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« Mission Impossible : Fallout » : la critique aixoise et piquante de François !

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Y’a quoi à voir à Aix au ciné en ce moment au Cézanne ou au Renoir ? François sera notre éclaireur de 30 ans, passionné de 7ème art. Il officiera cette année sur le blog, en mêlant critiques de films grands budgets et indépendants ! 🙂 

Première critique, je vais essayer de bien démarrer (rires).

On commence avec Mission Impossible : Fallout, vu récemment au cinéma à Aix-en-Provence au Cézanne. La presse en a t-elle fait un peu trop, ou alors je deviens de plus en plus insensible sur le cinéma de divertissement ? Réponses.

Attention, cette critique contient quelques spoilers. Si vous ne l’avez toujours pas vu, vous pouvez arrêter la lecture dès maintenant.

N’étant pas un fan inconditionnel des Mission Impossible aka. M:I, et du Tom Cruise « show » (on y reviendra tout à l’heure), je suis allé voir le dernier opus (le 6° de la franchise, oui déjà) avec une certaine attente. Les trailers étaient alléchants, mais en montraient beaucoup trop selon moi (comme la plupart des bandes-annonces actuelles malheureusement), ce qui m’a gâché un peu la séance.

On retrouve d’anciens personnages de la saga et deux, voire trois nouvelles « recrues » : les acteurs Henry Cavill (l’interprète de Superman du DCEU), Angela Basset qu’on ne présente plus, et Vanessa Kirby (que je ne connaissais pas auparavant, et qui par ailleurs fait belle entrée).

Cependant, l’acteur Jeremy Renner qu’on avait aperçu dans le 4° et 5° opus n’apparaît pas dans ce dernier (divergences artistiques, mais il pourrait être de la partie pour le prochain vu les résultats actuels au box-office, qui deviendrait le plus rentable de la franchise).

Le pitch n’est pas des plus originaux (ce qui m’a refroidi) : « Ethan Hunt accompagné de son équipe de l’IMF (Impossible Mission Force) et de quelques fidèles alliées sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission« . Ce qui rappelle les deux derniers opus.

Que vaut Tom Cruise ?

A 56 ans, Tom Cruise est définitivement l’action man qui sait tout faire. Il court dans tous ses films, fait la majorité de ses cascades, pilote un hélicoptère dans M:I Fallout, escalade des immeubles de plus de 800 mètres (la tour de Dubai, qui fait 830 mètres exactement, dans le 4°film, et à Hong Kong dans le 3° également), s’accroche à un avion qui décolle à plus de 400 km/h à 1500 mètres d’altitude dans le 5°. Néanmoins, il a réussi à se faire mal lors d’une cascade anodine (un saut d’un bâtiment à un autre), et qui a retardé le tournage pendant au moins deux mois (ce qui a fait grimper le budget d’au moins 20 millions de dollars d’après certaines sources). D’où le « Tom Cruise’s show », même si il ne délaisse pas son équipe qui le suit jusqu’au bout de la mission, qui n’est jamais impossible dans 99% des cas tant que le bougre est là.

Alors oui, et vous avez sûrement dû l’entendre, l’action de ce film est assez folle, mais pas au point d’être virtuose. Il y a certaines séquences qui arrachent la rétine, comme celle ou Etahn Hunt prend le contrôle d’un hélicoptère (bonne utilisation des effets spéciaux, bien cachés, et oui monsieur Cruise en pilote un réellement), les scènes virevoltantes qui ont été tournées à Paris sont bien gérées en termes de logistique, de gestion du temps et des lieux : pour tourner dans certaines rues d’une ville sans les reproduire en studio, ont un gros coût, qui souvent font grimper le budget assez vite, et doivent être autorisées par la mairie.

La fameuse scène des toilettes vue dans les bandes-annonces est également jouissive, c’est sec, carré, et Henry Cavill et sa moustache savent comment envoyer des mandales à son adversaire.

Des bémols…

Ce que je peux reprocher au film globalement, et ça fait déjà 5 épisodes que ça dure, c’est de ne pas oser prendre une autre direction.

J’ai l’impression que la saga stagne, n’ose pas à cause d’une personne : les 3/4 du temps, on ne voit qu’Ethan Hunt. Elle n’ose pas aller vers une autre direction, plus osée, plus risquée et qui pourrait prendre le spectateur au dépourvu, quitte à en perdre quelques uns.

C’est le cas pour Star Wars épisode 8, qui s’est mis à dos une grosse partie du public et des fanatiques de la saga.

Verdict…

Alors, ai-je été surpris au final ? Pas vraiment. J’ai un attachement particulier pour Mission Impossible : Protocole fantôme (l’action, le fun, l’esprit d’équipe, et le fait qu’Ethan se fasse vraiment bouger physiquement), l’avant-dernier m’avait un peu refroidi malgré une réalisation classieuse de Christopher Mcquarrie, qui réalise aussi le dernier.

L’intrigue est poussive et déjà vue (une menace à base de plutonium, vraiment ?), les clichés ne sont pas en reste, les multiples révélations/twists à la minute (dans l’une des scènes clés du film) sont grotesques et dignes d’un épisode d’une série TV, et quelques tentatives dites émotionnelles entre certains personnages clés de la saga qui tombent à l’eau.

Un personnage pose problème, et non des moindres…

Le personnage principal d’Ethan Hunt pose problème. On accroche, ou pas.

On est loin d’un John MCclane dans les trois premiers Die Hard (les deux derniers n’existent dans l’inconscient des fans de la première heure) où je ressentais une certaine empathie : un loser alcoolique, fumeur, vulnérable, se retrouvant dans un sale état vers la fin après avoir encaissé physiquement et mentalement certaines épreuves. Dans le tout premier Die Hard, il est à 2 doigts de mourir à chaque confrontation, et la CIA n’a aucune confiance en lui alors qu’il l’est leur seul espoir de pouvoir récupérer certains otages en vie, y compris sa femme.

Tout l’inverse ici d’Ethan, qui subit, mais résiste tant bien que mal aux nombreux corps à corps qu’il a dû endurer dans la saga (excepté le 4° ou Hunt se fait vraiment bouger à tel point d’avoir la jambe cassée vers la fin; le méchant du 3 également, qui est bien considéré par le public car il contient une vraie menace avec le très bon et regretté Philip Seymour Hoffman, qui nous a quittés en 2014).

Et même s’il a quelques côtes brisées et quelques égratignures à la fin, je n’arrive pas à m’attacher à ce personnage.

Sorti il y a presque un mois déjà dans l’hexagone, Mission Impossible : Fallout est un très bon divertissement. De là à le comparer à Mad Max : Fury Road, il y a un monde. Un 7° épisode est déjà acté. Avec toujours Tom Cruise (reste à savoir avec quel réalisateur).

D’autre part, si vous l’avez vu aussi, et que vous avez un avis dessus, je n’hésiterais pas à échanger avec vous pour en débattre. Ma prochaine critique se focalisera plus sur un film indépendant. Bonne rentrée.

En résumé, les plus :

  • L’action en général (le climax à Paris), jamais sur-découpée
  • Les personnages d’Henry Cavill et de Rebecca Ferguson
  • La musique, même si elle rappelle beaucoup Hans Zimmer, ce qui est normal car Lorne Balfe a travaillé pour lui.
  • La direction d’acteurs (Henry Cavill m’a bien surpris, très juste)
  • La dernière partie, avec un duel aérien assez fou.
  • Mise en scène soignée, élégante.
  • Des passages qui rappellent un certain Christopher Nolan.

Et les moins :

  • Peu de surprises
  • L’action filmée dans la pénombre, je n’y arrive pas, en plus d’être anti-spectaculaire.
  • Scénario assez faiblard, sachant que Rogue Nation était mieux amené et plus subtil
  • Tom Cruise…. pardon Ethan Hunt
  • Des clichés qu’on aurait pu éviter
  • Quelques scènes qui sonnent faux, à la limite du grotesque voire inutiles à l’intrigue
  • La photographie assez terne (pas fan du chef opérateur)
  • Le montage en parallèle à la fin qui casse le rythme.
  • Et pas mal de longueurs (trop bavard par moment, c’est surligné)
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Le Puta madre show : Comme une soirée blagues entre potes !

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Lors de mon récent séjour parisien, j’ai passé de nombreuses soirées à arpenter les comedy clubs de la capitale. Je me revois me dire « dommage que cette culture ne descende que très peu en région ». Au même moment, j’apprenais avec joie le retour (ponctuel) de l’Aix Comedy Club et la naissance d’un petit nouveau : le Puta Madre Show. Promesse à moi-même : dès que je rentre à Aix-en-Provence, j’y vais. Et c’est chose faite !

La soirée a lieu à la Cocina Negra, bar secret rue des Magnans. Après avoir repéré la (discrète) façade, j’entre, laisse quelques affaires au vestiaire et descend vers la cave. Rien ne laisse présager ce que je vais pouvoir trouver en poussant la porte au bout de l’escalier. Une première salle avec un premier bar. Puis une seconde, voûtée, qui accueille les bancs pour le public du soir. Nous sommes à environ 40 minutes du show, et les curieux sont déjà nombreux. Le temps de prendre un verre, et que le spectacle commence !

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Au programme : 4 humoristes made in Sud : Maliko Bonito, Romain Sessine, Milouchka et Babarudy, qui jouera aussi les maîtres de cérémonie. Et j’avoue avoir été très impressionnée par le niveau de la soirée ! En plus de textes de qualité, certains sont venus tester de nouvelles blagues, crayon et bloc-notes à la main. C’est peut-être ma partie préférée : les artistes essayent, improvisent, analysent la réaction du public. On est en plein dans le processus créatif, pas dans un texte froid simplement récité. Une bonne partie de l’ambiance était aussi assurée par le public, hyper réactif. Il m’a donné la sensation, non pas d’être venue avec simplement mes 4 amis regarder un spectacle, mais d’être entourée d’une bande de potes prêts à rigoler. J’aurais grand plaisir à retrouver cette bande pour les prochaines sessions !

En résumé
Tarif : 5 € + une consommation
Prochaine date : surveillez la page Facebook de La Cocina Negra

Je n’aurais pu rêver mieux comme sujet pour mon dernier article pour Il Court Mirabeau. Je tiens à saluer et remercier toutes les personnes que j’ai pu rencontrer pendant ces 2 ans et toutes celles et ceux qui ont pris le temps de faire des retours sur mes articles. Un grand merci à toute l’équipe pour leur bienveillance et à Grégory, que je me suis longtemps amusée à surnommer « Patron », pour la totale liberté qu’il a pu me laisser. Merci à vous, lecteurs. Longue vie à Il Court Mirabeau et à sa belle équipe !

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Q – un fantastic-show à voir de toute urgence

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Lundi, j’ai eu la chance d’assister à la générale de Q, sulfureux spectacle mis en scène par Geoffrey Coppini et incarné par des étudiants de l’université AMU. À l’affiche au Théâtre Vitez jusqu’à la fin de la semaine, il vous entraînera dans les tréfonds d’un monde nocturne méconnu, souvent marginal, et fascinant. Une sublime entrée en scène pour les futurs acteurs des spectacles de demain.

Comme vous vous en doutez, une fois encore, cet article sera bien pauvre en illustrations. Une seule solution alors pour se faire une idée de Q : il faudra s’y rendre, oser pousser les portes, et vivre de soi-même. Mais en attendant, en voici un petit aperçu.

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Trois concerts à voir au Grand Théâtre de Provence pour accepter l’arrivée du froid

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Septembre, la rentrée, la reprise des études ou du travail, les températures qui baissent, on se retrouve embarqué dans nos vies et en un clin d’œil ce sera l’hiver ! Pour mieux vivre la transition vers le froid, j’ai sélectionné pour vous trois concerts au Grand Théâtre de Provence, ou GTP pour les intimes.

Khatia Buniatishvili – Le 8 octobre, 17 heures

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L’automne s’installe, et les prestations de Khatia Buniatishvili en reflètent bien l’esprit : une combinaison d’une énergie qui ne demande qu’à s’exprimer et d’une tendresse bien réconfortante. Nul besoin d’être expert en Mozart, Schubert et Beethoven pour apprécier les prestations de cette pianiste franco-géorgienne, dont l’interprétation est un spectacle pour les oreilles, mais aussi pour les yeux. Sa gestuelle et ses mimiques viennent casser les codes de la musique classique. Clairement, elle est possédée par les notes. N’hésitez pas à taper son nom sur Youtube pour avoir un aperçu.
Au programme du 8 octobre, la Rhapsodie espagnole de Liszt, des extraits de Casse-Noisette de Tchaïkovski, la Sonate pour piano n°3 de Brahms et trois danses de L’Oiseau de feu de Stravinsky.

• Le 08/10, à 17h00
• De 9 à 43€
Billets

Rufus Wainwright – Le 9 décembre, 20h30

Ça y est, l’hiver est là. Pour moi, cette saison rime avec un chocolat chaud au coin du feu. Et quelle voix transcrit cette ambiance ? Celle de Rufus Wainwright bien sûr ! Pour les plus cinéphiles d’entre vous, c’est cette voix chaleureuse qu’on entend chanter La Complainte de la butte dans Moulin Rouge ou Hallelujah dans Shrek (j’assume totalement cette référence). Mais au-delà de cela, Rufus Wainwright est un chanteur aux influences folk, pop, mais aussi classique. Canado-américain, il chante en anglais comme en français pour transmettre toute l’émotion de ses textes.

• Le 09/12, à 20h30
• De 9 à 43€
Billets

Jane Birkin – Le 15 décembre à 20h30

On commence à attendre Noël avec de plus en plus d’impatience, et Jane Birkin nous fait un merveilleux cadeau : son Serge Gainsbourg. Un Gainsbourg symphonique, sur le jeu de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon. Elle reprend des succès, des chansons moins connues mais aussi des morceaux écrits pour d’autres, pour rendre hommage à celui qui a partagé sa vie pendant dix ans. Triple intérêt de ce spectacle, donc : écouter un orchestre symphonique, voir une icône des années 1970 et redécouvrir Gainsbourg.

• Le 15/12, à 20h30
• De 6 à 35€
Billets

En résumé

• Grand Théâtre de Provence, 380 Avenue Max Juvénal
• On réserve rapidement, il n’y en aura pas pour tout le monde !
• Tarif léger pour les moins de 30 ans !

Boulevard des airsRue des scènes

Les Swing Cockt’Elles : coup de cœur musical à Caumont !

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C’est souvent comme ça qu’on fait de belles rencontres ! On entend au loin une, deux, trois voix et hop ! Ca y est, on est envoûtés…

C’est un peu par hasard qu’ICM a rencontré cette pépite vocale…

Cette pépite c’est le groupe des Swing Cockt’Elles, ces trois nanas en apparence mignonnettes et toutes précieuses nous ont flanqué une sacrée rouste auditive, retour sur un instant magique dans un écrin de verdure aixois, à Caumont.

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Elles sont toujours accompagnées au piano: ces trois chanteuses toutes issues du conservatoire, et pourtant rien de très classique dans leur spectacle ! Elles s’appellent Annabelle, Ewa et Marion et sont accompagnées tantôt par Jonathan, tantôt par Yves leurs chers pianistes.

Entre humour et chant lyrique, elles vous interprèteront tour à tour une recette de cuisine de Serge Gainsbourg, une version franco-française de « Hit The Road Jack », feront s’aimer Sabine Paturel et Frédéric Chopin le temps d’une chanson et mixeront agilement Bénabar à Carmen, car l’amour est enfant de bohème…
Cocktail explosif donc, mais très frais, on adore!

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Bref, courez-y, le spectacle dure entre 1h et 1h30, mais attention toutes leurs représentations ne sont pas aussi longues! Voici leurs prochaines dates:
– Vendredi 22 Septembre à Pouzauges (85)
– Vendredi 29 Septembre à Orly (95)
– Dimanche 1er Octobre à Pézenas (34)
– Samedi 11 Novembre à Saint-Chamas (13)

Pour plus d’infos, rdv sur leur site!

RECAP INFOS:
Site Internet >> ici
Page Facebook >> ici
Compte Instagram >> ici
Pour les joindre: direction-artistique@swing-cocktelles.com ou au +33(0)629589597

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L’été au théâtre: mes 4 rendez-vous en Provence !

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On le voit venir, l’été sera chaud, l’été s’ra chaud (dans les t-shirts, dans les maillots). Quoi de mieux qu’une pause fraîcheur dans une salle de spectacle ? Voici mes 4 rendez-vous de l’été.

 

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  • Un mois de juillet à la Fontaine d’argent

La Fontaine: l’idéal pour se rafraîchir. Le théâtre propose deux pièces de Bruno Gallisa, un habitué des été aixois. Je te haime et Un homme sur mesure promettent de franches rigolades autour de situations de couple.

Le site

 

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  • L’été au Flibustier

Embarquez pour découvrir des pièces aussi nombreuses que loufoques. T’es foot ou quoi ?, En apesanteur, Un boulet dans les pattes jusqu’à L’été s’ra chaud, autant de spectacles à voir en famille en rentrant de la plage.

Le programme

 

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  • Les vacances de Shakespeare

Le Pavillon Vendôme accueille La Nuit des rois les 11 et 13 juillet. Originellement titrée Twelfth Night, Or What You Will, cette comédie de Shakespeare regorge de quiproquos et de burlesque. De quoi passer une nuit royale !

Les infos

 

Avignon

 

  • Le Festival d’Avignon

Comment aurais-je pu vous parler d’un été théâtral sans évoquer le célèbre Festival d’Avignon ? D’abord le In, qui se déroule du 6 au 26 juillet et propose plusieurs spectacles par jours. Du théâtre, mais aussi de la danse, des conférences, des visites, du cinéma… Certains jours, ce sont près de 18 événements qui sont proposés !

Le programme du In

Ensuite le Off. Les théâtres de la Cité des papes accueillent de nombreux spectacles: des pièces qui cherchent à se vendre pour la saison prochaine, des humoristes en rodage, des comédiens qui veulent se faire connaître… La ville se transforme en fourmilière théâtrale. J’aime particulièrement voir les spectacles de rue et les artistes qui tractent pour qu’on vienne voir leur travail. Il m’est d’ailleurs souvent arrivé d’aller au Festival que pour ça, sans voir aucune pièce (attention à la chaleur dans ce cas).

La programmation du Off ici

 

 

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Bon plan aixois et théâtre : Festival 3 jours et plus, le théâtre à portée de main

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En ce tout début de semaine je suis vraiment très heureuse que cet article officialise mon arrivée dans l’équipe de rédaction d’Il Court Mirabeau. Celle-ci ne pouvait m’être plus encourageante qu’en vous parlant de ce qui m’occupe et me passionne le plus en ce moment : le théâtre. En fait je voudrais proposer un bon plan aux curieux ou aux passionnés mais il me faut inévitablement commencer par vous faire comprendre d’où vient mon entrain. Je vous promets d’essayer d’être brève.

En septembre dernier, lors de ma première rentrée universitaire, je me suis inscrite par hasard dans un atelier de théâtre. Par hasard car il faut l’avouer, dans l’émulation de l’instant, j’ai pris le prospectus des ateliers pour un plan de la fac. Quoi qu’il en soit, le hasard, si toutefois il existe sous une quelconque forme, est intervenu en ma faveur. Ainsi, quelques semaines plus tard, je me trouvai membre timide mais volontaire d’un petit groupe d’étudiants amateurs encadrés par un autre étudiant en DEUST théâtre, le méconnu mais futur Molière du Metteur en scène, Théo.

La première partie de l’année a été consacrée à des exercices de motricité, de diction, et de confiance en soi. Dès le mois de janvier nous nous sommes attaqués à notre but final, l’apprentissage de nos répliques et la mise en scène de la pièce. Celle-ci s’intitule Les Cancans, c’est une comédie qui s’inscrit dans la tradition de la Commedia Dell’arte. Pour résumer, Checchina est sur le point de se marier avec Beppo mais leur union est suspendue à cause d’un racontar qui court à son sujet et selon lequel elle ne serait pas la fille de son père, Patron Toni. L’intrigue oscille entre jalousies, doutes, perfidie, et la modernité que le texte reflète nous renvoie tous à nos petits travers. Mais jusqu’au bout le doute plane, Checchina et Beppo pourront-ils finalement se marier ?87F3A4B1-D0AA-48D5-8F0A-0D290FEDE094

Vous êtes tenus en haleine n’est-ce pas ? Si c’est le cas vous serez heureux que j’en vienne au fait. Après une première représentation dans le cadre du Festeenval de Gardanne qui nous a valu de recevoir le prix « Coup de cœur » du jury, la prochaine étape sera notre participation au Festival 3 jours et Plus, le vendredi 16 juin à 21h30 à l’Amphithéâtre de la Verrière à Aix-en-Provence. Cette fois-ci il n’y a pas d’enjeu, juste la concrétisation de ces mois de travail et la satisfaction de monter sur scène.

Alors je vous invite à venir nous voir que vous soyez jeune, vieux, étudiant, poissonnier, ou iridologue (j’ai récemment appris de quoi il s’agissait et je tenais à le placer quelque part, ). L’entrée est gratuite pour tous et le spectacle accessible à tout le monde, il suffit juste de réserver sur le site du théâtre Antoine Vitez : theatre-vitez.com. Si toutefois la pièce que nous jouons ne suscite pas votre intérêt bien que je vous garantisse de passer un bon moment à rire, le festival se déroule depuis le 26 mai et jusqu’au 16 juin et présente des 18156747_749858631858826_2097586901726789263_opièces très variées pour tous les goûts.

Enfin, pour les étudiants qui seraient intéressés par l’idée de faire partie d’un atelier dès l’année prochaine, que vous soyez amateur ou comédien reconnu vous êtes les bienvenus.

Au risque de manquer d’objectivité, j’ai rencontré de vrais amis dans le cadre de cet atelier, des personnes fabuleuses qui me sont chères aujourd’hui et je vous souhaite non seulement de vous révéler une passion un jour ou l’autre, mais en plus d’être entouré de si belles personnes dans son exercice. Par ailleurs cela m’a permis d’additionner un demi-point non négligeable à la moyenne de mon second semestre et je le mentionne délibérément avec détachement pour ne pas paraître vénale. Dans tous les cas, je serais très heureuse de voir que j’ai réussi à vous transmettre mon enthousiasme et à vous donner envie de toucher du doigt cette pratique.

J’avais fait la promesse d’essayer d’être brève, vous constaterez que c’est un échec cuisant. J’espère pour autant ne pas vous avoir déçus et que vous serez heureux de lire mes prochaines aventures littéraires.

A très vite,

Claire.

 

Ça testeLa mer à boireRue des scènes

Gala des Arts et Métiers : ce qui vous attend en 11 chiffres !

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La Nuit des Cent Jours, c’est le gala des Arts et Métiers à ne pas manquer samedi 20 mai sur Aix. Pour l’occasion, Il Court Mirabeau vous a dégotté les meilleures infos à connaître sur ce rendez vous culte des aixois.

  • Quand ? Le 20 mai
  • A quelle heure ? 22h00
  • Où avoir les places ? Par ici, ou à la FNAC, ou au Pub The Kerry
  • Où gagner une place ? Sur notre facebook 
  • Où être tenu au courant de toutes les actus du Gala ? Sur l’event
  • Combien de salles ? 4, salle The Voice (pour les pros du karaoké), Hard Rock Coffee, la Centrale…
  • Combien de scènes extérieures ? 2, avec des lieux cousus sur mesure pour s’ambiancer !
  • Comment s’habiller ? Tenue correcte exigée (costar cravate / robe)
  • Qui faire venir avec vous ? Des bons amis, de jolies connaissances et des potes d’enfance
  • Qui ne pas faire venir ? Les lourds de votre entourage
  • Où se garer gratuitement ? Le bon plan : la Piscine Yves Blanc ou à côté du Lycée Cézanne
  • A quelle heure l’ambiance est la meilleure ? A toutes heures, c’est ce qui fait la magie du Bal !

 

Rue des scènes

Aix Comedy Club : un peu de New-York en Provence

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Bonsoir. Oui, bonsoir, parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, il est 00h01 et nous sommes le mardi 21 mars. Je ne suis pas insomniaque, loin de là, mais j’avais tellement hâte de vous parler de ma soirée à l’Aix Comedy Club que j’écris juste après être rentrée. Le troisième mardi de chaque mois, le Sunset Café accueille un plateau d’humoristes, et reverse les recettes à des associations. Chaque comédien joue entre 5 et 10 minutes.

Je me rends donc au Sunset pour 20h15, le spectacle commençant un quart d’heure plus tard. Comme je me suis décidée un peu à la dernière minute, j’y suis allée toute seule. J’avais quand même réservé ma place sur Billetreduc. Je descends les escaliers qui débouchent sur une cave très accueillante, et je vais m’installer. Le public, composé ce soir d’environ 70 personnes, est très varié et chaleureux. Preuve en est, je sympathise avec la bande de six copains assis à côté de mois. Ce sont  des habitués, ils viennent chaque mois. Ils seront donc mes références pour la soirée. Déjà, il m’ont signalé que le nombre de personnes dans le public est changeant. Par exemple, il y a eu plus de 100 personnes le mois dernier (déjà ce soir, des personnes restent debout en fond de salle).

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Le spectacle commence, et Julien, le MC, ambiance la salle. Puis, ce sont 8 humoristes qui se succèdent, avec un entracte (pause bière) au milieu. Dans le désordre, j’ai vu : Jérémy Bélier, Hassan de Monaco, Elies, Maliko Bonito, Pierrick Berthe, Ilyes, Babarudy et Frank Marill. Il y a eu du bon, et du moins bon, c’est normal, on est dans du spectacle vivant. D’autant plus qu’il paraît que je suis tombée sur un mauvais soir. Il y a eu quelques ratés, mais c’est toujours impressionnant de voir un comédien réussir à combler un trou de mémoire par l’improvisation puis rattraper son texte. J’ai beaucoup ri, du coup je me dis que le show doit être extrêmement drôle les bons jours. Car ce qui est intéressant au Comedy Club, c’est de venir découvrir de nouveaux talents de la région, mais aussi de revenir pour les voir évoluer et créer une complicité avec eux.

Question humour, on a eu tous les styles et tous les sujets : du pur stand-up, des jeux de mots, du trash, de la poésie, du surréalisme… A la fin de chaque passage, Julien propose à l’humoriste un instant promo, qui devient rapidement un moment de déconne.

Il est sûr et certain que je retournerai à l’Aix Comedy Club. Pour 3,45€ (la place coûte 5€ maximum, mais de nombreux billets sont disponibles sur Billetreduc), j’ai passé une excellente soirée, à rire sans me prendre la tête et à applaudir de toutes mes forces.

Spéciale dédicace à la joyeuse bande de potes qui m’a adoubée, j’espère qu’ils se reconnaîtront (et ça n’a rien à voir avec le fait que j’ai potentiellement oublié la moitié de leurs prénoms).

 

En résumé :

 

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La La Land au Renoir à Aix : coup de foudre en pleine séance

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Je n’aime pas les comédies musicales. Je n’ai aucune connaissance en jazz. Les paillettes m’ennuient. C’est pour ça que je vous recommande vivement cette comédie musicale, sur fond de jazz et de paillettes.

Et je suis sérieux. Un coup de foudre arrive quand on s’y attend le moins. Je n’étais pas la cible pour ce genre de film et j’ai été happé, transporté, subjugué. Les paillettes sont sombres, le jazz est amené de façon à la fois fracassante et douce, l’histoire ne dégouline pas de guimauve. J’ai adoré ce destin croisé de deux artistes en devenir qui vont virevolter à travers les obstacles et papillonner au gré des envies.

La musique reste présente mais ne s’impose pas. Elle est sublime. Parfois étincelante, d’autre fois mélancolique. Elle est en toile de fond, comme ces décors sur leurs 31. Ces réverbères, ces horizons bleutés, ces saisons éphémères et que dire du jeu d’acteur ? Emma et Ryan, deux icônes qui sont dans le juste. Oui la justesse. Une justesse ébouriffée de surprises. Quelque chose qui tombe dans le mille.

Foncez le voir au Renoir à Aix, il est encore disponible pendant quelques semaines ! C’est le bon plan de la Saint Valentin qui a déjà conquis plus de 1,5 millions de français. Ils ont bon goût ces gaulois !

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