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La Fête de la Musique s’apprête une nouvelle fois à envahir Aix !

Fête de la musique

Le 21 juin n’est pas férié. Il ne marque pas la mort ou la naissance d’un prophète mais, pour beaucoup d’entre-nous, c’est un jour qui frôle la spiritualité. Vous le sentez arriver, ce parfum mêlant transpiration, alcool et amplis grillés ? La Fête de la Musique est bientôt là. Hallelujah.

Le centre-ville clafi de monde, une ambiance musicale différente à chaque coin de rue, des artistes prépubères et des musiciens professionnels en voisins, des stands de bière tous les vingt mètres : un 21 juin à Aix-en-Provence. Peut-être le seul jour de l’année où Aix la bourgeoise revêt ses plus beaux habits populaires.

Enfants aux ballons d’hélium, adolescents qui prendront du retard sur leurs révisions, jeunes actifs qui arriveront en retard au travail, moins jeunes qui le regretteront pendant une semaine, retraités venus pour flâner… Non seulement la ville est complètement bondée — au pic d’affluence, on peut mettre vingt-cinq minutes pour se rendre de la Rotonde à la place Richelme — elle est surtout vivante, électrique.

S’ouvrir à toutes les musiques : mon expérience aixoise

J’ai expérimenté ma première Fête de la Musique en seconde pour acclamer le groupe d’un pote, guitariste de génie. Du Metallica sous les fenêtres de la mairie, un décalage toujours bienvenu. Cette effervescence créatrice, cette infinité d’instruments et de styles m’ont fasciné dès le départ. Le problème avec notre approche de la musique pendant l’adolescence, c’est notre propension à se cloisonner dans un genre et à complètement occulter les autres. Ce type d’évènement nous permet de tendre l’oreille sans effort, de toucher à la valeur organique du son. C’est un 21 juin que j’ai pour la première fois dansé sur de la techno, de la dub… Une soirée pour s’ouvrir complètement aux vibrations. Et si ça ne nous plait pas, quelques pas suffisent pour tenter autre chose.

Deluxe en apothéose

Mon souvenir le plus marquant restera peut-être la performance du groupe nourrit aux calissons : Deluxe. Les artistes à la moustache, actuellement en mode Stachetour, ont enflammé l’édition 2013. On sentait le plaisir de jouer pour leur ville, leur jeunesse, eux qui avaient commencé à se produire dans les rues d’Aix. Voilà toute la promesse de cette célébration : le plaisir de présenter à une audience ses compositions ou ses reprises pour certains, l’espoir de faire de leur passion leur métier pour d’autres. Et tout le monde s’y retrouve.

 

Une fête à la renommé internationale

La première Fête de la Musique est lancée en 1982 par le ministre de la culture de François Mitterand, Jack Lang, avec le concours de Christian Dupavillon, architecte-scénographe, et Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse au sein du ministère. L’initiative part à l’époque d’un constat simple : cinq millions de personnes, dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument alors que les manifestations musicales ne touchent qu’une infime part de la population. La suite, on la connaît. Un succès fulgurant.

“La Fête Européenne de la Musique”, charte ayant vocation à l’exportation de l’évènement, est signée en 1997 à Budapest. En 2016, plus de 120 pays participaient à la Fête de la Musique.

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Romain le curieux de culture
Romain le curieux de culture
Un musée, des photos, une scène ouverte... J'ai 27 ans et j'aime débusqué des trouvailles culturelles aixoises rien que pour vous ! (Arrivé dans l'équipe en juin 2017)
Il Court Mirabeau
snap