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{ Châteauneuf-du-Pape } : Château Sixtine, un domaine qui traverse les âges

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On continue notre petit tour dans les vignes de Châteauneuf-du-Pape. Tiens, d’ailleurs c’est quoi Châteauneuf-du-Pape ? Eh bien c’est ce qu’on appelle une appellation, ou une AOC (appellation d’origine contrôlée). Cette appellation, donc, est la toute première à avoir vu le jour en France, en 1936. L’objectif est alors de faire en sorte que le vin produit sur le sol français et a fortiori sur un territoire précis, soit issu de raisins du même lieu et que le travail des viticulteurs de la région soit valorisé. C’est aussi le début de l’idée de terroir et plus largement de régionalité des vins notamment.

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Le Château Sixtine (initialement Le Clos de Pradel en 1673 – si, si vous avez bien lu, 1673 ! – puis La Cuvée du Vatican à partir de 1958) est l’un des plus anciens domaines de Châteauneuf-du-Pape à avoir assisté à l’émergence de cette appellation et participé aux évolutions de ce territoire viticole.

Nous sommes ici sur un domaine familial ! L’histoire nous est racontée par la quatrième génération du lieu en question. Aujourd’hui c’est Jean-Marc Diffonty, propriétaire et vigneron, qui a repris la tête du domaine depuis 1993.

En reprenant les rênes du vignoble, Jean-Marc Diffonty cherche à trouver le bon équilibre entre pérennisation de l’empreinte familiale, construite depuis des décennies, et volonté de modernisation des procédés de viticulture et vinification.

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Au départ Jean-Marc Diffonty ne veut pas de cette vie d’agriculteur : son père, son grand-père et son arrière-grand-père ont cultivé ces terres depuis toujours. Les difficultés face aux aléas climatiques non maitrisables et les suées froides de ses aïeuls ne le séduisent que moyennement. Jean-Marc appuie d’ailleurs l’idée : « À l’époque, quand mon père était maire de Châteauneuf, il passait son temps sur les tracteurs », cette vie d’agriculteur il n’en veut pas. Il est pourtant passionné par le goût du vin. Dans les années 1990, il revient travailler au domaine, avec l’envie de donner un nouveau souffle aux cuvées du Château Sixtine. Jean-Marc se prend de passion pour la confection du vin, seulement il ne veut pas faire comme tout le monde et ne veut surtout pas faire du vin que pour une élite ou pour coller au nom de l’appellation de Châteauneuf-du-Pape : il souhaite innover et faire bouger les idées préconçues de l’appellation. Sa place à la présidence de l’un des syndicats de producteurs de l’appellation, en est d’ailleurs le témoins.

La conduction du domaine est particulièrement minutieuse et raisonnée. Dans les vignes, on travaille le milieu naturel… de la manière la plus naturelle possible : pas d’insecticides, pas d’herbicides, pas d’engrais chimiques. Au moment des vendanges, (c’est l’étape décisive pour les vignerons !) on opère un double tri : en vigne et en cave, on veut du mûr et que du mûr, pas question de trouver des goûts herbacés on érafle tout ! Jean-Marc compare bien volontiers son métier à celui d’un chef en cuisine :

« pendant les vendanges, ma place est à la table de tri. Tel un chef étoilé, je contrôle et sélectionne la qualité des différents éléments qui vont composer le plat final. »

Et que trouve-t-on dans les sols ? Les terres du domaine sont réparties à 60% sur des sables et à 30% sur des galets, ce qui amène la complexité bien connue des vins des territoires de Châteauneuf-du-Pape. Le Château Sixtine fait la part belle aux rouges avec près de 95% de sa production, le reste va au blanc.

Dans la cave, les plus anciennes cuves sont carrelées. Aujourd’hui elles ne servent presque plus, mais du temps du grand-père de Jean-Marc Diffonty, elles étaient particulièrement appréciées car le tartre n’y adhérait pas et le lavage y était facilité. Aujourd’hui on leur préfère des cuves en inox où la température est modulable : on travaille plus précisément, pour le plus grand bonheur de nos papilles, car oui la température aussi c’est un paramètre important !

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Au caveau : l’unique cuvée en blanc du domaine est un réel coup de cœur à la dégustation (coupe de cœur pour mes papilles surtout !). Il s’agit du Château Sixtine blanc 2016, élaboré à partir de Roussanne et de Clairette (dont l’encépagement devrait augmenter dans les prochaines années sur le domaine). Alors que la Roussane est souvent un cépage vinifié avec la Marsanne, ce qui donne des vins plutôt opulents et expansifs, cette cuvée déroge à la règle. La Cuvée Château Sixtine est toute en intensité, avec une belle part de fraîcheur et une finale sur les agrumes.

C’est en 1952 que le Domaine propose pour la première fois ses vins à la bouteille, et non plus en vrac. Aujourd’hui c’est plus de 95% de la production qui part à l’export et pour avoir des vins les plus reproductibles possibles, les mises en bouteilles se font en une seule traite : une fois les vins prêts, hop ! ils sont embouteillés.

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Du coup si vous souhaitez déguster ces doux nectars, c’est directement à la propriété qu’il faudra vous rendre ! Jean-Marc confie d’ailleurs que les personnes qui s’arrêtent au caveau de vente sont bien souvent les enfants ou les petits enfants des générations précédentes qui elles-mêmes venaient déjà se servir chez les Diffonty. La relève est prise et aujourd’hui l’histoire de du Château Sixtine perdure et a de belles années devant elle !

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INFOS PRATIQUES :

CHÂTEAU SIXTINE,  10 Route de Courthézon
84230 – Châteauneuf-du-Pape
contact@chateau-sixtine.com

Page Facebook
Site Internet

+33 (0)4 90 83 70 51
Le caveau est ouvert du lundi au vendredi, de 9H30 à 12H00 et de 14H00 à 17H30.
(Le samedi sur rdv)

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Charlotte la flâneuse
Charlotte la flâneuse
Native de la cité aixoise, je suis retombée amoureuse de cette ville depuis ma vie étudiante. Flâneuse à souhait, sportive au quotidien, Aix est mon terrain de jeu! Prêt à jouer?
Il Court Mirabeau