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Et les Mistrals Gagnants – Episode 2 – « Discor-danse »

Découvrez une histoire dans l’esprit de La La Land, Un Dos Tres et l’Auberge Espagnole, qui met en scène de jeunes aixois. Une coloc improbable, sur fond d’arts de la scène, de Rotonde et de péripéties, c’est le pitch un brin mystérieux de la deuxième fiction « fait maison » du blog. « Et les mistrals gagnants » débarque chaque mercredi à 18h00 sur le blog sous formes d’épisodes romancés. Episode 2 !

   Mercredi soir. Séance de travail en équipe avant la répétition avec la troupe. Je prends sur moi pour ne pas exploser, et c’est très compliqué. Laetitia me lance un regard à la fois navré et chargé de reproches. Mais je n’y peux rien, moi, s’il s’avère que le chorégraphe prétentieux que je ne peux pas encadrer est aussi devenu mon coloc !

***

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   Quand je me suis retrouvée devant Taj, le vendredi soir, j’ai eu un réflexe stupide. Sans un mot, je lui ai claqué la porte au nez. Ce n’était pas possible. C’était une coïncidence, une mauvaise blague. Voilà, Romane et Julien me faisaient un poisson d’Avril avec deux mois d’avance. Je ne voyais pas d’autre éventualité.

   Julien m’a observée posément.

– Je rêve ou tu viens de claquer la porte au nez de Timothée ?

– Timothée ? Mais c’est pas Timothée, c’est Taj !

– De quoi ? Ecoute, je ne suis pas forcément très physionomiste mais je t’assure que c’est bien Timothée, notre nouveau colocataire, derrière cette porte.

   Il avait bien détaché les syllabes, comme s’il s’adressait à un enfant. Sans se départir de son calme mais me prenant probablement pour une folle, Julien m’est passé devant pour rouvrir la porte. Taj se trouvait toujours sur le pallier, avec un sac de voyage et une expression indéchiffrable sur le visage.

– Salut Timothée. Je suis désolé. Bon bah du coup, je te présente Mathilde…

– On se connait déjà, a répondu Taj – Timothée.

La scène était surréaliste. Romane et Julien se sont retournés vers moi, Taj affichait un petit sourire… amusé ? Quel espèce de…

– Comment ça ? a demandé Romane, qui ne comprenait toujours rien.

– On bosse ensemble à Aix en Scène.

– Tu fais partie de la troupe ?

– Non, je suis le nouveau chorégraphe.

   Les morceaux du puzzle se sont assemblés dans l’esprit de mes deux amis. Julien a ouvert des yeux ronds, tandis que Romane a étouffé une exclamation plutôt vulgaire. Leurs têtes auraient été à mourir de rire si je n’avais pas eu envie de mourir tout court. Julien a repris ses esprits le premier:

– Mais attend, tu t’appelles Taj ou Timothée ?

– Mon nom complet, c’est Timothée Alban Joubert. Comme ça ne fait pas franchement grand artiste, j’ai juste gardé les initiales. Du coup ça donne « Taj », ça claque quand même plus !

   Voilà. Logique. Ce mec était complètement taré, en plus d’être un gros mégalomane. Romane a échangé un regard avec moi, et j’ai senti qu’elle commençait à douter du bien fondé de son choix. Mais c’était un peu tard. Prétextant un mail urgent à envoyer, je me suis réfugiée dans ma chambre. Julien faisait visiter les lieux à Taj, et Romane m’a rejointe discrètement.

– J’analyse encore ce qu’il vient de se passer.

– Moi j’ai arrêté d’analyser à la seconde où j’ai vu sa tête.

– Mais quel était le pourcentage de chances qu’un truc pareil arrive ? s’est exclamée Romane en chuchotant.

– Quasi nul, et c’est pour ma pomme. Non mais un pseudo ? Je me disais bien, aussi, que Taj était un nom bizarre mais quand même ! Faut être tordu pour ne pas donner son vrai nom à ses collègues de boulot !

– Bah dans un milieu artistique, ça ne me choque pas plus que ça, en fait…

   Je me suis pris la tête dans les mains. Je ne voyais pas vraiment comment partir sur les bases d’une cohabitation saine avec Taj en plus de devoir bosser avec lui. Romane n’avait pas l’air  plus avancée que moi. Un petit coup frappé à ma porte nous a sorties de notre léthargie. La voix de Julien nous est parvenue:

– Les filles ? On prend l’apéro, vous venez ?

– On arrive, a répondu Romane en se tournant vers moi. Allez ma vieille, de toute façon tu ne pourra pas l’éviter longtemps.

En soupirant, je l’ai suivie jusqu’au salon. Taj sirotait un verre de vin tandis que Julien nous servait.

– Le monde est petit, a lancé Taj en m’adressant un sourire.

– Je ne te le fais pas dire. Désolée pour la porte.

– Bah, c’est pas grave.

   Notre conversation de la soirée s’est résumée à ces trois phrases. Le reste du temps, Julien et Romane se sont efforcés de discuter de choses et d’autres tout en s’intéressant à lui. Je me suis mise en pilote automatique. Lorsque la soirée s’est achevée et que Taj est parti dans sa chambre après nous avoir aidés à débarrasser, Julien s’est attelé à la vaisselle. Tandis que j’essuyais les assiettes, il m’a avoué ne pas trop voir de lien entre le garçon rencontré ce soir et le portrait que j’en avais dépeint jusque là.

– Tu ne le connais pas dans son milieu. Là il débarque, il s’est peut-être dit qu’il allait éviter d’entrer en conflit avec vous – puisqu’avec moi c’est déjà mort.

– Peut-être. En attendant, je pense que vous êtes partis sur de mauvaises bases.

– La faute à qui, à ton avis ? Je te jure, Julien, que si tu l’avais entendu parler à la troupe, tu aurais un avis différent.

– Mais Mathilde, il va habiter ici !

– Pas si je ne suis pas d’accord. Le principe c’est qu’on choisit ensemble, non ? Si un coloc ne convient pas, il dégage !

– Jusque là, rien ne prouve qu’il ne conviendra pas. Il a l’air sérieux, de bonne volonté, quand on lui a parlé du partage des tâches il a adhéré direct, très franchement je pense que ça peut être un bon élément ! Alors sois cool, prend sur toi pendant quelques jours, parle-lui entre quatre yeux et ne le juge pas trop vite. Si vraiment ça devient problématique, on en reparlera.

   Il avait raison. Bien sûr qu’il avait raison, même avec deux ans de moins que moi. C’était pour ça que j’aimais Julien. Droit, pragmatique, toujours calme, c’était un peu notre « jeune vieux sage ». J’ai baissé la tête. Il m’a enlacée chaleureusement:

– Tu vas gérer, Mathou, je te connais.

   Pour la forme, j’ai grogné, mais il avait gagné. Romane a débarqué à ce moment-là et, nous avisant, elle a hurlé « Câlin groupé ! » avant de se jeter sur nous. J’ai éclaté de rire. Je les aimais tellement, ces deux-là ! Taj n’avait qu’à bien se tenir. Tant que j’avais les gens que j’aimais avec moi, tout irait bien.

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***

   Je sens que Laetitia est sur le point de perdre patience. Avec Taj, ça fait cinq minutes qu’on s’engueule à propos d’une scène, et aucun de nous ne veut lâcher l’affaire. Comme deux gamins, on campe sur nos positions, hermétiques aux arguments de l’autre. Je l’affronte du regard, ce qui me permet de remarquer, pour la première fois, qu’il a de très beaux yeux. Verts. Enfin peu importe. Je prends une grande inspiration, je repense aux bonnes énergies de mon cours de chant du matin même et je laisse tomber :

– OK c’est bon. T’as gagné. Fais une chorégraphie aérienne sur « Fly me to the moon », tu te débrouilleras quand on se sera tous pété un bras ou une jambe.

– Je te dis que ce sera complètement secure, et je ne vais pas vous propulser à douze mètres du sol non plus !

   Je lève les mains en signe de reddition, sans un mot. Cela met un point final à notre « séance de création », comme Laetitia l’a noté sur le planning à l’entrée des studios. Taj me lance un regard indéchiffrable, avant de sortir prendre l’air. J’en aurais besoin moi aussi, mais je ne tiens pas à me retrouver en sa présence. Du coup, je me laisse tomber sur le canapé en poussant un râle libérateur. Laetitia s’affale à côté de moi.

– Je t’adore Mathilde, tu le sais. Mais si ça continue comme ça, je rends les armes. J’ai l’impression d’avoir trois gamins à gérer, et vous deux êtes autrement plus compliqués qu’Elias.

– Pardon, Laeti. Mais c’est épidermique, ça ne passe pas ! Et je ne te raconte pas l’ambiance à la coloc…

– Non, merci, ne me raconte pas, j’ai un assez bel aperçu ici.

   Sa mine déconfite me fait de la peine. La dernière chose que je souhaite, c’est que cette histoire entache notre amitié. Je sens monter un élan de colère vis à vis de Taj, mais je me contrôle. Je respire un coup.

– Je vais essayer d’améliorer les choses, mais je ne te promets rien. Il faut aussi qu’il y mette du sien, et j’ai l’impression qu’il trouve ça drôle.

– Parle-lui, me suggère Laetitia.

   Je hoche la tête. Tout en faisant du thé avec la vieille bouilloire en plastique bleu – tout est récup’, dans la cuisine d’Aix en Scène, des tasses dépareillées et ébréchées aux placards de travers en passant par les fourchettes tordues – je relance ma proposition de garder Elias un soir pour qu’elle puisse décompresser.

– Je t’admire, Laetitia. Je ne sais pas comment tu fais pour mener de front ta vie de maman, Aix en Scène, tes élèves…

– C’est très simple: je n’ai pas le choix. Si je ne bosse pas, mon fils ne mange pas, ne va pas à l’école, n’a pas de copains parce que malheureusement aujourd’hui les enfants se jugent mutuellement sur ce qu’ils possèdent. Je ne peux pas me dire, un jour, « tiens aujourd’hui je reste au lit ».

   Ses paroles me refroidissent. Je me sens soudain comme une enfant gâtée qui fait un caprice. Elle a embauché Taj parce qu’elle n’avait pas le choix. Elle avait tellement de choses à gérer qu’elle en a oublié de m’en parler. Et moi, je ne trouve rien de mieux à faire que me crêper le chignon avec celui qui est censé nous aider. Bravo, Mathilde, encore bien joué ! Mais comme Laetitia est quelqu’un d’exceptionnel, elle ne semble même pas m’en vouloir.

   La répétition avec la troupe se passe bien mieux que celle de la semaine précédente. Aujourd’hui, chacun passe sur un morceau qu’il travaille pour le spectacle. Après Denis et « Happy », Agnès et « Set fire to the rain », on change radicalement de registre avec Marie qui interprète « Le plus fort c’est mon père ». Elle a une voix particulière, totalement différente de celle de Lynda Lemay, mais ça colle vraiment bien à la chanson. Et elle a une charge émotionnelle assez phénoménale qui ferait pleurer un caillou… Du coin de l’oeil, j’aperçois l’émotion de Laetitia. La chanson la renvoie certainement à l’absence du père d’Elias. Moi même, je n’en mène pas large, mais pour des raisons différentes…

   Je ne parle plus à mon père depuis plusieurs années. Depuis que j’ai appris qu’il a trompé ma mère pendant deux ans et qu’en plus, il est parti vivre avec sa maîtresse. Il a quitté sa femme et trente ans de vie commune pour une paire de seins. Alors « comment t’as fait maman pour savoir que papa, beau temps et mauvais temps, il ne partirait pas… » etc, ce sont de belles paroles mais ça me donne plutôt envie de trucider mon père.

   A la fin de la chanson, Laetitia donne un ou deux conseils techniques à Marie, puis nous fait un petit bilan du calendrier des prochaines répétitions.Taj sera là un mercredi soir sur deux pour la chorégraphie. J’envie le reste de la troupe: ils le verront tous les quinze jours, moi c’est H24.

***

   Par chance, le week-end qui a suivi l’arrivée de Taj, j’ai travaillé à la boutique. Je n’ai jamais autant aimé les soldes, puisque ça m’a permis d’enchainer deux journées de dix heures et donc de passer tout ce temps hors de la coloc. D’après ce que m’ont dit Romane et Julien, Taj est assez facile à vivre. Je suis dubitative, mais l’idée de vérifier par moi-même me file des boutons… De toute façon, cette semaine, je suis de repos samedi (cadeau de ma responsable pour avoir bossé trois week-ends de suite) et je vais voir ma mère à Cassis. Depuis que mon père l’a quittée, maman alterne les phases de dépression sévère et les phases d’euphorie exacerbée. En ce moment, je crois que ça va plutôt bien. Elle m’a envoyé un message rempli de smileys hilares pour me signifier qu’elle était contente que je vienne… Je suis toujours un peu sur la réserve, quand je la vois. Je ne sais jamais trop quel sujet aborder ou non, et ça termine généralement en plateau-télé devant le divertissement du soir. Mais c’est devenu un rituel que j’aime bien finalement. On passe un moment sympa ensemble, même si on ne se parle pas beaucoup.

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   Quand j’arrive chez elle à dix heures samedi matin, elle est survoltée en m’ouvrant la porte. En survêtement fluo, un bandeau qui retient ses cheveux sur le front, elle me prend dans ses bras à me briser les côtes en m’expliquant qu’elle a commencé un nouveau programme de fitness qui la motive à fond. Effectivement, les meubles du petit salon sont poussés contre les murs au profit d’un tapis de gym, d’un énorme ballon, de petites haltères, et d’un gros élastique fuschia. Je me pose où je peux tandis que maman reprend son coaching vidéo. Je l’observe en souriant. Je préfère la voir comme ça que dans son lit avec une montagne de médicaments à prendre… Je dois avouer qu’elle a l’air de bien gérer le rythme de fou de la fille en vidéo ! Je la laisse finir sa séance et sors un moment sur le balcon. L’air de la mer m’emplit les poumons. On ne la voit pas d’ici, mais en quinze minutes à pieds on est à la plage de l’Arène. Il fait beau, je proposerais bien à maman une petite balade matinale…

Dix minutes plus tard, elle me rejoint, en sueur:

– Ça va, ma chérie ? Ouf, j’en peux plus ! Tu veux manger quoi, à midi ? Si tu veux on peut se prévoir un ciné ce soir. Sauf si tu pars tôt ? Ou un bowling si tu préfères. C’est toi qui choisis ! Alors, quoi de neuf ? Raconte un peu, je ne t’ai pas vue depuis les fêtes !

– Pour ça il faudrait que tu me laisses en placer une, je réplique en riant.

   Je lui fais un rapide résumé des dernières semaines sans oublier Taj, bien évidemment. Elle explose de rire quand je lui dis qu’en plus d’être mon collègue, il est aussi devenu mon colocataire. Pas vraiment la réaction attendue de la part d’une mère, mais de la part de la mienne ça ne me surprends pas.

– Tu sais, me dit-elle. Vu ce que tu décris, je suis sûre que vous allez finir ensemble. Le gars et la fille qui bossent ensemble et qui ne peuvent pas se voir en peinture, c’est le coup classique.

– Maman ! Il a vingt ans ! Quand je passais le bac, il entrait au collège !

– Tsssss, les différences d’âge, aujourd’hui, on s’en fout.

– Non mais c’est même pas la question, enfin ! Il aurait mon âge, ça ne changerait rien. Il est tellement prétentieux, méprisant, distant… Il n’essaye même pas d’avoir une relation cordiale avec moi.

– Et toi, tu essayes ?

   Là, elle marque un point. Il est vrai que je n’ai pas fait beaucoup d’efforts non plus vis à vis de lui. A la coloc, je prends soin de le croiser le moins possible. Mais en même temps, ça n’a pas l’air de le déranger non plus ! Quoiqu’il en soit, je ne suis pas venue ici pour me prendre la tête à son propos. Je change de sujet:

– Et sinon, tu vas toujours au club de poésie ?

   J’ai lancé maman sur son sujet de prédilection. Elle oublie aussitôt Taj.

   La journée passe à vitesse grand V. La promenade sur la plage me fait du bien, je vais même jusqu’à tremper les orteils dans l’eau. J’aime l’idée de pouvoir être au bord de la mer à n’importe quelle saison. La Provence est incroyable pour ça, que l’on aime la campagne, la mer ou la montagne, tout est possible.

   Le soir, on opte pour un petit restaurant sur le port de Cassis. Alors que nous venons de commander, je vois le regard de maman s’assombrir soudainement.

– Qu’est-ce que tu as ?

– Rien, rien. Enfin, ça me rappelle le premier restaurant que j’ai fait avec ton père.

– C’était ici ?

– Non. Mais ça y ressemblait.

– Maman, pense à autre chose. Tiens, tu me parlais de Guy, à ton club de poésie, il a l’air plutôt sympa non ?

   Mais c’est peine perdue. Maman repart dans ses souvenirs, dans ses douleurs. Elle mange du bout des lèvres, les yeux dans le vague. J’ai beau faire mon possible pour la ramener dans le moment présent, impossible. Je finis par terminer mon assiette en silence, en ruminant un cocktail de compassion, de tristesse et de colère. Je ne sais pas quoi faire pour aider ma mère. Je ne sais même pas si elle pourra tourner la page un jour. Ça fait cinq ans, et il n’y a pas d’évolution. Soit tout va bien, soit tout va mal, et elle ne semble pas considérer l’éventualité de refaire sa vie. Pourtant, elle n’a même pas encore soixante ans, voit des gens, rencontre des hommes qui, d’après ce que je comprends quand elle m’en parle, aimeraient la connaître mieux. Je ne sais pas si elle s’empêche de vivre pleinement en s’accrochant à l’espoir que mon père revienne vers elle, ou si elle ne veut pas prendre le risque de souffrir une fois de plus.

   La soirée s’est terminée quasiment tout de suite après le resto. Nous sommes rentrées, maman est allée se coucher. Allongée sur le canapé-lit, j’ai passé un moment les yeux grands ouverts, à penser à mille choses à la seconde. Je réfléchissais au spectacle, à Laetitia et sa situation, et même à Taj… Je me suis dit qu’il était peut-être temps d’arrêter de faire l’enfant.

   Dimanche, il est tôt quand je prends la route pour Aix. La campagne provençale s’éveille, il n’y a personne sur les routes. Sur l’A52, la Sainte-Victoire apparait, baignée dans les premiers rayons du soleil. Je connais bien la mini-montagne si souvent peinte par Cézanne, puisque rares sont les balades à côté de chez moi où l’on ne distingue pas sa forme triangulaire caractéristique. Mais je vois rarement la chaîne depuis le sud, où elle prend toute son importance, majestueuse, impériale, veillant sur Aix comme une mère protectrice. Sans trop savoir pourquoi, c’est à ce moment-la je décide de donner une chance à Taj.

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On se retrouve mercredi prochain à 18h pour l’épisode 3 d’Et Mistrals Gagnants.

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