix !). On reconnait facilement la Place d’Albertas, la fontaine de la Place des 3 Ormeaux, le Relais Cézanne, la fontaine des 4 Dauphins, et notre belle Montagne Sainte Victoire.

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Le restaurant le Relais Cézanne a également été utilisé pour le tournage : on ne sait pourquoi exactement le réalisateur a mis l’accent sur la typicité du restaurant qui se trouve vers le Tholonet à la sortie d’Aix (direction le Var). En effet le bâtiment principal et la terrasse sont séparés par la Route Cézanne, ce qui donne un caractère particulièrement dangereux à ce passage, surtout pour les serveurs. Mais c’est à 3 ou 4 reprises dans le films que les voitures manquent d’écraser littéralement les serveurs figurants. Ces derniers rouspètent alors plus que de raison et avec un accent légèrement trop forcé…

2010 – UN BALCON SUR LA MER – de NICOLE GARCIA

Là on est dans le drame pur. Mais Aix est encore une fois LA bonne ville pour interpréter ces rôles, et particulièrement celui de Marc un agent immobilier aixois qui au hasard d’une vente va retrouver celle qu’il croit être un amour d’enfance. Peu de scènes sont véritablement tournées à Aix, mais plusieurs lieux de la région sont évoqués dans le film.

On reconnaîtra bien évidemment la place des Quatre Dauphins :

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Malheureusement le petit café que l’on aperçoit dans le film n’existe pas, une idée à soumettre à un futur commerçant ?

2011 – COMME DES FRERES – d’HUGO GELIN

Comme des Frères, ça nous fait penser à un truc drôle, et en fait pas vraiment au début. Clairement le film ouvre sur un enterrement, on a connu plus joyeux. C’est Charlie qui vient de mourir une jeune femme pétillante. Elle devait réaliser un voyage avec un trio masculin : l’amour de sa vie, un pote et son frère. Ils se retrouvent à 3 avec cette dernière volonté qu’ils comptent bien exaucer. Le passage sur Aix c’est un peu la fin des péripéties et le début de la situation finale.

Sur un coup de tête ils décident de prendre la direction d’Aix-en-Provence, persuadés que l’ambiance de nuit va être dingue, évidemment ils ne s’attendent pas se retrouver dans un karaoké d’un autre temps… Après une franche enguelade, chacun dort dans son coin. Pierre Niney squatte la Place d’Albertas dans sa voiture (scène improbable pour tout aixois qui connaît cette place…), Nicolas Duvauchelle un banc dans les rues du quartier Mazarin et François-Xavier Demaison se fait inviter dans une superbe demeure non loin de la Place des Quatre Dauphins. Voyez plutôt.

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2014 – FISTON – de PASCAL BOURDIAUX

Alors la c’est le film à l’eau de rose pour les adolescentes par excellence (critique professionnelle 2/5). Mais ça nous fait bien rire parce que quand même les jeux de regard c’est toujours sympa dans les films un peu cucu (critique public 3,5/5 quand même!).

Le film utilise plusieurs fois les illustres marches devant le bâtiment principal de la fac de droit, le restaurant universitaire Les Gazelles, mais aussi la Place des Tanneurs pour la scène de la danse avec Kev’Adams.

Le film est dédié à Valérie Benguigui décédée quelques mois avant la sortie du film, Fiston sera son dernier tournage.

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2016 – CEZANNE ET MOI – de DANIELE THOMPSON

On en a beaucoup entendu parlé, on l’a beaucoup lu cet été dans de nombreux magazines, oui ca y est c’est pour bientôt le fameux film de cette belle amitié Cézanne-Zola arrive ! Une amitié pas si simple où les sentiments forts se succèdent, l’amour de l’autre, l’amour de la femme de l’autre, la jalousie, le mépris même peut être parfois.

Voici déjà quelques images empruntées au tournage :

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L’avant-première au cinéma éponyme est malheureusement complète depuis bien des semaines. Mais l’on vous donne rendez-vous dès le 21 septembre pour nous dire ce que vous en pensez sur notre page Facebook ! En attendant voici la bande-annonce :