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D’Aix jusqu’à Istanbul à coup de pédale

GIANNI ICM

Sur la selle de son vélo, Robin Spiquel aura mis 60 jours et plus de 4 000 kilomètres pour atteindre le Bosphore avec son ami de toujours. Un véritable défi que cet étudiant aixois souhaitait relever depuis longtemps.

C’était un rêve de gosse. Ou plutôt d’adolescent. Le genre de truc qui reste figé dans un coin de tête jusqu’à, qu’un jour, l’opportunité de le réaliser se présente. Pour Robin Spiquel, ce fût cet été. À 21 ans, ce costaud étudiant d’un mètre quatre-vingt-dix a parcouru plus de 4 000 kilomètres en vélo, d’Aix jusqu’à Istanbul, en 60 jours. Pédalant la journée, faisant du porte-à-porte pour dormir chez l’habitant quand tombe la nuit, Robin a traversé dix pays accompagné de son pote de toujours, Réda. Ce désir, cette presque folie, d’avaler les bornes à bicyclette lui vient d’un livre, qu’il a lu alors qu’il n’était encore qu’un lycéen nantais. « C’était l’histoire vraie de deux gars qui ont remonté l’Afrique à vélo, du Cap jusqu’au Caire. Ça m’a fait rêver. J’ai directement dit à Réda : faisons la même chose », raconte Robin avec envie avant de poursuivre, « Bon, on s’est vite rendu compte que c’était un peu ambitieux. Alors on a procédé par étapes ». En 2015, à 18 ans, ils commencent par un tour d’Irlande en trois semaines. L’année d’après, ça sera Paris-Copenhague. « Cette année, on voulait vraiment partir loin. À la base, on devait aller jusqu’à Moscou. Mais vu qu’on n’était pas d’accord sur le parcours, on a choisi Istanbul ».

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Découvrir, réfléchir, écrire

Le début sur la selle est compliqué. Robin ne cesse de crever. Le matin, les cuisses sont raides, les courbatures nombreuses. « En plus, avec ma peau j’ai choppé pas mal de coups de soleil », ajoute-t-il en rigolant. Mais les kilomètres s’enchaînent, les huit heures de vélos quotidiennes deviennent vite une habitude. Sur sa monture, Robin écoute beaucoup de musique. « Du bon gros rap, ça aide pour te motiver dans les montées ». Mais retire ses écouteurs lorsqu’il est face à de magnifiques paysages, comme sur les côtes croates. « Là-bas, la nature se suffit à elle-même », commente-t-il. L’Aixois cogite aussi. Réfléchissant sur lui-même, sur sa vie ou ses études (de journalisme à Aix-en-Provence). Notamment lorsqu’il est seul sur la route, ce qui arrive régulièrement lorsqu’il perd Réda de vue. « Lorsque l’on est arrivé en Bosnie-Herzégovine j’ai perdu l’un de mes proches. Je voulais alors rentrer en France. Mais je me suis accroché et, bizarrement, le vélo m’a permis de bien « digérer » cette nouvelle car m’aérait l’esprit », explique calmement l’étudiant. Surtout, Robin écrit. Le midi, ou le soir, après avoir multiplié le porte-à-porte et déniché enfin un endroit ou crécher. « Mon cahier c’était mon carnet de bord. Je décrivais toutes nos journées dans le détail. Au final, c’est presque devenu un bouquin ».

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Une expérience à raconter

Le tandem s’amuse sur les chemins européens et le montre, via un compte Instagram crée pour l’occasion. Chaque jour, Réda publie des storys dans lesquelles il raconte leur quotidien avec humour et inventivité. Près de 300 personnes suivent ainsi leur périple comme on suivrait une série. « Je trouvais qu’il passait trop de temps dessus. Au final, vu les retours, je me dis que ça nous fait un sacré souvenir », raconte Robin. Mais parfois, à trop avoir la tête dans le guidon, l’Aixois oublie de prendre du recul sur ce qu’il est entrain de vivre. « En Grèce, une anglaise nous a invité à dormir chez elle. Touchée par notre voyage, elle m’a vraiment motivé à, un jour, raconter notre histoire ». C’est d’ailleurs ce qu’il est en train de faire aujourd’hui. « Je suis sur le montage vidéo des 60 jours ». Et le livre ? « Oh ça. Je ne sais pas encore. Peut-être qu’un jour je le reprendrais ». Pour que, peut-être, un jour, ce carnet de bord fasse émerger dans la tête d’un gamin le même rêve que jadis eu Robin.

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Gianni Roche

Leur Instagram (je vous conseille la story du 20/07).

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Les 5 vies du Camp des Milles

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Cette fois-ci, c’est le site-mémorial du camp des milles qui a été ma destination scolaire. Il est très connu dans la région : nombreux sont les enfants qui, dès la primaire, vont visiter ce lieu étrange. Au cours du temps, les gens passent mais les souvenirs restent.  Venez donc découvrir son évolution en 5 étapes:

 

  • 1. La tuilerie

La tuilerie était placée de façon à faire fleurir ce commerce : le sol est argileux, derrière nous avons une rivière : l’arc, ainsi qu’une voie ferrée pour transporter les produits de la tuilerie vers les grandes villes. La tuilerie était très isolée du reste de la ville.

On reconnait le camp des milles par sa couleur ocre, la couleur de l’argile, mais aussi grâce à sa grande cheminée, qui permettait d’évacuer les fumées de la cuisson des tuiles. Sur sa façade, on découvre plusieurs bâtiments, donc le central comprend une horloge ainsi qu’une statue de la Vierge, car la famille qui détenait la tuilerie était d’origine catholique (la vierge est présente depuis 1882).

A l’intérieur se trouve toujours le four géant en forme d’anneau, qui part du sous-sol pour remonter jusqu’au premier étage.

La production et la vente se passait bien, jusqu’à ce que la crise économique frappe le pays. La tuilerie ferme, et reste dans son état en attendant qu’un nouveau jour arrive.

 

  • 2. Le camp d’internement

 

C’est au début de la seconde guerre mondiale que la deuxième vie du camp débute. On y interne des « sujets ennemis », des personnes qui ont fuit l’Allemagne et Hitler : la tuilerie passe sous le commandement français. Mais encore à cette époque, ça pouvait aller : les internés se sont mis à utiliser l’argile afin de créer des sculptures, des peintures, à devenir des artistes pour passer le temps dans un camp où rien ne leur était destiné. Dans l’ancien four, une salle de spectacle a été aménagée afin de distraire les internés, mais les habitants du village des Milles venaient aussi et payaient. Seuls les hommes vivaient dans l’ancienne Tuilerie, les femmes et les enfants étaient dans différents hôtels sur Marseille.

 

Ci-dessous, le four réaménagé en salle de spectacle. Sur le pilier gauche : le programme du soir. Sur le pilier droit était installé la caisse pour faire payer. Source : galerie alain paire

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  • 3. Le camp de transit

A partir des années 1940, le camp a vu son nombre d’internés exploser. On y mettait les indésirables, les étrangers. Ceci fût mis en place suite à la défaite de la France sous le régime de Vichy. Là encore, seuls les hommes y sont internés, et l’internement des juifs commence à être mis en place. Malheureusement, les maladies et la famine commence à gagner les hommes : la tuilerie disparaît complètement.

 

  • 4. Le camp de déportation

Vient à présent, la période la plus lugubre de cette usine : en 1942 les juifs, autant femmes, qu’hommes ou qu’enfants, étaient envoyés, par milliers, dans les camps de concentrations… A cette époque, les hommes ont donc pu revoir leurs femmes, mais ce fût bref. Elles séjournaient donc peu de temps au camp, au deuxième étage de la bâtisse. Cet étage est composé d’un bon lot de fenêtres, et avant le plafond était plus bas. Mais parmi celles qui voyaient les trains arriver, certaines se sont jetées du deuxième étage : autant mourir maintenant, que de mourir dans la souffrance des camps. Ce temps de déportation a été court, de août à septembre, mais a envoyé cinq convois d’humains, chargés dans les wagons à bestiaux. Certains sont morts sur le trajet, d’autres plus loin… Bien évidemment, tous ne passèrent pas par le camp des Milles, certains juifs étaient récupérés chez eux et directement placés dans des wagons direction les camps de concentration.

Suite à cet épisode, le peu de juifs qui restaient étaient rentrés chez eux ou envoyés ailleurs. Le camp s’est retrouvé désert. La tuilerie avait reprit son cours, grâce aux subventions de l’Etat, mais que peu de temps. Fermée de nouveau, des rescapés de la Shoah on souhaité que ce lieu soit un mémorial à cette population décimée.

 

  • 5. Un mémorial

 

Le camp des milles a été transformé en mémorial, afin d’instruire les jeunes mais aussi les adultes, de leur faire comprendre ce que l’homme a pu faire. Mais aussi de prévenir contre les dangers d’un nouveau génocide qui peut se reproduire à nouveau. Le camp a faillit être laissé à l’abandon, mais les traces importantes laissées au cours des années on permis sa réhabilitation. Maintenant, toutes les classes des alentours, dès la primaire, vont dans ce camp. Ils en sortent un peu mal mais ne comprennent pas toujours l’enjeu. Mais le bâtiment impressionnant, avec sa couleur ocre, reste toujours dans les mémoires. Une partie de la visite est consacrée à faire réfléchir « Comment peut-on arriver à un génocide ? », et je pense qu’à présent, c’est à vous d’y aller.

 

N’hésitez pas à prendre un bon pull aux périodes fraîches, et un paquet de mouchoir aussi (on ne sait jamais). En vous souhaitant de découvrir de magnifiques choses !

 

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site source : http://www.campdesmilles.org/index.html

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Rencontre avec Lili Poe, artiste aussi souriante que talentueuse

SALOME ICM

Chanteuse aixoise installée à Paris, Lili Poe sera de retour dans son Sud pour le Festival Meltin’ Art au Poste à Galène, à Marseille, jeudi 15 novembre. 

L’occasion idéale pour la rencontrer autour d’un café, lorsque le soleil brillait encore sur le cours Julien.

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Qui es-tu? Quel est ton parcours? 

Je suis auteur, compositeur, interprète. Je fais de la musique depuis toujours mais j’ai mis du temps avant de ne faire que ça. 

J’ai fait des études de communication et après il fallait choisir: est-ce que je fais de la musique ou non? Je me suis dit que j’en avais quand même vraiment envie. Tout ce que j’ai appris en communication m’a beaucoup servi.

Je suis partie à Londres puis je me suis lancée dans le grand bain. J’ai commencé par faire beaucoup de jam et de piano-bars à Paris. C’est là que j’ai rencontré tous mes potes d’aujourd’hui. 

J’ai fait un crowdfunding car je savais pas trop par où commencer. Là j’ai rencontré mon manager, Guillaume Silvestri, qui a un label qui s’appelle Low Wood. Ensuite j’ai sorti mon EP, puis mon album. 

Quand a commencé ton amour pour la musique? 

L’histoire c’est que comme je suis d’Aix, quand j’étais petite, ma mère m’amenait au festival d’Art Lyrique. À 10 ans, j’ai été voir La Flûte enchantée et là, grosse claque: j’ai demandé à prendre des cours de chants lyriques. Donc ça n’avait rien à voir. Après j’ai fait du jazz, de la soul.

L’envie de chanter est venue très tôt, celle d’écrire beaucoup plus tard. 

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Avec quel artiste as-tu préféré collaborer?

Franchement, je ne peux pas choisir, c’est impossible. Toutes les collaborations que j’ai faites ont été des rencontres humaines avant d’être des rencontres artistiques.

Slimane je le connais depuis presque 8 ans, il m’a toujours soutenue. Jok’Air on travaille beaucoup ensemble aussi. Et Soprano, c’est lui qui m’a contactée et, avant qu’on décide de faire quelque chose tous les deux, il y a eu une vraie rencontre humaine. 

Avant toutes ces collaborations, il y a eu quelque chose de très fort. Et de chacune d’elle j’apprends beaucoup.

Après avoir vécu à Londres, Paris et Aix, si tu devais choisir, ça serait quelle ville?

C’est la pire question. Aix était une super ville pour être adolescente mais Londres c’est ma ville coup de cœur. Musicalement, c’est incroyable. Tous les soirs on peut aller dans un endroit différent. Paris j’aime bien aussi, j’aimerais bien que Marseille soit pareil. 

Aix ou Marseille bougent de plus en plus depuis quelques années, j’espère que ça va continuer parce que pour l’instant c’est quand même à Paris que ça se passe. Je fais un appel aux gens à Aix: j’adorerais qu’il y ait plus de petites salles de concerts pour que les gens de la région puissent aller jouer dans leur ville!

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Et quand tu rentres dans ta ville justement, quel est ton endroit préféré?

J’adore aller boire un café frappé à La Brûlerie, le matin des jours de marché. C’est vraiment l’endroit que je préfère. Je trouve ça trop mignon. J’adore l’ambiance, tout le monde est trop sympa sur le marché à Aix. Quand j’étais plus jeune, c’étaient mes premiers boulot. Il y a des touristes, des locaux, des gens du marché. C’est trop bien. 

Quels sont tes projets futurs?

L’album vient de sortir donc on va lui laisser vivre encore un peu sa vie. Mais j’écris pas mal pour d’autres artistes et je commence aussi à recomposer pour moi, pour faire un deuxième album dans la foulée. Je commence à travailler ça petit à petit, mais tranquille!

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Festival Meltin’Art

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Allons bruncher à Aix ! Épisode 1/5 – Le Tuyau

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Les températures se rafraîchissent, le soleil cache le bout de son nez, les feuilles commencent à tomber et l’on est d’humeur morose… On fait quoi dimanche ? On brunche !

« Où bruncher à Aix ? » est une série de cinq propositions de brunchs, adaptée à la saison et au temps qui court.

 

Un Brunch en terrasse, au Tuyau

Le Tuyau, spécialisé dans le Latte Art (art de former des dessins à la surface d’un café latte) est installé sur Aix depuis presque 2 ans, au 14 rue des Tanneurs. Ce coffee shop propose des brunchs un dimanche par mois, généralement le deuxième ou le troisième du mois. Il est conseillé de réserver, car les places sont limitées. Mais franchement, ils valent le détour !

Assis en terrasse, on profite du soleil encore chaud qui vient nous chatouiller le dos. Côté menu, on salive rien qu’en regardant la carte. Pour 23 euros, on a une formule très complète, et on ressort de là le ventre plein.

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Boissons chaudes et boissons froides diverses, variété de tartines salées et tartines sucrées, petite salade de crudités pour ajouter une touche de fraîcheur, et smoothies bowl fruités et gourmands : une sélection de mets savoureux concoctés avec soin, et  dévorés avec appétit.

Aux brunchs du Tuyau, vous ne mangerez pas deux fois la même chose : les smoothies bowl et tartines sont changés à chaque brunch afin de proposer des produits de saison.

 

 

 

Pour ma part, je me suis laissée tenter par un cappuccino et un jus de fruits frais (orange et pamplemousse) et une tartine d’aubergines et tomates confites, recouvertes de mozzarella fondue.

Je me aussi suis régalée avec la petite salade de chou rouge et carottes rappées, et un bol de smoothie aux saveurs tropicales, avec morceaux de kiwis frais et copeaux de noix de coco. Et comme je n’avais plus trop faim, j’ai demandé à emporter le gâteau de pain perdu dans un doggy bag.

 

Vous l’aurez certainement compris, je n’ai qu’une seule chose à dire : brunch testé et approuvé !

Infos pratiques :

IP le tuyau

Elise Viguié

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Passion, échange et transmission: les trois qualités phares de l’entrepreneur selon Cyril Cohen-Solal

SALOME ICM

« Sneakers addict » et cofondateur de Maison Mère, Cyril Cohen-Solal est un entrepreneur marseillais authentique. Il a accepté de me rencontrer dans son temple du vintage et de la sneakers pour m’expliquer l’histoire derrière Maison Mère et sa vision de l’entrepreunariat. 

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Qu’est-ce que Maison Mère?

Maison Mère est le résultat de trois grands projets au sein desquels Driss Dendoune, Aubin Rouveyrol et moi œuvrons depuis quelques années. On réunit l’aspect textile avec la fripe et les sneakers avec le Sneakers Museum, mais aussi la partie événementielle qui se déroule tout au long de l’année. Maison Mère c’est un peu le quartier général de tout ça, implanté depuis un an au cœur de Marseille. C’est un projet assez novateur dans l’esprit: on a su apporter une différence par rapport au marché de la seconde main puisque nos pièces sont sélectionnées une par une, en général en très bon état, et ont plus de 20 ans. 

Pour le Sneakers Museum, les paires changent tous les deux mois environ. On en expose une bonne vingtaine sur les mille qu’on possède. 

Comment vous est venue cette idée?

Après avoir navigué de manière nomade sur beaucoup de salons depuis quelques années et après avoir rendu de manière éphémère le musée en 2016 et fait notre propre événement de sneakers la même année, on a souhaité réunir tous les organes et créer un espace fripe. Ça paraissait naturel pour nous trois. 

On est des purs entrepreneurs. On a eu l’opportunité de s’implanter à Marseille où c’est assez compliqué mais on a réussi à se différencier, notamment grâce aux différents voyages qu’on a effectués. On s’est pas mal inspiré du Japon, des Etats-Unis, de la Thaïlande etc.

Marseille est une ville où il y a beaucoup de potentiel. L’énergie qu’on a créée ici est encore nouvelle puisque ça ne fait qu’un an. Il faudra voir un peu plus tard. En général, pour une entreprise en France, il faut arriver à passer la barre des trois ans d’activité pour tirer des conclusions. 

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Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait devenir entrepreneur?

Fais-toi un peu les dents sur autre chose avant de t’installer. Je pense qu’il faut avoir déjà une expérience dans le monde du travail. Ou alors il faut vraiment être porteur d’un projet novateur, ou avoir vraiment confiance en ce qu’on veut faire. Et surtout, il ne faut pas regarder ce qui se passe à droite et à gauche: quand on croit en son projet il faut y aller, en mesurant évidemment les risques. Mais, s’ils ne sont pas énormes, ça vaut le coup de se lancer. 

C’est important que le monde de l’entrepreunariat se renouvèle, et pour ça, il faut qu’il y ait des gens qui osent. 

Qu’est-ce qui te motive à venir travailler tous les matins?

Je suis un passionné: ce que je vends n’est pas qu’un article. La passion, l’échange, la transmission, c’est pas juste vendre un article avec un prix. 

Aujourd’hui, il y a un retour vers le commerce de proximité et les consommateurs ont besoin de sentir les produits, de parler avec les commerçants. Ils veulent visiter le commerce du coin, essayer, et plus forcément tout mettre dans leur panier sur internet.

Aubin, Cyril et Driss devant Maison Mère

25 rue de la République

13002 Marseille

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Rencontre avec La Stud, l’asso qui anime la musique de la région.

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Aujourd’hui rencontre avec le jeune marseillais Hugo Simmarano, entrepreneur et touche à tout dans les milieux musicaux et culturels de la région.

Bonjour Hugo, présente toi.

J’ai 22 ans, je suis étudiant en licence d’administration publique.

Je suis musicien depuis mon plus jeune âge, je joue de la guitare, de la basse et de la batterie, en plus de mixer.

Je suis entrepreneur dans le monde de la musique. J’ai monté le label « Fada record » qui regroupe la culture lo-fi, hip-hop et jazz, j’ai été assistant de production pour Marsatac. Je tiens également un média musical indépendant.

Quel est ton projet du moment ?

Mon projet du moment est « La Stud », média indépendant dont le but est de célébrer, véhiculer et rendre sa lettre de noblesse à la culture musicale underground.

Sa mission comprend la promotion d’artistes et labels indépendants et locaux en restant dans une cohérence vis à vis des préférences des membres du collectif. 

Je suis vice-président et fondateur de cette association. Je suis également rédacteur en chef du pole rédactionnel, DJ résident, chroniqueur radio. Au delà de ça, je suis coordinateur au sein du comité directeur de l’organisation, en plus du pole administratif. 

Mais je ne suis pas seul, nous sommes 20 bénévoles, avec un pôle création, un pôle rédaction, un pôle événementiel, un pôle web & com, un pôle administration comptabilité.

https---img.ulule.com-display-4a86c10c42d36f180bf6ac6e00c1c30bf9edcdb9-thumbnail-640x360-presales-8-8-5-33588-sans-titre-1.KGUEwQT2HIip.jpg?upscale=1Quelle sont les activités principales de La Stud?

Les activités de La Stud comprennent trois axes.

La première activité est la production d’articles musicaux (www.lastud.fr), réalisée par nos 12 pigistes, à savoir que le pôle de rédaction est décuplé en 3 : rock, musique électronique et hip-hop.
La seconde activité est l’animation radio. On a deux résidences à Marseille. La première que j’anime est « la stud is on air », émission de deux heures avec six chroniques musicales. La seconde est une résidence sur radio grenouille, 88.8 sur les ondes FM, avec une émission tous les premiers jeudi du mois à 20h « word of the day ». Deux à quatre chroniqueurs proposent des morceaux et réagissent aux sons des émissions précédentes.
La troisième activité est la création d’évènements culturels sur Marseille et sa région. Le but est simple : non pas créer une agence de promotion de soirée, mais proposer un rendez-vous physique à notre communauté. Pour ça, quoi de mieux qu’une soirée?

Notre plus gros événement organisé est « L’ambiance roue arrière » autour du thème du rap. Elle célèbre non pas les tubes radio mais toutes les productions musicales underground, de Marseille à Paris. 

On fait aussi les « soirée Marseille City zoo », autour de la techno au sens pure et dure. Plutôt que de faire des soirées techno avec des gros artistes, on propose des concepts de techno très industrielle voire rave.

Futurs projets ?

Management d’artistes, qui ont du talent mais qui se cherchent au niveau de l’identité et de la promotion. Réalisation de mon propre festival de musique, et pk pas, à terme, tenir la programmation d’une radio fm. 

Site web 

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Commerçants et restaurateurs aixois : on a une surprise pour vous faire connaître !

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Pour bien préparer la rentrée, un petit coup de pouce pour vous qui contribuez au rayonnement aixois ! Il suffit pour vous d’avoir une page facebook et d’avoir une minute devant vous… Prêts ? Voici la surprise !

  • Nous mentionnerons votre page facebook gratuitement dans une de nos futures publications facebook (nous avons actuellement 4350 abonnés) !
  • Pour cela, il suffit de répondre gratuitement, en 1 minute, à notre questionnaire : « Quel est votre niveau sur les réseaux sociaux ? ». Cela vous permettra de découvrir si vous êtes sur la bonne voie en matière de communication digitale. As de la com’ ou débutant, vous allez tout savoir !
  • En résumé : 1 mention de votre page facebook pour ceux qui répondent au sondage. Conformément au RGPD, nous ne garderons pas vos coordonnés pour envoyer des newsletters.

Belle journée à toutes et tous !

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Tu m’avais manqué Aix : chronique d’un retour aux sources…

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Comment on se sent quand on revient à Aix après un long moment ?

Ouvrir les rideaux pour apercevoir un grand ciel bleu. Un jour, deux jours, trois jours… presque tous les jours en fait. Flâner dans les rues, sur la place des Cardeurs, déambuler au gré de son envie, traverser le marché aux fleurs place de l’Hôtel de Ville et passer le nez dans les boutiques qui sentent bon la Provence.

Aller jeter un œil à la Faculté de droit et de science politique, avenue Robert Schuman, et se dire que les travaux ont énormément avancé en un an, que le résultat est splendide. Avoir presque envie de retourner étudier, presque !

Se poser quelques heures au parc Jourdan, parcourant les pages de « The light between oceans », appuyée contre le tronc d’un arbre en fleurs. Fermer les yeux et écouter les oiseaux qui gazouillent.

Remonter le cours Mirabeau, le nez en l’air, l’air pensant, pensant que le platane ici a disparu, que ce balcon est bien aménagé, que les fontaines offrent toujours cette même fraicheur à la ville. Aller déguster un cookie moelleux et encore tiède au Coco Bohème, puis rentrer chez soi… ce chez soi qu’on a mis tant de temps à trouver.

S’installer à Aix-en-Provence n’est pas de tout repos. Pourtant ville étudiante, Aix présente des loyers élevés et pour nombre d’entre eux vétustes. La demande de logement est constante, et l’offre n’y répond pas toujours, voire très peu à certaines périodes comme la rentrée scolaire. Pour la plupart des appartements d’ailleurs, il faut passer par une agence immobilière, ce qui représente – on le sait tous – un coût supplémentaire.

Une fois installée, après avoir réparé la serrure de l’appartement et calfeutré la fente sous la porte d’entrée, découvrir que les poubelles ne courent pas les rues, et que les sacs poubelles sont déposés çà et là au pied du mur, ce qui ne donne pas forcément une image très propre de la ville. Pour ceux qui trient les recyclables – pour tout le monde devrais-je dire – partir à la conquête des poubelles de tri de la ville : pas de panique, vous en trouverez place Jeanne d’Arc ou encore au croisement de l’avenue Malherbe et du boulevard du Roi René.

Se rendre compte, ensuite, que malgré le double vitrage, on entend tout ce qui se passe dans la rue : des personnes qui discutent aux motos qui démarrent, en passant par les voitures qui klaxonnent, les camions poubelles qui collectent à 6 heures du matin et des camions de livraison dont le moteur ronronne… fort. Une paire de boules Quies est à prévoir (disponible en pharmacie et sans ordonnance).

Malgré cela, la ville aux mille fontaines m’a définitivement séduite. Ses beaux jours qui durent, ses cafés et restaurants dans lesquels on trouve des cuisines de tout genre (cuisine locale, cuisine française, indienne, asiatique, crêperies et kébabs en tout genre…), ses rues vivantes et colorées, ses marchés pittoresques présents quasiment tous les jours de la semaine, ses coups de klaxons et sa bonne humeur ambiante… tout ça m’avait manqué. Bonjour Aix !

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Il Court Mirabeau lance un tournoi de foot à 5 ! Dès dimanche !

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⚽️ Z5 entre amis, ZE CONCEPT ⚽️

A Aix, un Z5 entre amis, niveau amateur à médium. Pour passer un bon moment. Une fois par mois. 12 matchs étalés sur la saison. (Vous venez quand vous voulez, une à douze fois) 👀
Qui finira la saison avec 48 points ?

Prévoyez…
👟 Tenue et chaussures de sport
(Chaussures à petits crampons possibles, crampons vissés interdits)
💦 Bouteille d’eau
💰 10 euros par personne. Dérisoire pour vivre de grandes émotions. 

Au Z5 d’Aix Les Milles

⚽️⚽️ 💥 PREMIER MATCH : dimanche 9 septembre 2018 : heure disponible et inscription en MP, il reste 1 place 💥 ⚽️⚽️

⚽️⚽️ COMMENT SONT COMPTES LES POINTS ? ⚽️⚽️

1 match dure 60 minutes. Tableau des scores :

✅ Vous faîtes partie de l’équipe gagnante ? 3 points pour vous
🔴 Vous faîtes partie de l’équipe perdante ? 0 point
🔵 Match ex-aequo à l’issue des 60 minutes ? 1 point pour vous
📶 Point de fidélité = 1 point à chaque fois que vous venez…

Au fil des mois, les équipes tourneront un peu même si les piliers seront sûrement là à tous les coups 😁…
Un petit classement individuel sera établi en fonction de vos points 🙂
Qui obtiendra 36 points à la fin de la saison ?

📲 📲 DATE DES MATCHS « Z5 ENTRE AMIS DE LA SAISON » 📲 📲

12 matchs de prévus cette saison. Le dimanche.
Ps : un événement sera programmé 2 semaines avant…

Chacun est libre de venir 1 match de la suivant ou les 12 😉
Match 1 « C’est la Rentrée » 👉 Dimanche 9 septembre
Match 2 « Automne I » 👉 Dimanche 7 octobre
Match 3 « Automne II » 👉 Dimanche 4 novembre
Match 4 « Automne III » 👉 Dimanche 2 décembre
Match 5 « Nouvelle année » 👉 Dimanche 6 janvier
Match 6 « Hiver I » 👉 Dimanche 3 février
Match 7 « Hiver II » 👉 Dimanche 3 mars
Match 8 « Les Beaux Jours » ▶ Dimanche 31 mars
Match 9 « Pâques » 👉 Dimanche 28 avril
Match 10 « Printemps » 👉 Dimanche 19 mai
Match 11 « Summer I » 👉 Dimanche 9 juin
Match 12 « Summer II » 👉 Dimanche 30 juin 2019

Ça flaneNon classé

Les fontaines sous pression

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Quand on vit à Aix-en-Provence ou à proximité, entendre parler du nombre de fontaines et de leur esthétisme est courant. En fait, on ne cherche pas à savoir le fin fond de l’histoire, comme par exemple : « comment elles fonctionnent », « quand ont été les premières fontaines », « d’où provient l’eau qui les alimentent » etc…

L’idée de ce sujet m’est venue en regardant un reportage sur Versailles et ses fontaines : finalement on a un grand Versailles provençal, mais à la place des jardins, nous avons des bâtiments. En me baladant dans la ville, j’ai donc pensé que rédiger un petit article sur l’envers du décors pouvait être pas mal, je souhaiterai quand même votre avis. Je vais donc vous raconter, le parcours de l’eau au fil du temps, qui coule encore dans cette jolie ville provençale. Je vais aussi essayer de vous faire réaliser le nombre de kilomètre que parcours l’eau pour arriver jusqu’à nous. Aussi, je vous demanderai d’être indulgent avec mes dessins, ils sont juste là pour vous faire comprendre (oui je vous présente mes excuses par avance).

 

CoursSextius

Le saviez-vous ?

Autrefois, les fontaines servaient de lavoirs aux femmes, c’est pour cela que l’on ne trouve plus de lavoir en ville. En revanche, sur les communes voisines, nous en trouvons encore quelques-uns : le système est similaire que celui utilisé pour les fontaines. Certains lavoirs étaient aussi réservés aux lépreux, car il ne fallait pas laver le linge des malades avec le linge des personnes en bonne santé : d’ailleurs, les lépreux ne se déplaçaient que la nuit pour ne pas rencontrer les personnes saines, et pour les « voir » dans le noir, ils portaient des clochettes ou autre pour signaler leur présence. Les lavoirs servaient aussi d’abreuvoirs pour les animaux qui font la transhumance, les animaux buvaient donc la partie où l’eau pure arrivait puis continuaient leur chemin.

 

Aix-en-Provefontainence, autrement appelée « Aquae Sextiae » en latin, donne son nom aux eaux thermales dont les premiers grands bénéficiaires ont été les romains. Mais leur soif d’eau médicinale leur a fait construire des aqueducs afin d’importer plus d’eau, venant des collines, ou rivières aux alentours. Avec le temps, l’eau s’est raréfiée, et les fontaines ont été mise à sec.

Ce n’est qu’au XIXème siècle que des travaux de réapprovisionnement ont été effectués : on a donc créé des réserves d’eau spécifiques pour alimenter les fontaines, séparément des réserves utilisées pour les maisons ou les égouts. Seulement, construire des réserves c’est beau, mais où ? Pour alimenter un quelconque édifice, la source d’eau doit être plus haute afin que la pression atmosphérique et la pression de l’eau puis faire sortir l’eau sous forme de jet de la fontaine (voir mon magnifique dessin associé au paragraphe): à l’époque les systèmes ingénieux manquaient à l’appel, il a donc fallut improviser avec les connaissances déjà acquises.

D’autres moyens ont été découvert au fil du temps, comme le principe des pompes manuelles puis mécaniques. Maintenant il suffit de faire passer des canalisations sous nos pieds pour alimenter les fontaines. Pour faire passer l’eau du sous-sol à l’air libre, la ville a été obligé de s’équiper d’un réseau de canalisation, construites exprès pour alimenter les fontaines et rendre ces œuvres citadines : vivante et rafraîchissantes.

D’où viennent les sources ?

Les sources qui alimentent la ville d’Aix-en-Provence sont assez proches. Dans un premier temps, nous avons la Sainte-Victoire, qui était reliée à la ville par des aqueducs (édifices sous forme de pont construits seulement pour acheminer l’eau d’un point à un autre, le plus célèbre reste le pont du Gard) : cette principale source permettait surtout l’approvisionnement en eau des thermes.

Si vous aimez balader en dehors d’Aix-en-Provence, que ce soit en famille ou entre amis, je vous conseille d’aller jeter un œil du côté de Ventabren, commune voisine, où à la jonction on trouve l’aqueduc de Roquefavour qui dessert encore Marseille en eau douce : sa construction date du XIXème siècle mais est toujours intact. Inscrit dans le registre des monuments historique, il est aussi reconnu comme étant le plus grand ouvrage de pierre au monde : pour le voir vous n’avez pas besoin de payer, juste de savoir marcher et de profiter. Peut-être qu’un jour, je ferai un article plus détaillé sur le sujet, il me faudrait avant tout votre avis. Ci-dessous, un exemple de ce à quoi peut ressembler un aqueduc, les voûtes sont calculées afin de soutenir la masse de l’eau et surtout de l’édifice.

aqueduc

 

La commune de Rognes, au nord d’Aix, a aussi nourrit les fontaines, grâce à des conduites souterraines, ou autrement dit : des canalisations mais pas comme celles que nous avons actuellement bien sûr. Les vestiges des aqueducs sont moindres, on distingue la façon dont ça a été construit, leur emplacement, mais rien d’autre. Actuellement, la Sainte-Victoire et le canal du Verdon sont les plus grosses sources d’alimentation des fontaines, mais il ne faut pas oublier les puits et nappes phréatiques que l’on peut trouver sous la ville et qui sont assez nombreuses.

Le saviez-vous ?

Les eaux des thermes et fontaines avaient, d’après les dires, des vertus miraculeuses, comme le fait de guérir les maladies, aider à calmer les règles douloureuses pour les femmes ou même empêcher la stérilité. Les eaux aident aussi à assouplir la peau, à lutter contre les rhumatismes et d’autres problèmes corporels. Cependant, je ne vous conseille pas de prendre un bain dans les fontaines, l’eau n’est thermale qu’aux thermes Sextius. Vous saviez aussi que l’eau de la fontaine moussue (sur le Cours Mirabeau) était plus chaude ? A vous d’essayer !

PS : Il n’y a pas que la rotonde qui compte, alors voici d’autres magnifiques fontaines, juste pour le plaisir des yeux.

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