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L’Aix qui bouge #3 : Une nuit à la bibliothèque

Nuit de la lecture 2018

Le week-end dernier, j’ai décidé de passer un samedi soir un peu différent des autres. Cette fois, ni verre frais d’une bière juste servie, ni obscurité murmurante des salles de cinéma. La soirée sera entre copains, oui, mais à la cité du livre d’Aix-en-Provence. Nous voilà partis pour souffler la première bougie de la « Nuit de la lecture » !

Un programme alléchant

Alors que je me rends à la bibliothèque pour emprunter mon quota de romans et BD mensuels, j’aperçois dans les présentoirs un bien joli flyer. Le graphisme est léché, les couleurs sont attractives sans être tape-à-loeil, la présentation est soignée. Page de couverture, en gros : « NUIT DE LA LECTURE ». Sur les autres pages, un programme, détaillé en une dizaine d’activités. L’organisateur ? La Bibliothèque Méjanes. Quand ? Le Samedi 20 janvier 2018, à partir de 17 heures. Soit dans environ deux semaines. Légèrement intriguée, je range le dépliant dans mon sac, et poursuit mes pérégrinations.

Le programme - chargé - de cette deuxième édition !
Le programme – chargé – de cette deuxième édition !

Dans les deux semaines qui précèdent la Nuit de la lecture, j’apprends que le dispositif est national, et étendu dans la quasi-totalité des bibliothèques de France métropolitaine et d’Outre-mer. Il s’agit d’une grande fête du livre, pour faire découvrir de manière festive l’ensemble des collections papier et numérique des bibliothèques et librairies françaises. Dans l’après-midi et la soirée du 20 janvier, des centaines d’animations entièrement gratuites, pour un public de tout âge, seront proposées sur l’ensemble du territoire. Je n’en avais jamais entendu parler.

Après quelques recherches, je découvre que l’objectif principal de la Nuit de la lecture est de donner envie et possibilité, à tous, de fréquenter régulièrement les bibliothèques et librairies, lieux de culture de proximité. Pourquoi ? Parce que le gouvernement est convaincu, à juste titre selon moi, que les livres sont fondamentaux dans le développement de la pensée, du jugement, et des valeurs des citoyens français. Ainsi, la Nuit de la lecture vise à rendre le livre accessible, tout en lui redonnant ses lettres de noblesse, dans un société qui lit plus les publicités que les romans.

Pour l’édition 2018 de la Nuit de la lecture, le Ministère de la Culture souhaite faire venir les bibliothèques au plus près des publics dits « empêchés », qu’il s’agisse d’hopitaux ou de prisons. Il souhaite également mettre l’accent sur l’éducation artistique et culturelle, invitant les écoles, collèges et lycées à participer aux évènements organisés par les bibliothèques locales, et invitant ces dernières à multiplier les ateliers pluri-artistiques.

Une consigne bien respectée par notre chère Bibliothèque Méjanes, qui a mis les bouchées double en cette deuxième édition de la Nuit de la lecture. Ainsi, ce sont pas moins de neuf ateliers en tous genres qui sont proposés aux curieux.

 

 

Rétrospective d’une soirée unique

Après avoir bu un délicieux chocolat viennois en ville, dans une toute nouvelle adresse aixoise dont je vous parlerai plus amplement en février, je décide de me diriger vers la bibliothèque Méjanes. Selon le programme, et les vidéos postées sur les réseaux sociaux, les festivités de la Nuit de la lecture ont débuté il y a déjà deux heures. L’événement doit être lancé et vivant : cela me parait le bon moment pour m’y rendre.

Lorsque j’arrive devant les baies vitrées du hall, je suis légèrement surprise. La lumière est basse, je ne vois personne… Et puis, finalement si, un peu plus loin, quelques petits groupes discutent. Bon. Peut-être les autres curieux sont regroupés dans une des salles de la bibliothèque ? Je prends un nouveau dépliant, et me concerte avec mes amis. Que faire, maintenant ?

La bibliothèque est presque vide, seulement habitée de drôles d'oiseaux
La bibliothèque est presque vide, seulement habitée de drôles d’oiseaux.

19 heures 30 : Rien ?

Il est 19 heures 30. Nous avons raté le premier atelier d’écriture d’Haïkus. Le second sera à 21 heures, c’est noté. La performance de danse est prévue pour 22 heures. Les lectures et devinettes, si elles sont toujours en cours, sont réservées aux enfants entre 7 et 10 ans. La chasse au trésor semble avoir eu lieu à 19 heures seulement.  Les lectures en vrac et le speed booking seront tous deux à 20 heures 30. Soit dans une heure. Que faire en attendant ? Il ne reste que la Lecture en musique, commencée depuis déjà un bon quart d’heure. Pourquoi pas ?

Arrivée devant la porte de l’Espace Jules Isaac, j’aperçois, montés sur une petite scène, un homme, jouant d’un instrument qui m’est inconnu, et une femme, chantant. Toutes les chaises de l’assemblée sont prises. Les spectateurs arborent un air concentré. Par peur de déranger, et de ne pas comprendre de quoi il retourne puisque débarquant en plein milieu du spectacle, je n’ose entrer. Finalement, poussée par une employée de la bibliothèque, je me retrouve assise sur la moquette un peu rugueuse de la salle, non loin des artistes.

La lecture en musique a déjà débuté, la salle est pleine
La lecture en musique a débuté il y a peu, et la salle est pleine !

Et, effectivement, je ne comprends pas très bien ce qui se passe. Le dépliant m’informe que la chanteuse et lectrice se nomme Gisèle Abadia, et le musicien, aux cordes et percussions, Hervé Fouère. J’apprend également qu’il s’agit de textes sélectionnés dans Le serpent d’étoile, de Jean Giono. Je ne connais pas le conte, aussi décidai-je d’écouter plus attentivement.

« HOMME
Terre, terre, nous sommes là, nous sommes les chefs, nous »

Le texte est mystique, métaphysique. « Le poids véritable de l’aubergine » côtoie « le grand drame de la terre ». La voix et la musique, mêlés, dessinent dans l’Espace Jules Isaac ce qui est écrit et décrit par Giono. La jeunesse de la terre qui roule dans l’herbe envahit la moquette sous nos pieds. Les paniers en osier de charmeurs de serpents, disposés sur la scène et éclairés d’une chatoyant lumière dorée, nous portent aux recoins de l’Orient. Seul hic : la lumière crue, blanche, laissée au dessus des spectateurs. Difficile de quitter la salle de la bibliothèque pour plonger véritablement dans les paysages du Sud. Dommage.

Quand Aix-en-Provence reprend sa place dans la culture méditérranéenne
Quand Aix-en-Provence reprend sa place dans la culture méditerranéenne…

Rapidement, je m’aperçois qu’au-delà d’une lecture en musique, la lecture à laquelle j’assiste est entièrement théâtralisée. Les corps des deux artistes sont entièrement mobilisés. La joie de ce ne qui ne peut plus être seulement dit mène la lectrice au chant. La voix de la lectrice / chanteuse se fait tour à tour ronde et chaude, autoritaire et cinglante. Le sifflement suraigu de la flute laisse place au glissement délicat des violons orientaux, et au rythme sourd des percussions. C’est un voyage onirique, presque religieux, que nous entamons aux côtés d’Abadia et Fouère. Nous sommes dans le pays de Manosque, dans les grands prés du Dévoluy, écrit Jean Giono. Et nous sommes en même temps non loin du Sahara, chantent devant nous les deux artistes.

Mais quel est donc cet instrument ? A vos commentaires...
Mais quel est donc cet instrument ? A vos commentaires…

C’est subtil comme une fleur de safran, piquant comme un aïoli : en bref, une lecture en musique des plus surprenante et réussie !

 

20 heures : Que choisir ?

À la fin du chouette et inattendu spectacle, il nous reste encore une demi-heure à patienter avant les ateliers tant attendus de Lectures en vrac et de Speed Booking. Je pars donc à la découverte de Tale, toute jeune application sur les contes du monde entier. En entrant dans la salle, je découvre un mappemonde imprimée et étendue sur une table. Autour, des personnes de tous âges, crayons à la main. Ils dessinent des personnages d’histoires qui habitent leurs souvenirs. L’ambiance est bon enfant, tout le monde discute gaiement pour produire la carte des personnages la plus colorée et multi-culturelle possible.

Dans la pièce d’à côté, deux ordinateurs projettent en continu l’interface principale, réalisée sur Illustrator, ainsi que des visuels déjà dessinés par le Game Designer, sur Photoshop. Le tout est superbe, et donne vraiment envie d’utiliser l’application. Nous apprenons que Tale est en cours de développement au sein de The Camp, le tout nouveau campus entrepreneuriat et innovation aixois, ouvert en septembre 2017. Tale déploie les valeurs principales de The Camp : partage, multiculturalisme, complémentarité.

L’objectif principal de Tale est, donc, le partage de cultures par le biais de textes composant l’imaginaire collectif de différents pays. Les textes seront lus et contés par des bénévoles, et pourront être complétés au fur et à mesure par les utilisateurs.

Tale... un doux nom pour une application qui fait rêver
Tale… un doux nom pour une application qui fait rêver…

L’application tend également au gaming, avec un système de « pièces », des éléments symboliques de certaines histoires, obtenues à la fin de chaque écoute. Ces pièces sont ensuite à replacer dans les deux jours sur le pays correspondant. Cela parachève un deuxième objectif de Tale : l’interactivité.

Surfant sur le développement des nouvelles technologies, les concepteurs de Tale ont prévu de livrer leur application avec un système de projecteur holographique à monter soi-même. Ainsi, les petits et grands verront sortir de leur tablette un conteur, prêt à délivrer son histoire ancestrale. Une belle façon de faire revivre, à l’ère du numérique, les soirées auprès des troubadours.

Les visuels de Tale... qui donnent envie d'en savoir plus, n'est ce pas ?
Les visuels de Tale… qui donnent envie d’en savoir plus, n’est-ce pas ?

Après cette belle découverte, je décide de, moi aussi, participer à la mappemonde des dessins, et installe, confortablement assis non loin du Japon, un Tanuki. Cet animal mythologique japonais, métamorphe et admirablement illustré par le studio Ghibli, trouvera, j’en suis sûre, sa place parmi les renards à neuf queues et autres lampes de génie déjà dessinés.

 

20 heures 30 : le temps file à une vitesse…

M’apercevant qu’il est déjà 20 heures 30, je termine mon tour de l’application Tale, et pars à la recherche d’une bibliothécaire. Je recroise celle précédemment rencontrée devant l’Espace Jules Isaac. Elle m’indique joyeusement qu’il est encore possible de s’inscrire pour lire un extrait de son roman préféré à Lectures en vrac. Elle m’apprend également que toutes les collections de la bibliothèque sont ouvertes en cette nuit de la lecture. Elle m’invite, enfin, à participer au dispositif « Bibliothèque éphémère ». Petit meuble bibliothèque rouge situé dans l’entrée, il attend les coups de cœur des curieux venus passer ensemble la nuit de la lecture. Une seule règle pour déposer son coup de cœur, qu’il s’agisse d’un livre, d’un CD ou d’un DVD : accompagner son choix d’un petit formulaire, décrivant le document sélectionné en quatre mots… pas plus !

La bibliothèque éphémère, pimpante, attire les curieux
La bibliothèque éphémère, pimpante, attire les curieux.

Forte de ces indications, je me rends rapidement dans l’Espace arts, littérature et jeune public. L’espace est presque désert, totalement silencieux. Bien sûr, je ne trouve pas mon roman favori (la Porte des Enfers, de Laurent Gaudé). Je pars donc en quête des pièces de théâtre… Après tout, cela reste mes lectures principales, en bonne comédienne et metteur en scène amateur que je suis. Mais avec la réorganisation de la Méjanes… J’erre, j’erre, et je ne trouve plus le rayon Théâtre. Passée par hasard devant les bacs de CD, j’en profite pour attraper Delicate Sound of Thunder, le double album live des Pink Floyd. Pas forcément mon préféré, mais n’importe quel album des Pink Floyd mérite d’être écouté et découvert, si ce n’est déjà fait ! En le décrivant en quatre mots – assez aisément – j’aperçois – enfin – le rayon théâtre.

Ma sélection pour la bibliothèque éphémère, un classique
Ma sélection pour la bibliothèque éphémère, un classique.

Et… il n’y a qu’une seule œuvre de Wajdi Mouawad, mon auteur coup de cœur depuis bientôt une décennie. J’hésite, je feuillette Littoral, pièce qui m’a plus marquée par sa vulgarité que par son génie. Le temps de me décider, lisant à la volée quelques tirades de Cendres sur les mains, de Laurent Gaudé, je vois qu’il est 20 heures 59. Trop tard, donc. Mince.

 

21 heures : Et c’est la course avant les instants de fulgurance

Me voilà donc en train de marcher à grands pas dans les couloirs de la bibliothèque, à la recherche cette fois de l’atelier d’écriture nommé « Les Haïkus de la Nuit ! » Lorsque j’arrive enfin à l’atelier, une quinzaine de personnes sont déjà attablées. Avec mes amis, ce sont pas moins de vingt personnes qui se sont réunies pour écrire, côte à côte, des haïkus.

L’atelier est convivial et intergénérationnel, des grands-parents aux enfants d’école primaire. Annick Combier, auteur et animatrice d’atelier d’écriture depuis « un bon moment », comme elle se présente elle-même, souhaite faire découvrir et partager à chacun le plaisir de l’écriture du Haïku.

Le Haîku, rappelle notre animatrice, provient du Japon. Là-bas, contrairement à son application française, le Haïku est facilement improvisé et partagé. Annick Combier nous présente ensuite cette petite forme poétique : le Haïku est un texte contemplatif, parfois drôle, parfois surprenant, qui traduit un moment de saisissement. Au travers du Haïku, on cherche à donner à voir ce moment si particulier aux lecteurs. Le Haïku, pour notre animatrice est, en quelque sorte, l’écriture d’un instantané. À défaut d’être très sonore – à peine entendu, il est déjà fini, rit Annick Combier –, le Haïku est très visuel. Presque descriptif, il s’appuie généralement sur les saisons. « Même si, note Annick Combier, au 21ème siècle, le Haïku a prit ses libertés, et peut s’écrire hors saison ». Il faut alors qu’il transmette un fort sentiment.

 « Oh, une fleur tombée
Qui remonte à sa branche,
C’était un papillon ».

Le Haïku est une forme poétique fixe, avec des contraintes fortes : trois lignes formant au total 17 syllabes – encore une fois, pas une de plus –, sans rimes mais avec un rythme important. Pour Annick Combier, ces contraintes sont libératrices pour l’écriture… une valeur qui ne m’est pas inconnue puisqu’elle est portée par les enseignantes du Master Rédacteur Professionnel, duquel j’ai été étudiante. Annick Combier nous laisse avec ces indications et des exemples de Haïkus : il est temps pour nous de composer. Très vite, je comprends que le Haïku est un véritable gymnastique de l’esprit. Il faut déterminer ce qui est réellement marquant dans le moment de saisissement, déconstruire l’instant, oublier les mots de liaison composant une bonne partie de notre vocabulaire, compter le nombre de syllabes. À chacun sa technique ! Pour ma part, je commence par la chute du Haïku… tandis que d’autres s’inspirent des premières lignes de textes célèbres.

« Huit reflets au sol, nocturnes,
Puis, un grincement :
Le chat affamé. » Lise –

Après une bonne vingtaine de minutes à patauger dans nos souvenirs, l’animatrice nous invite à lire nos haïkus à haute voix. Très attentionnée, elle n’hésite pas à prendre la parole à la place des plus timides, à encourager les participants peu assurés, et remercier chacun pour le petit bout de dévoilement de soi effectué. L’exercice se révèle apaisant et valorisant. Et Annick Combier de conclure : le Haïku est un art de vivre au quotidien. De ce que j’entends, nombreux sont les participants qui repartent des idées plein la tête, et de folles envies de tenir des carnets de Haïku… Enfin, je ne l’entends pas longtemps parce que…

 

22 heures 15 : Vite, vite, le spectacle commence !

Eh oui ! Nous sommes déjà en retard pour le dernier atelier de cette Nuit de la lecture à la Méjanes. Suivant le – léger –  flot des visiteurs, je rejoins l’Espace Arts et littérature où, plus tôt dans la soirée, j’avais aperçu des danseurs en train de s’échauffer. Cette fois, je vais assister – depuis une chaise, ouf ! – à une performance artistique proposée par la Compagnie Grand Bal, et conçue par la chorégraphe Isabelle Magnin.

Au début, une musique. Plusieurs voix qui se chevauchent. Des bribes de phrases attrapées au passage : « danse, mon ami, danse avec la nuit ». Puis, une jeunes femme, accrochée à la rambarde de l’escalier faisant office de décor. La tristesse en sourire. Soudain, un jeune homme accourt. Ils amorcent une danse qui évoque le désir et la solitude, en toute sensualité. Ils déambulent entre les spectateurs, attendent, quand les voix de deux lectrices s’élèvent. Une femme est jeune, amusée, l’autre est plus âgée, émue. Parfois la parole s’affole, parfois elle n’est que murmure. Les deux danseurs résonnent des mots qui font écho sur les murs et étagères de la bibliothèque. Ils sont tendus, et tremblent. Ils incarnent la fragilité du silence de la nuit, des relations humaines, aussi. Ils questionnent le couple, l’Homme.

Les trois femmes, aériennes, presque un plan du film "Beauté Cachée", dans le sublime cadre de la Méjanes
Les trois femmes, aériennes, presque un plan du film « Beauté Cachée », dans le sublime cadre de la Méjanes.

Les musiques s’enchaînent, changeant de style au gré de l’instant, de la guitare folk à l’électronique expérimentale, en passant par le didgeridoo. La fin du spectacle se fait sentir. Les deux lectrices, sourire aux lèvres et regards pétillants, invitent les spectateurs à participer au spectacle. Comment ? En les prenant par la main, en venant les asseoir sur des chaises au milieu de « l’espace scénique ». En les faisant danser, échanger de place… Chacun trouve un endroit qui lui convient. Chacun sourit, rit. Le moment est délicat et dégage une bonne humeur et une bienveillance rares. Progressivement, tout rentre dans l’ordre, les spectateurs redeviennent public. Le danseur tourne, pirouette, virevolte au centre, avant de retomber, comme épuisé, comme avant la naissance.

Tout en efforts et délicatesse, un jeu avec l'environnement
Tout en efforts et délicatesse, un jeu avec l’environnement.

Et, contre toute attente, les lectrices passent au milieu de nous, des paniers à la main. Qu’en faire ? Il nous faut prendre un petit papier chacun. Le déplier, délicatement. Dedans, inscrit, un Haïku. A chacun de sortir son portable, et de l’envoyer à qui on le souhaite. Un joli moment de partage, la définition même du Haïku, entre celui qui, saisit par l’instant, écrit le texto, et celui qui le reçoit, sans aucun doute non moins saisi.

« Sous la Voie Lactée
Au cœur de la nuit
Ivre, un homme danse. » Santoka –

Un blabla se fait entendre, suivi d’applaudissement : oui, ceci est bien la fin du spectacle. Une belle découverte en tout cas.

 

23 heures : oh non… c’est déjà fini !

Ca y est, la deuxième édition de la Nuit de la lecture est terminée. Il ne nous reste plus qu’à ranger les contacts obtenus dans un coin du sac, les souvenirs dans un coin de la mémoire, et à rentrer…

Un seul regret persiste en tête : n’avoir pu faire tous les ateliers. La chasse au trésor, le speed booking, les lectures en vrac… Autant d’activités qui avaient attisé ma curiosité, et auxquelles j’aurai participé bien volontiers… si elles n’avaient pas été simultanées avec d’autres ateliers. Espérons que la prochaine édition sera un peu plus linéaire !

Partie remise, donc, pour la session 2019 !

 

Et, en attendant, un Haïku de notre cru :

« Ciel méditérrannée,
Soudain, anges soufflant d’ennui,
Ah, temps lunatique ! » Lise –

 

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Il Court Mirabeau