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Commerçants et restaurateurs aixois : on a une surprise pour vous faire connaître !

BUSINESSREVIEW (17)

Pour bien préparer la rentrée, un petit coup de pouce pour vous qui contribuez au rayonnement aixois ! Il suffit pour vous d’avoir une page facebook et d’avoir une minute devant vous… Prêts ? Voici la surprise !

  • Nous mentionnerons votre page facebook gratuitement dans une de nos futures publications facebook (nous avons actuellement 4350 abonnés) !
  • Pour cela, il suffit de répondre gratuitement, en 1 minute, à notre questionnaire : « Quel est votre niveau sur les réseaux sociaux ? ». Cela vous permettra de découvrir si vous êtes sur la bonne voie en matière de communication digitale. As de la com’ ou débutant, vous allez tout savoir !
  • En résumé : 1 mention de votre page facebook pour ceux qui répondent au sondage. Conformément au RGPD, nous ne garderons pas vos coordonnés pour envoyer des newsletters.

Belle journée à toutes et tous !

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Tu m’avais manqué Aix : chronique d’un retour aux sources…

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Comment on se sent quand on revient à Aix après un long moment ?

Ouvrir les rideaux pour apercevoir un grand ciel bleu. Un jour, deux jours, trois jours… presque tous les jours en fait. Flâner dans les rues, sur la place des Cardeurs, déambuler au gré de son envie, traverser le marché aux fleurs place de l’Hôtel de Ville et passer le nez dans les boutiques qui sentent bon la Provence.

Aller jeter un œil à la Faculté de droit et de science politique, avenue Robert Schuman, et se dire que les travaux ont énormément avancé en un an, que le résultat est splendide. Avoir presque envie de retourner étudier, presque !

Se poser quelques heures au parc Jourdan, parcourant les pages de « The light between oceans », appuyée contre le tronc d’un arbre en fleurs. Fermer les yeux et écouter les oiseaux qui gazouillent.

Remonter le cours Mirabeau, le nez en l’air, l’air pensant, pensant que le platane ici a disparu, que ce balcon est bien aménagé, que les fontaines offrent toujours cette même fraicheur à la ville. Aller déguster un cookie moelleux et encore tiède au Coco Bohème, puis rentrer chez soi… ce chez soi qu’on a mis tant de temps à trouver.

S’installer à Aix-en-Provence n’est pas de tout repos. Pourtant ville étudiante, Aix présente des loyers élevés et pour nombre d’entre eux vétustes. La demande de logement est constante, et l’offre n’y répond pas toujours, voire très peu à certaines périodes comme la rentrée scolaire. Pour la plupart des appartements d’ailleurs, il faut passer par une agence immobilière, ce qui représente – on le sait tous – un coût supplémentaire.

Une fois installée, après avoir réparé la serrure de l’appartement et calfeutré la fente sous la porte d’entrée, découvrir que les poubelles ne courent pas les rues, et que les sacs poubelles sont déposés çà et là au pied du mur, ce qui ne donne pas forcément une image très propre de la ville. Pour ceux qui trient les recyclables – pour tout le monde devrais-je dire – partir à la conquête des poubelles de tri de la ville : pas de panique, vous en trouverez place Jeanne d’Arc ou encore au croisement de l’avenue Malherbe et du boulevard du Roi René.

Se rendre compte, ensuite, que malgré le double vitrage, on entend tout ce qui se passe dans la rue : des personnes qui discutent aux motos qui démarrent, en passant par les voitures qui klaxonnent, les camions poubelles qui collectent à 6 heures du matin et des camions de livraison dont le moteur ronronne… fort. Une paire de boules Quies est à prévoir (disponible en pharmacie et sans ordonnance).

Malgré cela, la ville aux mille fontaines m’a définitivement séduite. Ses beaux jours qui durent, ses cafés et restaurants dans lesquels on trouve des cuisines de tout genre (cuisine locale, cuisine française, indienne, asiatique, crêperies et kébabs en tout genre…), ses rues vivantes et colorées, ses marchés pittoresques présents quasiment tous les jours de la semaine, ses coups de klaxons et sa bonne humeur ambiante… tout ça m’avait manqué. Bonjour Aix !

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Il Court Mirabeau lance un tournoi de foot à 5 ! Dès dimanche !

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⚽️ Z5 entre amis, ZE CONCEPT ⚽️

A Aix, un Z5 entre amis, niveau amateur à médium. Pour passer un bon moment. Une fois par mois. 12 matchs étalés sur la saison. (Vous venez quand vous voulez, une à douze fois) 👀
Qui finira la saison avec 48 points ?

Prévoyez…
👟 Tenue et chaussures de sport
(Chaussures à petits crampons possibles, crampons vissés interdits)
💦 Bouteille d’eau
💰 10 euros par personne. Dérisoire pour vivre de grandes émotions. 

Au Z5 d’Aix Les Milles

⚽️⚽️ 💥 PREMIER MATCH : dimanche 9 septembre 2018 : heure disponible et inscription en MP, il reste 1 place 💥 ⚽️⚽️

⚽️⚽️ COMMENT SONT COMPTES LES POINTS ? ⚽️⚽️

1 match dure 60 minutes. Tableau des scores :

✅ Vous faîtes partie de l’équipe gagnante ? 3 points pour vous
🔴 Vous faîtes partie de l’équipe perdante ? 0 point
🔵 Match ex-aequo à l’issue des 60 minutes ? 1 point pour vous
📶 Point de fidélité = 1 point à chaque fois que vous venez…

Au fil des mois, les équipes tourneront un peu même si les piliers seront sûrement là à tous les coups 😁…
Un petit classement individuel sera établi en fonction de vos points 🙂
Qui obtiendra 36 points à la fin de la saison ?

📲 📲 DATE DES MATCHS « Z5 ENTRE AMIS DE LA SAISON » 📲 📲

12 matchs de prévus cette saison. Le dimanche.
Ps : un événement sera programmé 2 semaines avant…

Chacun est libre de venir 1 match de la suivant ou les 12 😉
Match 1 « C’est la Rentrée » 👉 Dimanche 9 septembre
Match 2 « Automne I » 👉 Dimanche 7 octobre
Match 3 « Automne II » 👉 Dimanche 4 novembre
Match 4 « Automne III » 👉 Dimanche 2 décembre
Match 5 « Nouvelle année » 👉 Dimanche 6 janvier
Match 6 « Hiver I » 👉 Dimanche 3 février
Match 7 « Hiver II » 👉 Dimanche 3 mars
Match 8 « Les Beaux Jours » ▶ Dimanche 31 mars
Match 9 « Pâques » 👉 Dimanche 28 avril
Match 10 « Printemps » 👉 Dimanche 19 mai
Match 11 « Summer I » 👉 Dimanche 9 juin
Match 12 « Summer II » 👉 Dimanche 30 juin 2019

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Les fontaines sous pression

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Quand on vit à Aix-en-Provence ou à proximité, entendre parler du nombre de fontaines et de leur esthétisme est courant. En fait, on ne cherche pas à savoir le fin fond de l’histoire, comme par exemple : « comment elles fonctionnent », « quand ont été les premières fontaines », « d’où provient l’eau qui les alimentent » etc…

L’idée de ce sujet m’est venue en regardant un reportage sur Versailles et ses fontaines : finalement on a un grand Versailles provençal, mais à la place des jardins, nous avons des bâtiments. En me baladant dans la ville, j’ai donc pensé que rédiger un petit article sur l’envers du décors pouvait être pas mal, je souhaiterai quand même votre avis. Je vais donc vous raconter, le parcours de l’eau au fil du temps, qui coule encore dans cette jolie ville provençale. Je vais aussi essayer de vous faire réaliser le nombre de kilomètre que parcours l’eau pour arriver jusqu’à nous. Aussi, je vous demanderai d’être indulgent avec mes dessins, ils sont juste là pour vous faire comprendre (oui je vous présente mes excuses par avance).

 

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Le saviez-vous ?

Autrefois, les fontaines servaient de lavoirs aux femmes, c’est pour cela que l’on ne trouve plus de lavoir en ville. En revanche, sur les communes voisines, nous en trouvons encore quelques-uns : le système est similaire que celui utilisé pour les fontaines. Certains lavoirs étaient aussi réservés aux lépreux, car il ne fallait pas laver le linge des malades avec le linge des personnes en bonne santé : d’ailleurs, les lépreux ne se déplaçaient que la nuit pour ne pas rencontrer les personnes saines, et pour les « voir » dans le noir, ils portaient des clochettes ou autre pour signaler leur présence. Les lavoirs servaient aussi d’abreuvoirs pour les animaux qui font la transhumance, les animaux buvaient donc la partie où l’eau pure arrivait puis continuaient leur chemin.

 

Aix-en-Provefontainence, autrement appelée « Aquae Sextiae » en latin, donne son nom aux eaux thermales dont les premiers grands bénéficiaires ont été les romains. Mais leur soif d’eau médicinale leur a fait construire des aqueducs afin d’importer plus d’eau, venant des collines, ou rivières aux alentours. Avec le temps, l’eau s’est raréfiée, et les fontaines ont été mise à sec.

Ce n’est qu’au XIXème siècle que des travaux de réapprovisionnement ont été effectués : on a donc créé des réserves d’eau spécifiques pour alimenter les fontaines, séparément des réserves utilisées pour les maisons ou les égouts. Seulement, construire des réserves c’est beau, mais où ? Pour alimenter un quelconque édifice, la source d’eau doit être plus haute afin que la pression atmosphérique et la pression de l’eau puis faire sortir l’eau sous forme de jet de la fontaine (voir mon magnifique dessin associé au paragraphe): à l’époque les systèmes ingénieux manquaient à l’appel, il a donc fallut improviser avec les connaissances déjà acquises.

D’autres moyens ont été découvert au fil du temps, comme le principe des pompes manuelles puis mécaniques. Maintenant il suffit de faire passer des canalisations sous nos pieds pour alimenter les fontaines. Pour faire passer l’eau du sous-sol à l’air libre, la ville a été obligé de s’équiper d’un réseau de canalisation, construites exprès pour alimenter les fontaines et rendre ces œuvres citadines : vivante et rafraîchissantes.

D’où viennent les sources ?

Les sources qui alimentent la ville d’Aix-en-Provence sont assez proches. Dans un premier temps, nous avons la Sainte-Victoire, qui était reliée à la ville par des aqueducs (édifices sous forme de pont construits seulement pour acheminer l’eau d’un point à un autre, le plus célèbre reste le pont du Gard) : cette principale source permettait surtout l’approvisionnement en eau des thermes.

Si vous aimez balader en dehors d’Aix-en-Provence, que ce soit en famille ou entre amis, je vous conseille d’aller jeter un œil du côté de Ventabren, commune voisine, où à la jonction on trouve l’aqueduc de Roquefavour qui dessert encore Marseille en eau douce : sa construction date du XIXème siècle mais est toujours intact. Inscrit dans le registre des monuments historique, il est aussi reconnu comme étant le plus grand ouvrage de pierre au monde : pour le voir vous n’avez pas besoin de payer, juste de savoir marcher et de profiter. Peut-être qu’un jour, je ferai un article plus détaillé sur le sujet, il me faudrait avant tout votre avis. Ci-dessous, un exemple de ce à quoi peut ressembler un aqueduc, les voûtes sont calculées afin de soutenir la masse de l’eau et surtout de l’édifice.

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La commune de Rognes, au nord d’Aix, a aussi nourrit les fontaines, grâce à des conduites souterraines, ou autrement dit : des canalisations mais pas comme celles que nous avons actuellement bien sûr. Les vestiges des aqueducs sont moindres, on distingue la façon dont ça a été construit, leur emplacement, mais rien d’autre. Actuellement, la Sainte-Victoire et le canal du Verdon sont les plus grosses sources d’alimentation des fontaines, mais il ne faut pas oublier les puits et nappes phréatiques que l’on peut trouver sous la ville et qui sont assez nombreuses.

Le saviez-vous ?

Les eaux des thermes et fontaines avaient, d’après les dires, des vertus miraculeuses, comme le fait de guérir les maladies, aider à calmer les règles douloureuses pour les femmes ou même empêcher la stérilité. Les eaux aident aussi à assouplir la peau, à lutter contre les rhumatismes et d’autres problèmes corporels. Cependant, je ne vous conseille pas de prendre un bain dans les fontaines, l’eau n’est thermale qu’aux thermes Sextius. Vous saviez aussi que l’eau de la fontaine moussue (sur le Cours Mirabeau) était plus chaude ? A vous d’essayer !

PS : Il n’y a pas que la rotonde qui compte, alors voici d’autres magnifiques fontaines, juste pour le plaisir des yeux.

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Jean Yves le ProfNon classé

Aix en Provence, « Paysage choisi » : comment était décrite notre ville par les écrivains ?

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Saison 2, épisode 9

Jean-Yves, le prof.

« Paysage choisi » : l’expression est de Marcelle Chirac (qui l’emprunte à Emile Henriot) et c’est sur ce thème que nous voudrions achever la saison 2 de cette balade aixoise. Dans son ouvrage Aix-en-Provence à travers la littérature française, Marcelle Chirac, en cherchant l’âme d’Aix, s’est attardée sur le « merveilleux aixois, » parlant « d’envoutement », comme nous l’avons expliqué dans notre précédent article. Mais, pour elle, Aix, c’est un paysage, mais c’est surtout un « paysage choisi. » : « Paysage choisi donc, la ville d’Aix-en-Provence dans sa réalité, et la campagne qui l’entoure ; cette campagne à laquelle Marie Gasquet a prêté une intelligence et une sensibilité et dont elle nous fait même entendre les paroles ».

Il est vrai que les romanciers ont créé une tradition aixoise, que Marcelle Chirac résume ainsi : « La ville a exercé sur eux une fascination qui leur fit pénétrer le merveilleux de la Cité. Ils ont imaginé des personnages qui, souvent, ne se comprennent que dans Aix : seule cette ville explique leur comportement. ». Déjà, Emile Henriot, dans la préface du Diable à l’Hôtel, expliquait qu’il n’écrivait que pour le petit nombre « d’esprits peu pressés » qui prennent plaisir à entendre parler de « beaux paysages et de lieux choisis ».

En effet, il y a de l’insolite dans le paysage aixois, celui de la ville comme celui de la campagne. Quand Emile Henriot arrive à Aix, ce qu’il voit, et raconte dans Le diable à l’Hôtel, c’est un décor où, dans un espace réduit et avec originalité, se mêlent « couleurs et formes qui vibrent et s’animent ; troncs lisses des platanes » (c’est un peu moins vrai aujourd’hui, où la maladie en a conduit beaucoup à la disparition !), platanes que « dorait le doux soleil », atmosphère « blonde » qui « léchait les murs ocrés, les tuiles roses ». Là, sur une humble façade, « riait le seul éclat d’un chaud crépi ou le peinturlurage d’un volet bleu ». Ailleurs « souriait une sculpture, tantôt masque, tantôt médaillon ». Là surgissait « deux puissants torses nus de faunes grimaçants » qui, « omoplate saillante et biceps tordu » montaient la garde à la porte d’un vieil hôtel. Ici, un obélisque et des monstres marins. « Et toujours bruissantes et chuchotantes, de toutes parts, ces voix qui montaient des fontaines ».

Et encore : des rues « où nul n’allait vite ». Des « parasols géants », projetant par terre, sur la place du marché, « un rond d’ombre bleue et mouvante » et, s’élevant au-dessus de la foule des ménagères, des paroles qui « chantaient, on croyait les voir voler dans l’air, comme des images coloriées, mêlées à l’odeur de l’huile frite, des légumes écrasés, de l’olive verte et de l’ail cru ».

Mais il y a aussi les cloches, évoquées par Léon Daudet dans l’article Aix-en-Provence de Notre Provence : « Midi sonne partout sur Aix, par cent bourdons, cloches et clochettes dans les églises, dans les couvents, dans les vieilles demeures. Les douze coups chevauchent les uns sur les autres, comme une fugue un peu désordonnée. Quand on croit le concert achevé, au bout d’un moment il recommence. C’est à croire que l’heure zénithale, celle qui surplombe la

journée, à la façon d’une boule de feu, prête à éclater en événements de toute sorte, ne finira jamais de s’affirmer, ni de s’imposer, ni de diviser l’air en lames verticales, avançant parallèlement. Combien est-il donc de fois midi à Aix ! ».

C’est aussi Joachim Gasquet, dans Narcisse, qui décrit les paysages qui le mènent « du rêve au désir d’aimer ou à la méditation sereine ». Voici la douceur d’une soirée aixoise : « Dans la nuit où le crépuscule est tombé…la flânerie est délicieuse. Le faîte des maisons passe du pourpre au rose, du rose à la perle et au cendre, les teintes s’éteignent, on voit le sommeil gagner les grandes façades encore frissonnantes des chauds baisers de la journée. Une fois encore, le jour se penche aux rampes des balcons. Le soir accueille la nuit à voix basse, et plus rien…le chant athénien des mille fontaines d’Aix s’immobilise sous les platanes et les marronniers. Les acacias embaument les jardins. Au-dessus des boulevards, de couvent en couvent, l’air s’emplit du son des cloches ».

Mais aussi, au-delà de ce décor réel, ainsi décrit, on trouve autre chose, le paysage choisi, « le cadre imaginaire où les romanciers font évoluer leurs héros ». Ainsi, chez Edmond Jaloux dans Vous qui faîtes l’Endormie, décrivant l’accord entre l’amour consenti et l’harmonie d’un soir : « Le soir s’approchait, un soir liturgique et musicien, où les accords silencieux qui naissaient du chant d’adieu des lumières et de l’accompagnement des premières ombres, prenaient les âmes dans leurs tourbillons mystérieux pour les enlacer dans une muette et magnétique contemplation. ». Ou encore, pour Jean Giono, dans Le Hussard sur le toit : « A Aix, à midi, le silence de sieste était tellement grand que, sur les boulevards, les fontaines sonnaient comme dans la nuit. »… mais ça, c’était avant, (car l’action est censée se passer il y a presque deux siècles…).

Mais Marcelle Chirac va plus loin : « Ce paysage choisi, ce n’est pas seulement un décor, mais aussi le reflet d’une âme : Aix est par excellence la ville de la Fantaisie, de la Folie, du Fantastique. Ces trois éléments introduisent dans le mystère ». Ainsi, « pour être entourées d’une atmosphère de rêve, pour être sensibles à l’extrême, assoiffées de tendresse, pour être tristes aussi, et toujours fantaisistes, les frêles créatures d’Edmond Jaloux ont le mérite de s’accorder avec le décor, et l’atmosphère, d’Aix-en-Provence : décor ancien aux contours estompés chargé d’amours défuntes, à la fois mélancolique et rayonnant, varié et personnel ».

Le style de Jaloux, dans L’Incertaine, harmonieux et effacé, « convient à la cité sans âge ». Même les noms des personnages contribuent « à créer l’atmosphère étrange qui enveloppe le roman, atmosphère si parfaitement adaptée à la ville de jadis et de naguère ». Il en va de même dans les romans d’Armand Lunel, avec des personnages insolites, comme dans La Belle à la Fontaine, avec, par exemple, sur la place de Saint-Jean-de-Malte, Mlle Picholin, l’Anaïs « à la tête fêlée, concierge, gardienne de musée et couturière pour jeunes personnes » ou encore l’apparition, au même endroit, d’Anatole, le sacristain de la paroisse. Lui, « solennellement chargé des vêtements sacerdotaux qu’il venait secouer sur le porche de l’église », elle, serrant dans ses bras un des bustes de la galerie de sculpture pour le dépoussiérer. « Elle monologue : chacun son tour ! Aujourd’hui, c’est un Gaulois, qui m’a demandé à être rafraichi ». Elle va vers la fontaine de la place, débarbouille la tête du soldat dans l’eau et appelle Anatole qui, « frappé de terreur, rentre précipitamment dans le sanctuaire ».

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Avec de nombreux exemples, Marcelle Chirac montre, auteur après auteur, « Aix-en-Provence, ville du fantastique, de la folie ! On n’en finirait pas de citer des faits insolites ou de spectacles hallucinants à travers cette littérature aixoise. ». Dans Les amandes d’Aix, A. Lunel montre le baron Gabriel Andurin de Trigance, à la devise : « point d’obstacles ».Il s’engage à sauter à cheval par-dessus la fontaine de Saint-Jean-de-Malte, remontant sur 300 métrés la rue Cardinale et, arrivé devant la fontaine, « dans un fracas incroyable, cavalier désarçonné et cheval s’abattent et s’écrasent sur le parvis de l’église, sous les yeux terrifiés d’une foule qui avait engagé les paris ! ».

« Ville surprenante encore, celle où les choses, entourées de mystères, et dotées de pouvoir, s’animent et deviennent personnes ». Dans le même roman, on raconte ceci : plus bas que la place de Saint-Jean-de Malte, « parallèle à l’entrée de la rue Cardinale, j’apercevais la fontaine de mon cœur, si simple dans l’appareil de sa pierre froide, avec son bassin étroit en forme de sarcophage surplombé par une banquette, dont le seul ornement est la croix de Malte qui se détache entre les deux canons ». Mais il y a aussi l’inquiétante « maison d’en face » contre laquelle la « mère-chèvre Léoncie » avait mis en garde sa chère « fille à la clochette d’argent ». Elle lui avait dit : « Sur notre trottoir, il faudra que ta chaise soit tournée à gauche… parce qu’à gauche tu verras le portail de Saint-Jean (elle fit le signe de la croix) que nous aimons et qui nous aime, tandis qu’à droite tu verrais cette maison d’en face que nous ne devons pas aimer et qui ne nous aime pas. ».

Après avoir étudié tous les romanciers évoquant Aix, Marcelle Chirac remarque qu’ils « ont tous éprouvé le besoin de créer du fantastique, chacun à sa manière, parce que le fantastique constitue le fond du décor aixois et de l’âme de la cité qui, dans la réalité même (…) en est pétrie. Ainsi naquit une littérature aixoise volontiers tournée vers le mystère et riche, en même temps, d’échappées où l’idéalisme et la transfiguration trouvent une place de choix, qu’il s’agisse des lieux, des êtres, des choses ou des événements ».

Naturellement, bien d’autres éléments, dont nous avons parlé dans cette saison 2, contribuent au charme d’Aix : l’histoire, les grands personnages, les romanciers, les poètes, les vieilles pierres, les paysages, le climat, le soleil et les couleurs du ciel, la Sainte-Victoire, les avocats et autres gens de robe, la vie étudiante, qui rajeunit la vieille ville, les Aixois en général, le Cours Mirabeau, les fontaines, bref, tout ce qui, comme nous l’avions vu dans la saison 1, contribue à faire d’Aix « la ville du rêve, de l’amour et de l’esprit ». Peut-être en reparlerons-nous, après les vacances, dans la saison 3.

Merci à Jean Yves Naudet pour ces articles encore savoureux cette année, il vous attend pour la saison 3 en septembre 2018 pour de nouvelles histoires estudiantines 🙂

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(NOUVEAU) Jouez au QUIZ « AIX’TAGRAM » ! Rendez vous sur notre instagram en live tous les dimanches à 19h00 !

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Après l’accueil encourageant de nos deux chasses aux trésors (qui ont rassemblé plus de 4500 internautes en facebook live le samedi matin), votre blog de bonnes adresses d’Aix prépare la rentrée prochaine en testant des nouveautés dès le mois de juin. On a eu l’idée d’un quiz par smartphone. Cette deuxième émission interactive sera diffusée en direct sur Instagram, et va débarquer chaque dimanche à 19h00 !

Qui sera élu plus fin connaisseur de notre belle région aixoise ?

Le principe est simple : chaque dimanche, à 19h00 pétante, une alerte instagram vous sera envoyée en étant abonnée à notre page instagram (rejoignez-la pour participer). Cette alerte signifiera que nous sommes en live !

  • 3 questions de culture G vous seront alors posées. Particularité : elles fleureront bon le sud ! Géographie, bonnes adresses, spécialités, tourisme, histoire… il y en aura pour tous les goûts !
  • A chaque question, les 3 plus rapides à écrire en live la bonne réponse gagneront un point. 3 points en jeu chaque dimanche. Un classement sera établi chaque semaine. Que vous soyez commerçants, particuliers, friands de notre belle ville et du sud, chacun peut participer avec son compte instagram.

Y’a quoi à gagner ? La gloire pardi et une surprise ! Puis ce sera un moyen intéressant de jouer ensemble entre aixois (et les sudistes de coeur sont bien entendu les bienvenus)

 

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Quand les caravanes du Salon du Vintage se posent à Aix

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Dimanche 29 avril. Comme je vous le disais, mio padre est en train de suer sang et eau dans la cyclo-sportive « La Provençale ». Et moi ? Le vélo en mode sportif, non merci. Une balade, je ne dirai pas non. Mais plus de 100 km à des vitesses avoisinant les 60km/h à la seule force des mollets, très peu pour moi : mon vélo ne me le permettrait pas ! Dans mon malheur (sic!) Aix m’offre encore la possibilité de me divertir. Et avec un événement auquel je n’ai jamais eu la chance de participer, et qui colle pile avec mes centres d’intérêts !

Retour en textes et en images sur ce Salon du Vintage !

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Samedi 26 mai 10h00 : lancement du coffre aux trésors en live facebook !

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Un coffre vide caché dans Aix. C’est le point de départ d’une palpitante aventure interactive qui va nous amener au cœur de notre ville.

Le Concept : débusquer le coffre en 2h chrono !

Une équipe de 3 à 5 jeunes candidats aixois se lancent à la recherche du coffre. Ils sont aidés d’indices pour y parvenir. La petite saveur particulière, c’est que leur chasse aux trésors est retransmise en direct sur le facebook d’Il Court Mirabeau. Vous pourrez donc jouer en temps réel avec nous, et peut-être rejoindre une prochaine session dans le monde réel à nos côtés.  

10h00 Démarrage du Live, les candidats doivent réaliser un premier défi dans un lieu mystère !

Avant de partir à la chasse au coffre, l’équipe doit réaliser un défi avant 11h00 dans un lieu d’Aix à trouver.

Pour réussir ils ont en leur possession dès le début du jeu une énigme et quelques indices (carte, photos…). A eux de choisir la bonne stratégie : se séparer, glaner des renseignements, se fier à certains indices. Une seule contrainte : ils ne peuvent pas suivre en live leur propre émission (certains internautes pourront être plus fortiches qu’eux) !

  • Si le défi est réalisé avec brio avant 11h00, l’équipe reçoit 5 mots codes qui leur serviront à trouver l’emplacement du coffre. Ils pourront dès lors s’y lancer…
  • Si à 11h00, le défi n’est pas réussi, mais que l’équipe se trouve à moins de 200m à la ronde du lieu où aurait dû être réalisé le défi : 4 mots codes pour trouver l’emplacement du coffre.
  • Si à 11h00, le défi n’est pas réalisé, et que l’équipe se trouve à plus de 200m à la ronde du lieu où aurait dû être réalisé le défi : 3 mots codes pour trouver l’emplacement du coffre.
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    Avant 12h00 Objectif : débusquer le coffre grâce aux mots codes !

    L’objectif : les candidats devront trouver avant les 2h de temps imparti ce fameux coffre. Et si possible, même avant, pour être les « plus rapides ». Un classement de rapidité sera établi au fil de la saison. L’équipe qui aura été la plus rapide de la saison gagnera un petit cadeau ! (Qu’on est en train de mijoter)

    Date des émissions de la saison 2 :

    Samedi 26 mai  : Candidats : Kévin, Julia, Guillaume, Anthony / Revisionner la vidéo

    Samedi 2 juin [Retransmis en live de 10h-12h ou 14h-16h] : Candidats confirmés : Lise, Chloé, Charlotte, Gaétan

    Samedi 9 juin [Retransmis en live de 10h-12h] : Candidats confirmés : Inscriptions aux candidatures en MP fb

    Contrainte : le parcours se fait à pied. Impossible de courir (n’allons pas créer de mouvement de foule dans notre paisible ville). Impossible de se séparer dans la deuxième partie du jeu (au moment des mots codes).

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    Le Chat qui Tricote, un café-tricot made in UK à Aix

    2018 Le Chat qui Tricote

    M’apercevant que j’ai désormais quitté les bancs de l’université depuis deux mois, j’ai été prise d’un vent de nostalgie. Je me suis donc rendue, en plein week-end, dans une petite adresse que mes camarades et moi-même fréquentions régulièrement entre deux cours de rédaction.

    Le samedi était pluvieux, le ciel lourd, la fatigue bien présente… Parfait pour entamer notre troisième étape dans notre voyage en quête d’adresses secrètes : l’Angleterre.

    AgendaÇa flaneNon classé

    Aix : le paradis des papas sportifs

    WE sportif 2018L'entrée de l'étape du Tour Auto à l'Arena d'Aix

    Fin avril, mio padre est venu passer quatre jours sous les rayons Aixois. Et pour lui, les vacances ne riment pas avec farniente. Ce sera sport et belles mécaniques, et rien d’autre ! Heureusement, la belle ville d’Aix-en-Provence est venue à ma rescousse pour lui concocter un week-end des plus trépidants.

    Au programme :

    • meilleure pizza de France ;

    • étape de course automobile ;

    • cyclo-touriste ;

    • cyclo-sportive.